DIEPPE LOMBARDERIE
Tokimo

Détail du projet DIEPPE LOMBARDERIE
L’opération consiste en une division de l’immeuble en 6 lots destinés à la revente. À ce jour, 4 des 6 lots sont déjà pré-commercialisés. Le projet s’inscrit dans le cadre du dispositif Denormandie, favorisant la rénovation de logements anciens, et ne nécessite aucune autorisation administrative particulière, hormis la création de la copropriété par un géomètre.
🏡 Actif : L’opération porte sur l’acquisition d’un immeuble de 202 m2 réparti sur trois niveaux (RDC, R+1 et R+2). Le bien est actuellement dans son état d’origine et nécessite une rénovation complète. L’acquisition est réalisée en monopropriété, avec pour objectif la division de l’immeuble en plusieurs lots destinés à la revente.
🏗️ Stratégie : L’opération consiste en une division de l’immeuble en 6 lots destinés à la revente. À ce jour, 4 des 6 lots sont déjà pré-commercialisés. Le projet s’inscrit dans le cadre du dispositif Denormandie, favorisant la rénovation de logements anciens, et ne nécessite aucune autorisation administrative particulière, hormis la création de la copropriété par un géomètre.
Garanties
- Hypothèque inscrite de premier rang sur l’actif
- Caution Personnelle Notariée du dirigeant
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⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette analyse est fournie à titre pédagogique et informatif. Elle peut comporter des erreurs, des omissions ou des interprétations imparfaites. Elle ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’investir ou de ne pas investir. Le crowdfunding immobilier comporte notamment des risques de perte en capital, d’illiquidité, de retard et de non-remboursement. Une analyse complète ne peut être menée sérieusement que par un professionnel disposant de l’ensemble des pièces juridiques, financières, notariales, commerciales et fiscales.
Vue d’ensemble
Le projet porte sur l’acquisition d’un immeuble d’environ 202 m², avec une stratégie de division en 6 lots puis revente à l’unité. Le montage repose sur une opération courte de marchand de biens, avec création de copropriété mais sans transformation lourde annoncée par le porteur ; les travaux de rénovation seraient ensuite majoritairement supportés par les acquéreurs finaux dans une logique fiscale de rénovation de l’ancien. La documentation mentionne une hypothèque de 1er rang sur l’actif et une caution personnelle notariée du dirigeant.
Mon impression d’ensemble : le dossier présente une thèse simple et lisible — acheter un immeuble ancien, le diviser, le revendre vite — ce qui est généralement préférable à un projet dépendant d’un permis, d’un chantier lourd ou d’une promotion complexe. En revanche, le dossier reste très sensible à la vitesse d’exécution commerciale, à la qualité réelle des pré-réservations, et à la solidité opérationnelle du porteur, car la société projet offre peu de transparence financière publique.
Ce que le dossier montre bien
L’opération est située dans un secteur central de Dieppe, proche du centre-ville et du littoral selon la brochure. Dieppe bénéficie d’un cadre urbain attractif, d’une desserte ferroviaire vers Paris, et la ville poursuit une logique de revitalisation du centre via Action Cœur de Ville ; le territoire affiche aussi des besoins de réhabilitation du parc ancien dans son PLH 2025-2030.
Le point fort principal est la simplicité théorique du montage : pas de gros programme neuf, pas de dépendance affichée à un permis de construire, pas de chantier lourd porté par l’opérateur. Cela réduit le risque “travaux” classique, mais ne l’annule pas totalement, car il reste la mise en copropriété, les diagnostics, la conformité documentaire des lots et l’exécution notariale des ventes. Les photos montrent en outre un état très hétérogène des surfaces, avec certaines parties nettement dégradées, ce qui rend la perception des acquéreurs finaux plus incertaine selon les lots.
Autre point positif : la documentation indique une pré-commercialisation avancée, avec 3 promesses et 1 offre, soit 4 lots sur 6 et environ 71,4 % du chiffre d’affaires prévisionnel. C’est un élément rassurant en apparence, car il réduit le risque de sortie totale “à vide”. Mais ce confort doit être nuancé : une offre n’a pas la même valeur qu’une promesse, et la documentation contient d’ailleurs une petite incohérence entre les pages qui parlent tantôt de 3/6 lots, tantôt de 4/6 lots précommercialisés.
Marché local : plutôt porteur, mais pas sans frottements
À Dieppe, les références de marché en ligne donnent un prix moyen de vente des appartements autour de 2 185 à 2 240 €/m² à l’échelle de la ville, et autour de 2 163 €/m² dans le quartier centre-ville selon SeLoger. Les loyers ressortent autour de 12,2 €/m² pour les appartements.
