Le Kataru
La Première Brique

La Première Brique - Le Kataru - 12/12/2025
Détail du projet Le Kataru
Présentation
Le projet consiste en l'acquisition d'un terrain pour la promotion d'une résidence de 16 logements sociaux.
Le projet est entièrement pré-commercialisé auprès d'un bailleur social.
Type de bien
Le projet à venir sera constitué de 16 villas mitoyennes dont 8 villas de type T5 duplex en R+1 de 105 m² et 8 villas de type T4 duplex en R+1 de 92 m². Chaque villa disposera d'une place de stationnement intérieure couverte et d'une place de stationnement intérieure non couverte.
Pour aller plus loin
Le porteur de projet souhaite réaliser une nouvelle opération de promotion immobilière en Guyane, secteur de prédilection de ce professionnel local. La sortie du projet est encadrée par une réservation en bloc d'un bailleur social appartenant au Groupe CDC HABITAT.
Garanties
- Hypothèque de 1er rang
-
Caution personnelle : 926 400 € par le porteur de projet.
EVALUATION de La Première Brique ?
Ressources utiles
- Découvrir La Première Brique
- Classement de La Première Brique dans les meilleures plateformes
- Comparer La Première Brique aux autres plateformes
- Ticket minimum d'investissement sur La Première Brique
- Taux de défaut de La Première Brique
- Comment analyser un projet immobilier en pré-commercialisation ?
Investisseur sur plus de 2 600 projets / 570K€ / Via 35 plateformes
👍1500€ de bonus dispo ici
⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Ce qui suit est une analyse automatique à visée pédagogique, basée sur les documents fournis et sur quelques recherches publiques. Elle peut contenir des erreurs, être incomplète ou mal interpréter certains éléments.
Elle ne constitue pas un conseil en investissement ni une recommandation d’investir ou de ne pas investir.
Le financement participatif immobilier comporte des risques importants : perte totale ou partielle du capital, absence de liquidité, retards, défaillance du porteur de projet, du marché ou de la plateforme. Une analyse sérieuse doit être faite par un professionnel et complétée par vos propres recherches.
1. Synthèse rapide du projet
-
Nature de l’opération : promotion d’une résidence de 16 villas mitoyennes en logements sociaux (8 T4 duplex ~92 m², 8 T5 duplex ~105 m²) à Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane).
-
Surface habitable totale : ~1 930 m².
-
Montage : vente en bloc à un bailleur social d’envergure nationale, déjà réservé à 100 %, sans condition suspensive de financement.
-
Budget total de l’opération : ~4,85 M€ (foncier 12 %, travaux 77 %, honoraires/assurances/taxes ~11 %).
-
Chiffre d’affaires prévisionnel : ~5,36 M€ pour la vente en bloc.
-
Marge prévisionnelle : ~0,51 M€, soit ~10 % du chiffre d’affaires.
-
Financement :
-
dette participative : 772 k€ (~16 % du coût total),
-
apport du porteur / groupe : 212 k€ (~4 %), dont 100 k€ dès le début,
-
appels de fonds bailleur social : 3,87 M€ (~80 %).
-
-
Ratios communiqués :
-
LTA (emprunt / foncier) : 135 %,
-
LTC (emprunt / coût de revient) : 16 %,
-
LTV (emprunt / prix de vente) : 14 %.
-
-
Garanties :
-
hypothèque de premier rang sur le terrain et l’opération à Saint-Laurent-du-Maroni,
-
caution personnelle et solidaire du dirigeant à hauteur de 926 k€,
-
la plateforme estime la couverture de l’hypothèque à ~74 % du montant prêté.
-
-
Urbanisme : permis de construire obtenu le 20/01/2025 et purgé de recours.
-
Sortie théorique : remboursement in fine, avec une garantie financière d’achèvement qui intègre le remboursement du prêt à l’atteinte du stade « plancher bas rez-de-chaussée », visé au 2ᵉ trimestre 2026.
Points forts mis en avant (et appréciation)
-
100 % pré-commercialisé en bloc auprès d’un bailleur social majoritairement détenu par un grand groupe parapublic → réduit fortement le risque de commercialisation, mais concentre le risque sur un seul client.
