Les suites du Louvre
Raizers

Détail du projet Les suites du Louvre
Raizers est sollicité pour refinancer le fonds de commerce d’une résidence déjà en exploitation d’une valeur de 1 500 000 € afin de dégager de la trésorerie qui sera affectée aux travaux permettant l’aménagement de nouvelles résidences dont les opportunités sont à l’étude. Le montant de la collecte est de 800 000 € sur une durée de 5 ans. L’emprunt sera amorti mensuellement à hauteur de 15 385 € dès le 9ème mois (février 2027).
Garanties
- Nantissement notarié du fonds de commerce composée de neuf suites en exploitation
- Garantie à Première demande notariée de la société travaux
- Caution personnelle notariée de l’opérateur
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⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette analyse est générée par IA à partir du dossier commercial, des comptes transmis et de recherches complémentaires. Elle peut comporter des erreurs, omissions ou interprétations imparfaites. Elle ne constitue pas un conseil en investissement. Le crowdfunding immobilier ou hôtelier comporte des risques importants : perte partielle ou totale du capital, illiquidité, retard, défaut, risque juridique et dépendance à l’exécution opérationnelle. Cette analyse a une vocation pédagogique afin d’illustrer la complexité d’un dossier ; une décision ne devrait être prise qu’après vérifications indépendantes et, idéalement, avis d’un professionnel.
Analyse du projet — financement d’un fonds de commerce hôtelier à Paris centre
1. Synthèse rapide
| Élément | Lecture investisseur |
|---|---|
| Nature réelle du financement | Refinancement d’un fonds de commerce hôtelier déjà exploité, avec trésorerie destinée au développement d’autres résidences. Ce n’est donc pas un financement directement adossé à un immeuble en pleine propriété. |
| Actif support | Résidence de 9 suites en exploitation dans Paris 2e, secteur central et touristique. |
| Garantie principale | Nantissement du fonds de commerce, complété par une garantie d’une société liée et une caution personnelle plafonnée. |
| Point positif majeur | L’actif existe déjà, génère du chiffre d’affaires, et dispose d’un historique d’exploitation. |
| Point de vigilance majeur | La valeur de la garantie dépend fortement de la rentabilité future du fonds de commerce, de la continuité des baux, des autorisations, et de la capacité à revendre un fonds hôtelier spécialisé. |
| Profil de risque estimé | Intermédiaire à élevé, principalement à cause du levier financier, du modèle en baux commerciaux, du refinancement utilisé pour développer d’autres sites, et de la valeur de garantie moins “dure” qu’une hypothèque immobilière. |
2. Ce qui est réellement financé
Le dossier présente une collecte de 800 k€ sur 60 mois, avec amortissement mensuel du capital à partir du 9e mois pour environ 15,4 k€ par mois. Les fonds ne financent pas directement l’acquisition d’un immeuble : ils refinancent un fonds de commerce hôtelier existant, afin de dégager de la trésorerie pour aménager de nouvelles résidences encore à l’étude ou en développement.
C’est un point structurant : l’investisseur n’est pas principalement exposé à une opération de promotion classique avec revente de lots, mais à une activité d’exploitation hôtelière, avec ses risques propres : occupation, prix moyen, saisonnalité, réglementation, avis clients, dépendance aux plateformes de réservation, qualité de service et charges d’exploitation.
3. Localisation et marché
Localisation
L’actif support est situé dans Paris 2e, quartier Sentier / centre de Paris, à proximité de transports, commerces, pôles touristiques et zones business. Le dossier indique une résidence de 9 suites, déjà exploitée, avec un chiffre d’affaires 2025 supérieur à 1 M€ et une prévision 2026 légèrement supérieure.
La localisation est un vrai point fort : le centre de Paris bénéficie d’une profondeur de demande touristique et professionnelle que peu de marchés français peuvent offrir. En revanche, cette localisation implique aussi une forte concurrence, une exigence élevée des clients, et une exposition importante à la réglementation parisienne des hébergements touristiques.