Le business plan du projet vise un prix moyen de sortie d’environ 1 676 €/m² sur l’ensemble de l’actif. Pris globalement, ce niveau n’apparaît pas agressif par rapport aux moyennes du centre-ville. C’est plutôt un point favorable. En revanche, la lecture lot par lot montre des écarts : certains lots sont affichés bien en dessous du marché, d’autres sensiblement au-dessus, avec un lot dépassant 2 600 €/m². Cela signifie que la réussite ne dépend pas seulement d’un prix moyen “raisonnable”, mais aussi de la capacité à vendre les lots les plus ambitieux à une clientèle sensible au mécanisme fiscal et acceptant un bien à rénover.
Côté contexte territorial, il faut garder en tête deux signaux moins favorables. D’une part, le bassin de vie de Dieppe a connu une légère baisse de population entre 2016 et 2022. D’autre part, la commune affichait 13,8 % de logements vacants en 2020 selon l’Insee, ce qui rappelle qu’on est sur un marché qui a besoin de réhabilitation et où tous les produits ne se vendent pas au même rythme. Cela ne condamne pas l’opération, mais cela invite à rester sélectif sur la profondeur de la demande.
Analyse financière : correcte, mais pas très épaisse
Le dossier affiche environ 220,6 k€ d’acquisition, 9,6 k€ d’honoraires techniques, 45,5 k€ de frais financiers, soit un coût total de revient d’environ 275,8 k€ pour un chiffre d’affaires prévisionnel d’environ 338,8 k€. La marge ressort donc à environ 63,1 k€, soit 18,6 % du chiffre d’affaires. Les ratios communiqués indiquent LTV 66 % et LTC 81 %.
Ces ratios ne sont pas mauvais pour une opération courte sans gros travaux, mais la marge de sécurité n’est pas énorme. À ce niveau, quelques décalages commerciaux ou une renégociation de prix sur les deux derniers lots peuvent rogner rapidement le coussin de sécurité. Le projet ne me paraît pas “sur-financé”, mais il ne me paraît pas non plus disposer d’un buffer très large.
Point important : il existe une incohérence documentaire sur les fonds propres. La FICI indique 35 k€, tandis que la brochure financière affiche 52,8 k€ d’apport, soit environ 19,1 % des ressources. Cette divergence mérite d’être éclaircie avant toute décision, car le niveau réel d’argent à risque du porteur change la lecture du dossier.
Stress test rapide
À partir des chiffres du dossier, on peut faire un test simple.
Si les prix de vente baissent de 5 %, la marge théorique reste autour de 46 k€.
Si les prix baissent de 10 %, la marge tombe autour de 29 k€.
Si les prix baissent de 15 %, il ne reste plus qu’environ 12 k€.
Le point mort se situe vers -18,6 % sur le chiffre d’affaires, toutes choses égales par ailleurs.
Si les coûts totaux augmentent de 10 %, la marge tomberait autour de 35,5 k€.
En combinant -10 % sur les ventes et +10 % sur les coûts, le projet reste théoriquement à peine positif sur le papier, mais avec un coussin devenu très mince, donc fragile au moindre retard, imprévu notarial, vacance commerciale ou frais additionnels non budgétés.
Lecture pratique : le dossier supporte un petit dérapage, pas un vrai accident.
Pré-commercialisation : bon signal, mais à regarder de près
Le dossier affirme que la pré-commercialisation couvre déjà le remboursement de la dette et son coût financier prévu au montage. C’est crédible sur le papier, car 71,4 % du chiffre d’affaires représente un montant proche du besoin total de remboursement. Mais cela signifie aussi que la couverture est assez juste, pas surabondante. Et surtout, elle repose partiellement sur une offre, qui n’offre pas la même sécurité juridique qu’une promesse signée.
Le vrai sujet n’est donc pas seulement “combien de lots sont réservés”, mais quelle est la qualité exacte de chaque engagement, avec dates de signature, conditions suspensives, financement acquéreur, et calendrier notarial.
Risque opérationnel et administratif
Le dossier présente le projet comme ne nécessitant aucune autorisation administrative particulière, hors création de copropriété par géomètre. C’est un vrai plus si c’est exact. Néanmoins, même sans permis, une division d’immeuble ancien en centre-ville n’est jamais totalement “automatique” : règlement de copropriété, tantièmes, diagnostics, état descriptif de division, conformité des surfaces, servitudes, et qualité des lots sont déterminants pour la fluidité des ventes.
