L'Exode
La Première Brique

Détail du projet L'Exode
Le projet porte sur l’acquisition d’une bastide provençale de 134 m² située à Nans-les-Pins, implantée sur un terrain plat et arboré de 2 500 m², avec garage et terrasses.
L’opération consiste en une rénovation complète du bien, incluant une montée en gamme des prestations et une amélioration de la performance énergétique, afin de repositionner l’actif sur le segment résidentiel haut de gamme.
À l’issue des travaux, le bien sera revendu, en s’appuyant sur la rareté du foncier, la qualité de l’environnement et le potentiel du terrain, notamment piscinable.
Garanties
- Hypothèque de 1er rang
-
Caution personnelle
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⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette analyse a une vocation pédagogique et d’aide à la lecture. Elle peut comporter des erreurs, des approximations ou des angles morts. Elle ne remplace pas une due diligence menée par un professionnel. Investir en crowdfunding immobilier comporte notamment un risque de perte en capital, de retard, de défaut et d’illiquidité. Il reste indispensable de faire vos propres vérifications avant toute décision.
Analyse du projet
1) Lecture rapide
Nature de l’opération
Achat d’une maison de 134 m² sur un terrain de 2 500 m² à Nans-les-Pins, rénovation complète, puis revente. Le coût total ressort à 487 930 €, pour un prix de revente visé de 575 000 € et une marge prévisionnelle affichée de 87 070 €, soit 15 %. Le crowdfunding finance 369 000 € et l’apport total annoncé du porteur est de 118 930 €, dont 82 951 € injectés au démarrage.
Mon avis synthétique
Le dossier a des atouts réels : actif simple à comprendre, localisation résidentielle recherchée, hypothèque de 1er rang, décaissement partiellement contrôlé par factures, et un porteur qui a déjà mené quelques opérations bénéficiaires. En revanche, je vois aussi plusieurs zones de vigilance importantes :
- la marge prévisionnelle n’est pas large pour une opération de rénovation/revente,
- le prix de sortie est plutôt haut au regard du marché local moyen,
- il n’y a aucune précommercialisation,
- la durée cible est courte alors que la durée contractuelle max est nettement plus longue,
- la surface de sécurité sur la caution et sur la solidité bilancielle du porteur reste moyenne.
2) Ce que finance réellement l’opération
Le bien est acquis 325 000 € hors frais, soit 332 442 € avec frais de notaire. Le budget travaux est de 87 203 €, avec un aléa intégré de 5 %. Les honoraires techniques représentent 3 250 €. Les “autres frais” atteignent 65 036 € et incluent les frais de plateforme ainsi que les intérêts budgétés sur la durée cible.
Point important
Le contrat précise que le montant collecté n’est pas intégralement décaissé immédiatement : une partie est retenue et le premier décaissement est de 283 000 €, le solde intervenant sur présentation de factures. C’est plutôt un bon point de contrôle du risque travaux et de l’usage des fonds.
3) Analyse du marché local
À Nans-les-Pins, les références web disponibles donnent des niveaux de prix de maisons assez dispersés selon les sources, avec des moyennes autour de 3 174 €/m² à 4 294 €/m² et des fourchettes hautes qui dépassent 5 000 €/m² sur certaines estimations.
Le prix de sortie visé par le dossier correspond à 4 291 €/m² pour 134 m². Cela place l’opération au-dessus de la moyenne communale, mais pas hors marché pour une maison rénovée avec grand terrain dans un environnement résidentiel recherché. Le point clé est donc moins la “possibilité” du prix que sa fluidité de revente.
Les annonces visibles actuellement montrent un marché actif, avec des maisons comparables ou proches proposées par exemple autour de 398 k€ pour 105 m², 460 k€ pour 96 m², 491 k€ pour 126 m² et jusqu’à 710 k€ pour 140 m² selon l’emplacement, l’état, le terrain et la présence d’une piscine. Cela confirme que 575 k€ est plausible, mais pas manifestement “prudent” : on est plutôt sur un positionnement moyen/haut de fourchette, qui suppose une rénovation réussie et une commercialisation bien menée.
Autre nuance : certaines sources font apparaître un marché communal encore peu profond et avec une représentativité limitée des indices. Cela veut dire que quelques ventes atypiques peuvent fortement influencer les références locales. Pour une revente, cela augmente le risque d’ajustement de prix si le bien arrive sur le marché à un moment moins porteur.
4) Cohérence du prix de vente visé
Ce qui va dans le bon sens
- Grande parcelle de 2 500 m², ce qui est valorisant localement.
- Typologie “maison individuelle avec terrain”, généralement plus liquide qu’un produit plus spécialisé.
- Rénovation complète prévue, avec amélioration énergétique et remise au goût du jour.