-
Marché local : ville en forte croissance démographique (population x ~3 depuis 1999), avec forte demande en logements et besoins importants en logement social. Wikipédia+2Linternaute.com+2
-
Levée de fonds participative modeste par rapport au coût total (faible LTV/LTC).
-
Permis obtenu et purgé : risque administratif faible.
-
Garanties réelles (hypothèque 1er rang) + caution personnelle.
Points de vigilance importants
-
Marge assez limitée (10 % du CA) pour une opération de construction neuve en Guyane, où les risques de surcoûts travaux/logistique sont significatifs. Un stress test montre que une baisse de prix ou une hausse des coûts de 10 % suffisent à effacer la marge (détails plus bas).
-
Contingence travaux de seulement 5 % dans un contexte de forte volatilité des coûts matériaux et de complexité logistique Outre-mer.
-
Apport en fonds propres limité (4 % du coût total) au niveau du projet, même si une partie des risques est couverte par la caution personnelle.
-
Porteur de projet récent et peu capitalisé, avec un historique d’entreprises et de procédures collectives au nom du dirigeant dans d’autres structures, ce qui invite à la prudence.
-
Marché immobilier français globalement chahuté, avec volumes en baisse et ajustements de prix, même si les spécificités locales de la Guyane atténuent partiellement ce point. Le Monde.fr+1
-
Complexité technique et climatique d’un chantier en Guyane (conditions météo, approvisionnement, main-d’œuvre).
2. Le projet en détail
-
Localisation : avenue principale de Saint-Laurent-du-Maroni, en bordure de zone naturelle (crique Saint-Jean), à ~10 minutes du centre-ville.
-
Programme : 16 villas mitoyennes R+1, chacune avec 2 places de stationnement (1 couverte, 1 non couverte).
-
Client final : bailleur social unique, réservation globale sans condition suspensive de financement bancaire.
-
Terrain : compromis signé en novembre 2023, prix foncier 578,55 k€ soit 12 % du coût total — ce niveau de foncier est plutôt raisonnable pour une promotion neuve.
3. Analyse du marché local
3.1. Démographie & contexte
-
Saint-Laurent-du-Maroni est la 2ᵉ ville de Guyane, avec environ 51–56 000 habitants estimés en 2025, contre ~13 000 en 1999 : croissance démographique de l’ordre de +290 %. Wikipédia+2Linternaute.com+2
-
Population très jeune : plus de 40 % de moins de 15 ans, ce qui génère un besoin important et durable en logements. Ville de Saint-Laurent du Maroni
-
Les politiques publiques récentes prévoient la mise à disposition de terrains de l’État aux collectivités pour développer équipements et logements, ce qui confirme une dynamique de développement urbain. Wikipédia
On est donc sur un territoire en tension démographique, avec un déficit structurel de logements et, en particulier, une demande forte pour le logement social (présence de plusieurs bailleurs sociaux régionaux, procédures dédiées, etc.). Ville de Saint-Laurent du Maroni+3SIMKO+3Demande Logement Social+3
3.2. Prix de marché & positionnement du programme
-
Données nationales :
-
prix médian au m² à Saint-Laurent-du-Maroni autour de 2 600–2 850 €/m² pour les maisons, avec une baisse récente de ~6–7 % sur 1 an, mais une hausse d’environ 20–30 % sur 5 ans. Figaro Immobilier+1
-
par quartiers, on trouve des fourchettes de 2 400 à 3 600 €/m² pour les maisons selon PAP (quartiers proches du projet : Balate-Charbonnière, RN1-Les Sables Blancs, etc.). PAP - Particulier à Particulier
-
-
Le dossier projet indique un prix de vente moyen de 2 775 €/m² pour ces villas sociales, avec référence à un marché du logement libre ancien où la fourchette se situerait autour de 2 231 € (bas) à 3 422 €/m² (haut).
