En cours Résidentiel BALI – ULU ORIGIN T2
Tokimo

Détail du projet En cours Résidentiel BALI – ULU ORIGIN T2
🏡 Actif : L’actif se compose de deux terrains cliff-front bénéficiant d’une vue panoramique sur Thomas Beach. Les parcelles affichent une superficie de 696 m² pour celle de gauche et 746 m² pour celle de droite, offrant un potentiel de développement premium.
🏗️ Stratégie : L’opération consiste à développer deux villas très haut de gamme, conçues avec de larges ouvertures pour maximiser la vue traversante sur l’océan. L’acquisition a été effectuée, des étdues complémentaires sont en cours, cette seconde collecte vient permettre de réaliser les travaux dans les prochaines semaines. Les actifs seront cédés une fois les constructions achevées, avec la possibilité de procéder à une vente sur plan si une opportunité favorable se présente.
Garanties
Nantissement des parts de la société
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⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette analyse est fournie à titre pédagogique et informatif. Elle peut comporter des erreurs, des omissions ou des interprétations imparfaites. Elle ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation de souscrire ou de ne pas souscrire. L’investissement en crowdfunding immobilier comporte un risque de perte en capital, d’illiquidité, de retard, voire de défaut. Une vraie due diligence doit idéalement être menée par un professionnel qualifié, avec accès aux pièces juridiques, techniques, comptables et locales complètes.
Vue d’ensemble
Le projet porte sur deux villas haut de gamme en falaise à Uluwatu, sur des parcelles d’environ 696 m² et 746 m², avec une stratégie de vente à l’issue de la construction, possiblement en off-plan dès le démarrage chantier. La durée cible affichée est de 20 mois. La sûreté annoncée est un nantissement des parts de la société française émettrice.
Sur le papier, le dossier coche plusieurs cases attractives : micro-localisation premium, rareté relative du foncier cliff-front, intégration dans un ensemble plus large, et produit architectural ambitieux. Mais en lecture investisseur, les faiblesses structurelles sont réelles : permis non obtenu, financement non totalement bouclé, ticket de fonds propres très faible, garantie limitée, risque pays/juridique, et exposition de change explicite.
1) Ce que dit le dossier, et ce que cela implique vraiment
Le financement demandé sert à la première phase de construction des deux villas. La FICI précise noir sur blanc que le financement des phases ultérieures n’est pas couvert par la présente levée et dépendra de levées complémentaires. C’est un point majeur : on n’est pas face à un plan de financement totalement sécurisé à ce stade.
Le dossier mentionne déjà une première collecte antérieure de 1 229 500 €, puis la présente collecte de 500 000 €. En parallèle, l’annexe financière fait apparaître un montant financé total d’environ 2,865 M€. En rapprochant ces chiffres, il manque encore un peu plus de 1,1 M€ de financement pour atteindre le schéma financier présenté dans l’annexe. C’est probablement le principal risque de structure du dossier.
Autre point très important : le porteur juridique français est une SPV créée en janvier 2026, avec 1 000 € de capital, 0 salarié, et aucun compte publié à date selon le registre consulté. Cela ne condamne pas le projet, mais cela signifie que la solidité intrinsèque de l’émetteur repose presque entièrement sur la réussite de l’opération, pas sur un bilan historique.
2) Marché local : emplacement fort, mais marché étroit et exigeant
Le point fort du dossier est clairement la micro-localisation. Uluwatu reste une zone attractive de Bali, soutenue par le tourisme international. Les statistiques officielles de Bali montrent 6,33 millions de visiteurs internationaux en 2024, soit un niveau au-dessus de l’avant-pandémie. Le cadre macro indonésien reste aussi plutôt résilient, avec une croissance autour de 5 % et une inflation projetée proche de 3 % selon les institutions internationales.
Cela dit, un bon emplacement ne suffit pas. Ici, on vise un segment très premium, sur un marché de revente plus étroit que le marché de location courte durée. Le dossier prévoit des villas d’environ 400 m² et 450 m² intérieurs, avec prestations haut de gamme, donc une clientèle restreinte et internationale.
Le marché local semble porteur, mais il faut distinguer deux choses :
d’un côté, la demande touristique à Bali ;
de l’autre, la profondeur du marché acquéreur pour des villas cliff-front de plusieurs millions d’euros.
Ce second marché est bien plus fin, plus sensible au cycle, et plus dépendant de la qualité réelle du produit fini, de la sécurité juridique et de la capacité commerciale du réseau local.
3) Cohérence des prix de sortie : plutôt crédible… mais dossier incohérent en interne
L’annexe financière affiche un chiffre d’affaires médian de 5,0 M€ et un scénario prudent à 4,5 M€. Rapporté à environ 850 m² intérieurs au total, cela donne un ordre de grandeur proche de 5 300 à 5 900 €/m² intérieur selon le scénario retenu, avant même de tenir compte du caractère cliff-front et des extérieurs. Ce niveau n’est pas absurde pour un produit haut de gamme très bien exécuté.