Ce qui me rend plus prudent
- Le dossier met en avant la possibilité d’une piscine, mais celle-ci n’est pas réalisée et la faisabilité doit être “rassurée” après acquisition par un certificat d’urbanisme et une déclaration préalable. Donc à ce stade, la piscine est plus un argument commercial potentiel qu’un élément acquis.
- Le prix visé est cohérent si le rendu final est très propre, sans surprise travaux, et si la commercialisation rencontre la bonne cible. Il me paraît défendable, mais pas particulièrement conservateur.
5) Travaux : niveau de difficulté réel
Le programme est une rénovation complète intérieure, avec électricité, plomberie, salle de bains, doublage/cloisons, sols, menuiseries, cuisine, climatisation, peintures et extérieurs. Le budget travaux est de 87 203 €, soit environ 651 €/m² sur la surface habitable, aléa compris.
Pour ce type de rénovation, je classerais la difficulté en intermédiaire :
- ce n’est pas un chantier ultra-simple de rafraîchissement,
- mais on n’est pas non plus sur une surélévation, un changement de destination ou un programme lourd avec forte dépendance permis.
Le vrai sujet n’est pas tant l’urbanisme principal du bien existant — le dossier indique qu’aucune autorisation n’est nécessaire pour l’actif existant — que la maîtrise du budget, la coordination des corps d’état et le risque de reprises imprévues sur une bâtisse ancienne.
Le budget intègre seulement 5 % d’aléas, soit 4 153 €. Pour une rénovation complète, ce coussin me paraît plutôt léger.
6) Structure financière et ratios
Les ratios communiqués sont :
- LTA 114 %
- LTC 76 %
- LTV 64 %
Lecture de ces ratios
- LTV 64 % : correct sur le papier ; si le prix de sortie est bien atteint, le levier reste modéré.
- LTC 76 % : niveau assez classique pour ce type d’opération.
- LTA 114 % : c’est le point qui attire l’attention. La dette participative dépasse la base “acquisition” car elle finance aussi des frais et une partie des travaux. Cela veut dire que la sécurité ne repose pas uniquement sur la valeur d’achat initiale.
La brochure mentionne d’ailleurs une couverture hypothécaire de 88 % du montant financé, qui passerait à 115 % avec le premier décaissement de 283 k€. Autrement dit, la sûreté réelle est plus confortable après le mécanisme de décaissement partiel que sur le nominal total levé.
Apport
L’apport total annoncé est de 118 930 €, soit environ 24 % du coût total, ce qui est positif. Mais le document précise que 82 951 € seulement sont injectés en début d’opération. Cela veut dire qu’une partie de l’effort financier du porteur n’est pas immobilisée dès l’origine.
7) Garanties
Les garanties prévues sont :
- hypothèque légale spéciale et conventionnelle de premier rang sans concurrence sur le bien financé,
- caution personnelle et solidaire,
- droit de consultation du compte bancaire du projet via open banking pendant la durée du financement.
Mon appréciation
L’hypothèque de 1er rang est un vrai point fort. Le suivi du compte bancaire dédié et le décaissement sur factures sont aussi des éléments rassurants sur la discipline d’exécution.
En revanche, la caution personnelle ne vaut que par la solvabilité réelle de la personne caution. Or la documentation transmise n’apporte pas de vision détaillée du patrimoine personnel mobilisable ; la brochure mentionne un engagement de 442 800 €, mais sans preuve jointe dans les documents fournis. Je la considère donc comme une garantie d’appoint, pas comme le cœur de la protection.
8) Durée et risque de dépassement
La communication commerciale mentionne une durée cible de 9 mois, avec un cadre contractuel de 6 à 22 mois. Le contrat fixe une échéance finale au 13 mars 2028, ce qui confirme que la borne haute est bien significative.
Pour une opération achat + rénovation complète + revente, 9 mois me paraît tendu si l’on intègre :
- acquisition définitive,
- consultation et planification des entreprises,
- exécution du chantier,
- finition,
- mise en vente,
- négociation,
- délai de signature notaire.
L’absence de précommercialisation renforce ce point : tout le risque de sortie est reporté en fin de chaîne.
Le contrat ajoute un garde-fou intéressant : en l’absence de compromis dans les 9 mois, une baisse significative du prix de vente d’au moins 10 % est prévue, sauf accord contraire de la plateforme. C’est sain sur le principe, mais cela montre aussi que le risque de dérapage temporel a été explicitement anticipé juridiquement.
9) Précommercialisation / exécution commerciale
Il n’y a pas de précommercialisation à date, ce qui est assumé dans la brochure. Sur ce type de produit, ce n’est pas anormal, mais cela laisse le projet entièrement exposé au marché au moment de la sortie.
Le risque commercial est donc réel :
- si le marché ralentit,
- si la maison n’atteint pas le niveau perçu attendu après travaux,
- ou si le prix doit être repositionné pour vendre vite.
C’est probablement le risque central du dossier, davantage encore que le risque urbanistique.