Par ailleurs, Dieppe mène plusieurs politiques de requalification du centre ancien et de l’habitat ; cela soutient l’intérêt pour la rénovation, mais rappelle aussi que le parc ancien local peut être techniquement et réglementairement exigeant. Je n’ai pas trouvé dans les éléments fournis la preuve qu’un point complet a été produit sur d’éventuelles contraintes patrimoniales précises à l’adresse. Ce n’est pas forcément un problème, mais c’est un point de vérification utile.
Solidité du porteur : quelques signaux corrects, mais transparence limitée
Les recherches publiques montrent que la société projet est immatriculée depuis 2020, avec un capital social très faible, des comptes déposés sous régime de confidentialité, et aucune procédure collective, aucun contentieux, aucune sanction visibles sur la fiche consultée. C’est mieux que l’inverse, mais cela ne permet pas de conclure à une forte solidité financière, faute de comptes lisibles et détaillés.
En clair : je ne vois pas, dans les données publiques consultées, d’alerte rouge immédiate de type procédure collective ou sanction. En revanche, la capacité financière intrinsèque du porteur reste difficile à apprécier, ce qui augmente l’importance des sûretés réelles sur l’actif et du suivi commercial très rapproché.
Garanties : utiles, mais à ne pas surestimer
L’hypothèque de 1er rang est la garantie la plus solide du dossier. En théorie, elle améliore la position des obligataires en cas de défaut. La caution personnelle notariée va dans le bon sens, mais sa valeur réelle dépendra toujours du patrimoine mobilisable de la personne caution, information qui n’est pas documentée ici.
Autrement dit : les garanties sont bonnes sur le papier, mais le recouvrement réel en cas de problème dépendra toujours du temps de réalisation, du prix de revente forcée et, pour la caution, de la solvabilité effective de la caution.
Ce que je retiens en points forts
★★★★★ Simplicité du projet
Pas de gros chantier porté par l’opérateur, pas de permis mis en avant, stratégie lisible de division puis revente.
★★★★☆ Niveau de prix visé globalement cohérent
Le prix moyen de sortie reste sous les moyennes visibles du centre-ville, ce qui donne une certaine marge commerciale.
★★★★☆ Garanties structurées
Hypothèque de 1er rang + caution personnelle notariée.
★★★☆☆ Pré-commercialisation avancée
C’est positif, mais la qualité juridique des engagements est hétérogène et la couverture paraît juste plutôt que confortable.
Ce qui m’inquiète le plus
★★☆☆☆ Marge de sécurité limitée
Le projet encaisse mal une vraie baisse de prix ou un allongement significatif du calendrier.
★★☆☆☆ Incohérences documentaires
Écart sur le montant des fonds propres et sur le nombre exact de lots précommercialisés selon les pages.
★★☆☆☆ Dépendance à un segment d’acheteurs précis
La sortie semble fortement orientée vers des acquéreurs sensibles à la fiscalité de rénovation, ce qui peut réduire la profondeur de marché si le contexte se tend.
★★☆☆☆ Visibilité limitée sur la surface financière du porteur
Pas d’alerte publique majeure détectée, mais pas non plus de vraie transparence comptable exploitable.
Note synthétique du projet
Localisation / profondeur de marché : ★★★☆☆
Lisibilité du montage : ★★★★☆
Robustesse financière : ★★☆☆☆
Qualité des garanties : ★★★★☆
Risque d’exécution commerciale : ★★☆☆☆
Transparence du porteur : ★★☆☆☆
Appréciation globale : ★★★☆☆ avec biais prudent
Conclusion
Le dossier présente une opération compréhensible, relativement simple et correctement sécurisée sur le papier, avec un prix moyen de sortie plutôt cohérent vis-à-vis du marché local. C’est le bon côté du projet.
Le revers, c’est que la marge n’est pas très large, que la pré-commercialisation doit être qualifiée finement, et que la lecture de la solidité du porteur reste incomplète faute de comptes détaillés publiquement accessibles. J’ajoute que les incohérences entre documents sur les fonds propres et la pré-commercialisation méritent une clarification avant toute analyse définitive.
En synthèse, je classerais ce projet dans la catégorie des opérations potentiellement intéressantes mais à coussin de sécurité modéré, où la réussite dépend surtout de la discipline commerciale, de la rapidité notariale et de la réalité juridique des ventes déjà engagées.
A S
France
Emprunteur depuis : 2026-02-21
Cet emprunteur a moins d'1 an