Mais il y a une incohérence documentaire importante : ailleurs dans le deck, il est écrit que des agents locaux auraient évoqué “autour de 4 000 000 d’euros par villa”, soit 8 M€ au total, ce qui ne colle pas du tout avec l’annexe financière médiane à 5 M€ pour les deux villas. Cette contradiction affaiblit la lisibilité du business plan commercial.
Mon avis :
- la cible de 5,0 M€ au total paraît beaucoup plus prudente et réaliste que le message commercial évoquant 4 M€ par villa ;
- le projet doit donc être jugé sur la base du scénario annexe, pas sur le discours marketing plus ambitieux.
4) Structure financière et ratios
L’annexe financière fait ressortir environ :
- 1,097 M€ d’acquisition,
- 1,424 M€ de capex,
- 3,404 M€ de prix de revient hors frais de vente,
- 5,0 M€ de chiffre d’affaires médian,
- 0,996 M€ de marge médiane après frais de vente, soit 29,27 % du prix de revient.
Cela donne une marge théorique correcte sur le papier, mais plusieurs éléments la rendent moins confortable qu’elle n’en a l’air :
Apport propre extrêmement faible.
Le dossier mentionne 15 000 € de fonds propres engagés. Rapporté à un prix de revient d’environ 3,404 M€, cela représente à peine 0,4 %. C’est très faible pour un développement international, en falaise, avec risque administratif et de change.
Effet de levier élevé à l’échelle du projet.
Si l’on prend le montant financé total de l’annexe (2,865 M€), on obtient un LTC d’environ 84 % sur le coût de revient hors commercialisation, et un LTV d’environ 57 % sur la valeur de sortie médiane de 5 M€. En scénario prudent (4,5 M€), le LTV remonte autour de 64 %. Ce n’est pas délirant pour un projet value-add, mais c’est assez tendu pour un projet à l’étranger sans hypothèque de premier rang.
Pas de dette bancaire clairement identifiée.
Les documents fournis ne décrivent pas de dette bancaire senior classique ; la logique semble être une succession de financements obligataires/crowdfunding. Cela peut simplifier le montage, mais cela transfère aussi davantage de risque sur les investisseurs obligataires, surtout si les tranches futures ne se placent pas.
5) Garanties : présentes, mais assez faibles en pratique
La garantie principale annoncée est un nantissement des parts de la société française. C’est mieux que rien, mais ce n’est pas une hypothèque inscrite directement sur un actif immobilier français. Ici, l’actif économique final est porté via une structure locale détenant des droits de lease / sublease en Indonésie. La chaîne de sûretés est donc plus complexe, plus indirecte, et potentiellement plus coûteuse à activer en cas de problème.
En pratique, cela veut dire :
- bonne visibilité théorique sur le contrôle du véhicule français,
- mais recouvrement potentiellement plus incertain sur l’actif économique local, surtout en cas de contentieux transfrontalier, blocage administratif ou litige local.
Je classe donc les garanties en “moyennes-faibles” pour un investisseur obligataire.
6) Juridique / administratif : le vrai point de vigilance
Le dossier met en avant une zone dite “pink”, favorable à certains développements résidentiels/touristiques, et mentionne un AMDAL en cours devant faciliter le PBG. Mais le permis de construire local n’est pas encore obtenu, et le dossier indique lui-même que le dépôt du PBG fait encore partie du processus.
C’est particulièrement important dans le contexte balinais récent : les autorités ont renforcé le discours contre la surconstruction, des projets illégaux ont été démolis en 2025 à Bingin pour des questions de permis/zoning, et le débat sur un moratoire ou des restrictions accrues sur certains développements touristiques dans le sud de Bali a bien existé. Même si le projet n’est pas forcément concerné, cela augmente objectivement le risque réglementaire local.
Mon point de vue :
tant que le PBG n’est pas obtenu, le risque administratif reste élevé, surtout pour un site cliff-front où les contraintes sont rarement banales.
7) Difficulté des travaux
Le projet n’est pas une simple villa standard sur terrain plat. Le dossier mentionne explicitement :
- contraintes techniques liées à un site cliff-front,
- études topographiques et de setback réalisées,
- construction assurée par des équipes déjà actives sur le site.
C’est positif qu’un opérateur local connaisse déjà le terrain. En revanche, le fait d’être en falaise implique souvent :
- soutènements et drainage plus sensibles,
- accès chantier moins simples,
- aléas météo plus pénalisants,
- coûts plus exposés aux imprévus techniques.
L’annexe prévoit bien une provision pour aléas de 10 % sur le capex, ce qui est sain. Mais sur ce type de site, 10 % n’est pas une garantie de confort absolu.
8) Pré-commercialisation : faible visibilité à ce stade
La stratégie commerciale repose sur une mise en vente off-plan dès le début du chantier, ce qui est cohérent localement. Mais dans les pièces fournies, je n’ai pas vu de :
- réservation signée,
- LOI ferme,
- promesse,
- dépôt acquéreur,
- mandat exclusif détaillé avec KPIs de commercialisation.