10) Solidité du porteur et historique
Les documents fournis indiquent un historique de deux opérations précédentes, toutes deux ressorties bénéficiaires, avec des marges brutes d’environ 44 k€ et 70 k€. C’est encourageant, mais cela reste un track-record court.
Côté société projet, les éléments internes fournis font apparaître des capitaux propres positifs et une dette modérée sur la dernière slide financière.
En parallèle, les données publiques Pappers montrent une société active, créée fin 2021, sans procédure collective, sans contentieux ni sanction visibles sur la fiche consultée ; les comptes publiés font toutefois apparaître une taille encore petite, avec un capital social de 5 000 € et des variations marquées selon les exercices.
Point de vigilance documentaire
Je note une incohérence de datation entre la slide “états financiers” fournie dans le pack investisseur et les comptes publics publiés. La slide montre des colonnes “31/12/2025” et “31/12/2024”, alors que les comptes publics consultables portent surtout sur 2024/2023. Cela ne veut pas dire qu’il y a un problème, mais cela mérite une vérification documentaire complémentaire avant investissement.
Je n’ai pas identifié, dans mes recherches web, d’historique clair d’autres opérations de crowdfunding déjà financées pour ce porteur au-delà du projet actuel ; en revanche, le dossier mentionne bien les deux opérations passées hors crowdfunding.
11) Stress test rapide
Base du dossier
- Chiffre d’affaires visé : 575 000 €
- Coût total : 487 930 €
- Marge prévisionnelle : 87 070 €
Si le prix de vente baisse
- -5 % sur le prix de sortie → vente à 546 250 € → marge résiduelle d’environ 58 320 €
- -10 % → vente à 517 500 € → marge résiduelle d’environ 29 570 €
- -15 % → vente à 488 750 € → marge résiduelle d’environ 820 €
Lecture : à -15 %, la marge est pratiquement effacée. Le dossier n’a donc pas une énorme capacité d’absorption d’une baisse de prix.
Si les travaux dérapent
- +10 % sur les travaux → surcoût d’environ 8 720 € → marge ≈ 78 350 €
- +20 % sur les travaux → surcoût d’environ 17 441 € → marge ≈ 69 629 €
Lecture : le projet absorbe mieux une dérive travaux modérée qu’une baisse sensible du prix de vente.
Si la durée glisse
Les “autres frais” intègrent frais de plateforme + intérêts budgétés sur la durée cible pour 65 036 €. En retranchant les frais de dossier contractuels, on retrouve un coût de portage mensuel implicite qui semble de l’ordre de 3,5 k€ par mois sur la cible budgétaire. C’est une estimation, mais elle montre qu’un retard de quelques mois grignote vite la marge, même sans baisse de prix.
12) Notation synthétique
Marché local / liquidité du produit
★★★☆☆
Produit vendable, mais marché local peu profond et prix de sortie plutôt haut.
Risque travaux
★★★☆☆
Complexité intermédiaire, mais aléa budgétaire un peu léger.
Structure financière
★★★☆☆
Apport correct et LTV convenable, mais LTA élevé et marge pas énorme.
Garanties
★★★☆☆
Hypothèque de 1er rang et contrôle de décaissement = bons points ; caution à relativiser.
Visibilité calendrier
★★☆☆☆
Durée cible ambitieuse, borne max longue, aucune précommercialisation.
Solidité / expérience du porteur
★★☆☆☆
Quelques références positives, mais historique encore court et taille bilancielle modeste.
13) Points forts
- Actif simple à comprendre : maison + terrain, sans montage complexe.
- Hypothèque de 1er rang et compte projet monitoré.
- Décaissement partiel sur factures, ce qui limite le risque de mauvaise utilisation des fonds.
- Typologie du bien relativement recherchée sur le secteur.
- Deux opérations passées bénéficiaires.
14) Points d’attention
- Marge prévisionnelle de 15 % : correcte, mais pas large pour un achat-rénovation-revente.
- Prix de sortie dans le haut de marché plus que véritablement prudent.
- Aucune précommercialisation.
- Absence de piscine, alors que l’argument de valorisation repose partiellement sur cette possibilité encore à confirmer.
- Durée cible tendue par rapport au déroulé réel d’une opération de ce type.
- Track-record limité et documentation financière à clarifier.
Conclusion
C’est un dossier que je classerais dans la catégorie compréhensible mais pas “tranquille”. La structure n’est pas mauvaise, les sûretés sont réelles, et le produit immobilier a du sens. En revanche, la réussite repose beaucoup sur une revente au bon prix dans un délai maîtrisé, avec une marge qui peut se comprimer assez vite si le marché oblige à négocier.
Pour aller plus loin, les vérifications les plus utiles seraient :
- une contre-expertise du prix de revente par comparables précis,
- le détail de la solvabilité de la caution,
- la clarification des comptes et de la trésorerie réellement mobilisable,
- le planning travaux détaillé,
- la stratégie de commercialisation si la vente ne part pas rapidement au prix visé.
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