Marché hôtelier parisien
Le marché hôtelier francilien a été très porteur en 2025 : les statistiques publiques indiquent une occupation annuelle moyenne des hôtels franciliens de 72,9 % en 2025, avec plusieurs mois au-dessus de 76 % et un pic supérieur à 83 % en juin. Le marché intra-muros ressort encore plus solide selon les données de marché disponibles : Paris intra-muros aurait atteint une occupation d’environ 80,7 %, avec un RevPAR en progression par rapport à 2024.
Le dossier indique pour la résidence support une occupation de 83 %, un prix moyen par nuitée de 409 € et un RevPAR de 341 €, ce qui est supérieur aux indicateurs moyens du marché parisien publiés par les sources sectorielles. C’est positif, mais cela signifie aussi que les hypothèses reposent sur une surperformance : en cas de normalisation du marché, baisse de la clientèle internationale ou pression concurrentielle, la marge peut se réduire rapidement.
Marché des bureaux : opportunité mais aussi signal de transformation
Le modèle consiste à prendre à bail des surfaces de bureaux ou locaux tertiaires, les rénover, puis les exploiter en suites hôtelières. Le ralentissement du marché des bureaux peut créer des opportunités de loyers négociés. En 2025, l’offre immédiate en Île-de-France a atteint un niveau élevé, avec un niveau de vacance francilien de 11,2 % selon un conseil immobilier international. Dans Paris QCA, l’offre disponible a fortement augmenté en 2025, avec un niveau de vacance autour de 5,5 % fin 2025 selon une autre étude de marché.
Ce contexte peut aider l’opérateur à sourcer des surfaces atypiques. Mais il faut vérifier que les loyers obtenus restent soutenables sur toute la durée du bail, notamment avec indexation, charges, travaux, et éventuelles périodes de moindre occupation.
4. Analyse du modèle économique
Le modèle est intéressant : transformer des surfaces tertiaires en suites haut de gamme, sans acheter les murs, permet de limiter l’investissement immobilier initial et d’accélérer le développement. Le dossier indique un parc exploité de 29 suites sur 7 résidences, ainsi qu’une activité de gestion pour compte de tiers. Le coût moyen d’ouverture par unité est annoncé à environ 118 k€, incluant travaux, ameublement et frais associés.
Mais ce modèle présente une fragilité spécifique : la valeur créée n’est pas dans un immeuble détenu, mais dans un fonds de commerce, des aménagements, une marque, un savoir-faire opérationnel, des baux et une capacité à générer un flux hôtelier récurrent. En cas de litige bailleur, de problème réglementaire, de baisse d’occupation ou de dégradation des notes clients, la valeur peut diminuer beaucoup plus vite que celle d’un actif immobilier classique.
Le dossier mentionne des baux commerciaux 3-6-9. C’est important, car l’exploitation dépend fortement de la durée résiduelle des baux, de la possibilité de céder le bail avec le fonds, des clauses de destination, de l’indexation, des charges et des conditions de renouvellement.
5. Analyse financière de l’émetteur
Comptes 2024 : croissance forte, mais structure encore fragile
Les comptes 2024 montrent une forte progression d’activité : chiffre d’affaires d’environ 3,0 M€, résultat d’exploitation de 681 k€, résultat net de 309 k€. C’est un point positif : l’activité n’est pas purement théorique.
Mais le bilan 2024 montre aussi une structure financière très endettée : capitaux propres de 336 k€ pour un total de dettes d’environ 4,6 M€. Les dettes financières diverses représentent une part importante du passif. Le registre public consulté confirme une autonomie financière faible en 2024, avec un gearing publié à 10,8, une trésorerie limitée et des dettes financières de l’ordre de 3,66 M€.
Situation mi-2025 : amélioration des capitaux propres, mais trésorerie modeste
L’annexe du dossier indique au 30/06/2025 des capitaux propres de 541 k€, une trésorerie de 75 k€, des dettes financières diverses de 1,0 M€ et des comptes courants associés de 1,47 M€. Le résultat net mi-2025 est positif à 205 k€.
Le point à clarifier : les comptes courants associés peuvent être vus comme un soutien du groupe s’ils sont bloqués ou subordonnés, mais comme une dette supplémentaire s’ils sont remboursables à court terme. Il faut demander s’ils sont bloqués jusqu’au remboursement complet des investisseurs.