Lecture critique :
-
Le prix au m² visé se situe très proche du prix médian des maisons sur le marché libre, ce qui est cohérent avec un programme neuf bénéficiant d’une petite décote « sociale ».
-
Le positionnement prix ne semble pas agressif : le bailleur social paie un prix qui reste dans le marché local plutôt que largement en dessous. La marge du promoteur, elle, est relativement faible pour une construction neuve.
-
Le risque principal n’est donc pas tant de revente sur le marché libre (le bailleur est identifié) que la capacité à tenir le budget de construction dans cette enveloppe de prix.
3.3. Risque de vacance / liquidité
-
Le produit final étant détenu par un bailleur social, le risque de vacance locative ne concerne pas directement le projet, mais plutôt la performance du bailleur.
-
En revanche, pour l’investisseur, la liquidité de l’investissement est faible : obligation/contrat de prêt illiquide, revente difficile avant échéance, comme rappelé par la fiche réglementaire.
4. Montage financier & ratios
4.1. Structure de financement
-
Coût de revient total : 4 849 402 €.
-
Financement :
-
dette participative : 772 000 € (16 %),
-
fonds propres / quasi-fonds propres du groupe : 211 940 € (4 %),
-
appels de fonds bailleur social : 3 865 462 € (80 %).
-
Remarque : la dette bancaire classique semble absente (au profit des appels de fonds du bailleur), ce qui diminue le risque de subordination de la dette participative face à une banque, mais concentre le risque sur le respect du calendrier de décaissement du bailleur.
4.2. Marge & buffer de sécurité
-
Chiffre d’affaires prévisionnel : 5 361 994 €.
-
Coût total : 4 849 402 €.
-
Marge brute avant impôt : 512 592 € (~10 % du CA).
C’est une marge modeste pour :
-
une promotion neuve,
-
en Guyane (coûts logistiques élevés, météo, rareté d’entreprises qualifiées),
-
avec un aléa travaux limité à 5 % (environ 178 k€).
En pratique, cela signifie qu’une dérive relativement standard sur un chantier Outre-mer peut faire disparaître une partie importante de cette marge.
4.3. Ratios LTA / LTC / LTV
Les ratios communiqués sont :
-
LTA 135 % : le prêt participatif finance plus que le foncier seul.
-
LTC 16 % : le prêt participatif ne couvre que 16 % du coût de revient → levier global modéré.
-
LTV 14 % : dette participative modeste par rapport au prix de vente → en théorie, bonne couverture par la valeur finale.
En résumé :
-
Pour l’investisseur, le levier est plutôt rassurant (faible LTV/LTC).
-
Pour la viabilité du projet, le point sensible n’est pas tant l’endettement que la fragilité de la marge.
4.4. Situation financière du groupe porteur
Les états financiers fournis de la société de projet holding montrent :
-
Total bilan : 155 851 €.
-
Chiffre d’affaires : 145 000 €.
-
Résultat net : 44 746 €.
-
Capitaux propres : 45 746 €.
-
Dettes : 110 105 € (dont 100 000 € de dettes fournisseurs).
Commentaires :
-
Structure rentable sur l’exercice présenté, mais très faiblement capitalisée au regard de la taille du projet (4,85 M€).
-
La société support porteur / holding ressemble davantage à une structure de pilotage qu’à un groupe lourdement capitalisé.
-
L’essentiel du risque repose donc sur la capacité du projet lui-même à s’autofinancer, plus que sur un « gros groupe » pouvant recapitaliser facilement.
5. Stress tests simplifiés
Base :
-
CA : 5 361 994 €.
-
Coût : 4 849 402 €.
-
Marge de base : 512 592 €.
Scénario 1 – Baisse des prix de vente
-
–5 % sur les prix
-
Nouveau CA ≈ 5 093 894 €.
-
Marge ≈ 244 492 € (≈ 5 % du CA).
→ La marge est fortement réduite mais reste positive.
-
-
–10 % sur les prix
-
Nouveau CA ≈ 4 825 795 €.
-
Marge ≈ –23 600 € (perte).