Autrement dit, la pré-commercialisation n’est pas démontrée ; elle est surtout projetée. Cela rend le risque de sortie très dépendant du bon déroulement du chantier, du bon timing marché et du réseau de commercialisation local.
9) Risque de change : un risque réel, pas un détail
Le projet est économiquement réalisé en roupies indonésiennes, alors que l’investissement est souscrit en euros. La documentation précise que la performance est calculée à change constant, et que le remboursement en euros dépendra du taux de change de référence appliqué à l’émission / maturité selon les modalités prévues. Ce risque est donc assumé par l’investisseur.
Au 21 avril 2026, la BCE indiquait environ 1 EUR = 20 154 IDR. Ce facteur peut jouer favorablement ou défavorablement ; il ajoute un aléa exogène qui n’existe pas sur un dossier purement eurozone.
10) Due diligence sur la structuration et le sponsor
Quelques observations ressortent de la revue externe :
Le véhicule français est très récent, peu capitalisé, sans historique comptable disponible, ce qui renforce le caractère “single project risk”.
Il existe aussi une incohérence documentaire entre la FICI et le registre sur la gouvernance du véhicule : la FICI décrit une détention directe par une personne physique, tandis que le registre mentionne la plateforme comme présidente. Les statuts consultés montrent bien un associé fondateur personne physique. Ce n’est pas forcément bloquant, mais cela mérite des explications claires avant investissement.
Côté plateforme, le statut PSFP est bien visible sur la liste blanche AMF, ce qui est un point de conformité rassurant sur le canal de distribution, sans pour autant réduire le risque économique propre au projet.
Stress test simple
À partir des chiffres de l’annexe, la marge médiane après frais de vente est d’environ 996 k€.
Lecture de sensibilité :
- Baisse de 10 % du prix de vente : marge encore positive, autour de 556 k€.
- Baisse de 15 % du prix de vente : marge réduite vers 336 k€.
- Baisse de 20 % du prix de vente : marge proche de 116 k€, donc coussin très faible.
- Hausse de 10 % des coûts : marge encore autour de 656 k€.
- Baisse de 10 % des ventes + hausse de 10 % des coûts : marge ramenée vers 216 k€.
- Baisse de 15 % des ventes + hausse de 10 % des coûts : marge quasi nulle / légèrement négative.
Conclusion du stress test :
la marge affichée est correcte en central, mais le projet ne possède pas un matelas gigantesque si plusieurs aléas se cumulent en même temps : retard administratif + dérapage chantier + sortie commerciale moins dynamique.
Notation synthétique
Localisation
★★★★☆
Micro-localisation objectivement attractive, rareté relative du cliff-front, marché touristique profond.
Marché / profondeur de sortie
★★★☆☆
Bonne dynamique locale, mais marché acquéreur premium étroit et documentation commerciale incohérente sur les valeurs de sortie.
Visibilité administrative
★★☆☆☆
Pink zone favorable en théorie, mais PBG non obtenu, AMDAL en cours, contexte balinais de contrôle plus strict.
Structure financière
★★☆☆☆
Marge centrale correcte, mais apport propre minime, besoin de financements complémentaires, SPV récente et peu capitalisée.
Garanties
★★☆☆☆
Nantissement des parts seulement ; sûreté indirecte, pas de vraie prise directe simple sur un actif immobilier local.
Exécution travaux
★★★☆☆
Compétence locale mise en avant et études préalables réalisées, mais la falaise reste une source d’aléas supérieure à une construction standard.
Points forts
Le dossier a un vrai actif différenciant : l’emplacement.
Le produit visé semble cohérent avec la zone.
Le scénario médian de l’annexe n’est pas extravagant.
Le projet bénéficie d’une logique d’intégration locale qui peut aider sur l’exécution.
Points d’attention majeurs
Le permis n’est pas sécurisé à date.
Le plan de financement n’est pas entièrement bouclé.
Les fonds propres du porteur sont très faibles.
La garantie est limitée.
Le risque de change est réel.
Le dossier présente des incohérences internes sur la valorisation de sortie et des points à clarifier sur la gouvernance du véhicule.
Conclusion
C’est un dossier séduisant visuellement et commercialement, avec un très bel emplacement, mais ce n’est pas un dossier simple. L’investisseur n’achète pas seulement deux villas à Bali : il prend aussi un pari sur l’obtention des autorisations, la capacité à lever encore des fonds, la maîtrise d’un chantier technique en falaise, la fluidité de la sortie commerciale haut de gamme, et la stabilité juridique/opérationnelle locale.
Avant toute décision, les questions prioritaires à creuser seraient :
- statut exact et calendrier du PBG ;
- détail du financement restant à sécuriser ;
- nature exacte de la chaîne de sûretés jusqu’à l’actif local ;
- justificatifs de pré-commercialisation ;
- explication des écarts de valorisation entre discours commercial et annexe financière
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