-
👉 Une baisse de 10 % du prix de vente supprime la marge et fait passer l’opération en perte, ce qui rendrait très tendue la capacité à absorber des retards, pénalités, ou surcoûts non prévus.
Scénario 2 – Hausse des coûts de travaux
Si l’on applique +10 % sur les seuls travaux (3 747 369 €) :
-
Surcoût ≈ +374 737 €.
-
Nouveau coût total ≈ 5 224 139 €.
-
Marge ≈ 137 855 € (≈ 2,6 % du CA).
👉 Là encore, la marge est très fortement rognée.
Scénario 3 – Baisse des prix (–5 %) + hausse des travaux (+10 %)
-
Nouveau CA ≈ 5 093 894 €.
-
Nouveau coût ≈ 5 224 139 €.
-
Résultat ≈ –130 245 € (perte).
Conclusion des stress tests :
-
L’opération est extrêmement sensible aux variations de prix de vente et de coûts de travaux.
-
La combinaison d’une petite baisse de prix et d’une hausse modérée des coûts suffit à faire basculer le projet en perte.
-
Pour un investisseur, cela signifie que la capacité de remboursement reposera beaucoup sur la solidité contractuelle avec le bailleur social (prix verrouillé) et sur le contrôle strict des travaux.
6. Portage juridique, promoteur & historique
6.1. Structures juridiques
-
Le porteur utilise une holding récente (créée en 2023) et une SCCV dédiée au programme, immatriculée en 2024 avec un capital de 1 000 €.
-
Ce type de montage (SCCV par projet) est standard en promotion, mais implique qu’il n’y a pas ou très peu de fonds propres au niveau de la SCCV.
6.2. Historique du dirigeant
Les recherches publiques montrent : Pappers+2Pappers+2
-
Le dirigeant est impliqué dans plusieurs sociétés en Guyane, dans l’ingénierie du bâtiment, l’immobilier et d’autres secteurs.
-
Une ancienne société d’investissement portant son nom a été radiée en 2023.
-
Les bases de données indiquent l’existence de procédures collectives associées à la personne (deux procédures recensées), même si elles ne concernent pas spécifiquement le projet « Kataru ».
Lecture prudente :
-
Ce type d’historique n’interdit pas de lancer de nouveaux projets, mais il indique que le parcours de l’entrepreneur n’est pas parfaitement lisse.
-
En tant qu’investisseur, il est raisonnable de considérer que le risque de défaillance n’est pas purement théorique, même si la caution personnelle constitue un alignement d’intérêt.
6.3. Track-record en crowdfunding
-
Aucune série de projets de financement participatif clairement identifiés comme issus de ce même promoteur n’a été trouvée publiquement (en dehors de ce projet).
-
On peut donc considérer que le track-record en crowdfunding sur cette plateforme est limité ou peu documenté.
7. Urbanisme, technique & risques de chantier
7.1. Urbanisme
-
Permis de construire obtenu en janvier 2025, aujourd’hui purgé de tout recours : le risque administratif est faible.
7.2. Nature et complexité des travaux
-
Construction neuve de 16 villas mitoyennes R+1 avec de nombreux postes : gros œuvre, charpente, menuiseries, électricité, VRD, assainissement, espaces verts, etc. Le détail des lots figure sur le tableau de coûts de la page « Coût de revient » du dossier (gros œuvre ~893 k€, charpente/couverture ~402 k€, etc.).
-
Budget travaux : 3 747 369 €, soit environ 1 939 €/m², incluant 5 % d’aléas.
En Guyane, les chantiers de construction font face à :
-
Climat tropical humide (pluies abondantes, périodes défavorables au gros œuvre).
-
Approvisionnement en matériaux souvent importés, avec risques de retards logistiques.
-
Disponibilité limitée de certaines entreprises spécialisées, ce qui peut créer des tensions sur les prix.
Avec seulement 5 % d’aléas travaux, le projet a peu de marge de manœuvre si plusieurs postes dérapent simultanément.
7.3. Planning & durée
-
Le prêt participatif a une durée contractuelle maximale de 24 mois ; le plan prévisionnel vise un remboursement bien avant cette échéance, lors de l’atteinte du stade technique plancher bas rez-de-chaussée, au 2ᵉ trimestre 2026, via la garantie financière d’achèvement.
-
Les risques de dépassement de délai peuvent venir de :
-
retards de démarrage (négociation entreprises, mise en place de la GFA, etc.),
-
intempéries,
-
aléas de chantier,
-
retards ou modifications dans le calendrier de paiement du bailleur social.
-
Le fait de coupler la sortie à un jalon technique (stade plancher bas) plutôt qu’à la livraison complète limite la durée d’exposition, mais suppose que les conditions de la GFA et les appels de fonds soient bien respectés.
8. Commercialisation & risque d’exécution commerciale
-
Le programme est intégralement pré-commercialisé auprès d’un bailleur social, sans condition suspensive de financement.
-
Ce bailleur est majoritairement détenu par un grand groupe parapublic national spécialisé dans le logement, ce qui réduit le risque de solvabilité, mais n’élimine pas :
-
le risque de retard de paiement des appels de fonds,
-
le risque de litige ou renégociation en cas de dérive importante du chantier.
-
En revanche, le risque d’invendus ou de vacance est très faible, tant que le bailleur honore ses engagements contractuels.
9. Garanties & rang de remboursement
-
Hypothèque légale spéciale & conventionnelle de 1er rang sur le terrain et les constructions, pour garantir le prêt participatif.
-
Caution personnelle et solidaire du dirigeant à hauteur de 926 400 €.
-
La plateforme indique que la valeur hypothéquée couvre environ 74 % du montant prêté à un instant donné.
Points à garder à l’esprit :
-
Une hypothèque ne garantit pas le remboursement intégral : en cas de défaillance, la réalisation de l’actif peut :
-
prendre du temps (procédures, ventes judiciaires),
-
se faire avec une décote significative, surtout sur un actif en construction situé dans un marché local relativement étroit.
-
-
La caution personnelle n’est pleinement efficace que si le patrimoine du dirigeant est réellement significatif et disponible. Les informations publiques donnent peu de visibilité quantitative sur ce point, hormis l’existence de plusieurs sociétés et d’un historique entrepreneurial chargé. Pappers+2Annuaire Entreprises+2
En résumé : les garanties sont réelles et structurées, mais leur valeur économique en cas de scénario extrême reste incertaine, comme dans la plupart des montages de ce type.
10. Contexte plateforme & risque sectoriel
-
Le crowdfunding immobilier global en France a connu une forte croissance puis un début de correction, avec davantage de retard et de défauts ces dernières années ; la presse grand public souligne que certains épargnants découvrent réellement le risque de ce type de produits. Le Monde.fr+1
-
Des analyses indépendantes indiquent pour la plateforme concernée un taux de défaut significatif mais encore relativement contenu (quelques pourcents de projets en défaut prolongé ou en procédure), et une rentabilité moyenne historiquement élevée. Finance Héros
Pour l’investisseur, cela signifie que même sur une plateforme active et régulée, il faut accepter la possibilité de pertes sur certains projets, et diversifier fortement.
11. Grille d’évaluation (★ sur 5)
5★ = très favorable / risque faible – 1★ = très défavorable / risque élevé.
Ce n’est qu’une appréciation pédagogique, pas un score « officiel ».
| Critère | Appréciation | Commentaire |
|---|---|---|
| Qualité du marché local & demande | ★★★★☆ | Ville en forte croissance démographique, forte tension sur le logement, programme social adapté au contexte. Risque de vacance final faible. Wikipédia+2Linternaute.com+2 |
| Positionnement prix / m² | ★★★★☆ | Prix de vente cohérents avec le marché local des maisons (légèrement au-dessus du médian, mais pour du neuf et du social). |
| Solidité du montage financier (LTV/LTC, GFA) | ★★★☆☆ | Faible LTV/LTC et GFA incluant le remboursement du prêt, mais marge globale modeste et aléa travaux limité. |
| Marge & buffer de sécurité du projet | ★★☆☆☆ | Marge de 10 % du CA : sensible aux variations de coûts et de prix. Les stress tests montrent une forte vulnérabilité aux aléas. |
| Solidité financière & historique du porteur | ★★☆☆☆ | Société récente, peu capitalisée, et dirigeant avec historique de procédures collectives. Potentiel métier mais trajectoire pas totalement rassurante. |
| Complexité technique & risque chantier | ★★☆☆☆ | Construction neuve en Guyane avec enjeux climatiques et logistiques ; aléa travaux limité à 5 % pour un projet multi-lots. |
| Urbanisme & risques administratifs | ★★★★★ | Permis obtenu et purgé, pas de changement de destination complexe. |
| Commercialisation / risque d’exécution commerciale | ★★★★★ | 100 % pré-commercialisé en bloc à un bailleur social solide. Le risque principal devient le respect du contrat plutôt que la recherche de clients. |
| Qualité & effectivité des garanties | ★★★★☆ | Hypothèque de 1er rang + caution personnelle → structurellement solide, mais efficacité réelle dépendra de la valeur de revente et du patrimoine du garant. |
| Risque de durée / retard | ★★★☆☆ | Sortie prévue dès un jalon intermédiaire (plancher bas) avec GFA, mais contexte chantier Outre-mer augmente le risque de retard. |
12. Conclusion (à lire comme un mémo, pas comme une recommandation)
En résumé :
-
Le projet repose sur un besoin réel du territoire (logement social), dans une ville en croissance rapide.
-
La commercialisation est sécurisée via une vente en bloc à un bailleur social important, ce qui réduit le risque d’invendu.
-
Le levier financier est modéré : le montant du prêt participatif est faible par rapport au coût total et au chiffre d’affaires attendu.
-
Les garanties (hypothèque 1er rang + caution personnelle) sont un plus significatif par rapport à d’autres opérations de crowdfunding non garanties.
Mais en parallèle :
-
La marge de l’opération est relativement faible pour une promotion neuve en Guyane. Des variations raisonnables de prix ou de coûts suffisent à effacer cette marge, comme le montrent les stress tests.
-
Le porteur est récent, faiblement capitalisé, et le dirigeant présente un historique entrepreneurial avec des procédures collectives, ce qui appelle à une vigilance renforcée.
-
La complexité technique et logistique d’un chantier en Guyane (climat, approvisionnement, main-d’œuvre) constitue un risque opérationnel structurel, peu couvert par l’aléa travaux prévu (5 %).
-
Le risque de liquidité et de perte en capital demeure inhérent au crowdfunding immobilier : même avec de bonnes garanties, une défaillance lourde peut conduire à des pertes partielles ou totales et à des procédures longues.
Comment utiliser cette analyse ?
Si vous envisagez d’étudier ce projet plus en détail, quelques pistes :
-
Relire attentivement le budget travaux détaillé (page « Coût de revient ») et se demander si les postes sont réalistes au regard des prix moyens locaux.
-
Demander, si possible, des éléments complémentaires :
-
planning prévisionnel détaillé (jalons travaux, appels de fonds du bailleur),
-
références de chantiers déjà livrés par le même promoteur en Guyane,
-
détails de la garantie financière d’achèvement.
-
-
Vérifier votre propre allocation : ce type d’opération doit rester une petite part d’un patrimoine diversifié, en gardant en tête le risque de perte totale sur un projet isolé.
-
Comparer avec d’autres projets (autres localisations, autres promoteurs, niveaux de marge et de garanties) pour vous faire votre propre grille de lecture.
Encore une fois : cette analyse n’est qu’un outil pédagogique pour montrer la complexité de l’analyse d’un projet de crowdfunding immobilier. La décision finale doit venir de votre propre jugement, idéalement complété par l’avis d’un professionnel qualifié.
Je vois que tu t'intéresses à La Première Brique. N'hésite pas à rejoindre le forum N°1 du Crowdfunding. Tu pourras ainsi t'abonner aux différents sujets, et bénéficier gratuitement des outils d'évaluation. Investisseurs débutants ou confirmés sont les bienvenus : L'idée est vraiment d'être dans le partage d'expérience.