Prévisionnel : ambitieux
Le dossier prévoit une hausse du chiffre d’affaires total de 3,35 M€ en 2025 à 7,25 M€ en 2030, avec une amélioration progressive de la marge EBITDA. C’est cohérent avec une stratégie de développement, mais cela repose sur la réussite de nouvelles ouvertures, l’absence de dérapage travaux, et le maintien d’un marché hôtelier favorable.
Le DSCR prévisionnel est très instructif : il ressort à 1,0 en 2025, 1,4 en 2026, 1,1 en 2027, puis devient plus confortable à partir de 2028. Les années 2025 et 2027 laissent donc peu de marge d’erreur.
6. Ratios clés
| Ratio | Niveau indiqué / calculé | Lecture |
|---|---|---|
| LTC | 66 % | Correct sur le papier, mais basé sur un coût de revient et non sur une valeur immobilière liquide. |
| LTV / LTA sur fonds valorisé | 52 % | Visuellement confortable, mais dépend d’une valorisation par multiple d’EBITDA. |
| Dette / EBITDA de la résidence support | 2,6x | Supportable si l’EBITDA est réellement récurrent. |
| DSCR groupe 2027 | 1,1 | Faible marge de sécurité : un petit choc opérationnel peut suffire à tendre la trésorerie. |
| Trésorerie mi-2025 | 75 k€ | Faible au regard du volume d’activité, sauf si la collecte vient effectivement renforcer le coussin de liquidité. |
| Dette 2024 / capitaux propres 2024 | très élevé | Structure encore jeune et très levierisée. |
7. Garanties : utiles, mais moins protectrices qu’une hypothèque immobilière
Les garanties annoncées sont : nantissement notarié du fonds de commerce de la résidence exploitée, garantie à première demande d’une société liée réalisant les travaux, et caution personnelle plafonnée.
Le nantissement de fonds de commerce donne un droit de préférence et peut permettre une vente forcée du fonds en cas de défaut, mais sa valeur dépend de nombreux paramètres : rentabilité du site, qualité du bail, cessibilité, absence de litige, autorisations, état des suites, réputation commerciale, et appétit d’un repreneur. Ce n’est pas équivalent à une hypothèque de premier rang sur un immeuble.
Le dossier valorise le fonds à 1,525 M€, sur la base d’un multiple de 5x l’EBITDA 2026 de la résidence. Cette méthode est logique pour un fonds de commerce, mais elle est sensible à deux variables : l’EBITDA retenu et le multiple applicable.
8. Stress test simplifié
Stress test 1 — Valeur du fonds de commerce
Base du dossier : EBITDA 2026 de 305 k€, multiple 5x, valeur 1,525 M€, dette 800 k€.
| Scénario | Valeur estimée du fonds | Dette / valeur |
|---|---|---|
| Base dossier | 1,525 M€ | 52 % |
| EBITDA -10 %, multiple 5x | 1,373 M€ | 58 % |
| EBITDA -20 %, multiple 5x | 1,220 M€ | 66 % |
| EBITDA -20 %, multiple 4,5x | 1,098 M€ | 73 % |
| EBITDA -20 %, multiple 4x | 0,976 M€ | 82 % |
| EBITDA -30 %, multiple 4x | 0,854 M€ | 94 % |
Lecture : la couverture paraît correcte dans le scénario central, mais elle se dégrade vite si la performance de la résidence baisse ou si le marché applique un multiple plus prudent. Le risque n’est donc pas tant le niveau initial de LTV que la liquidité réelle du fonds en situation dégradée.
Stress test 2 — Capacité de remboursement groupe
À partir du prévisionnel de trésorerie, une baisse modérée du CFADS rend certaines années tendues.
| Année | DSCR dossier | DSCR si CFADS -10 % | DSCR si CFADS -15 % |
|---|---|---|---|
| 2025 | 1,0 | 0,9 | 0,9 |
| 2026 | 1,4 | 1,3 | 1,2 |
| 2027 | 1,1 | 1,0 | 0,95 |
| 2028 | 2,6 | 2,3 | 2,2 |
| 2029 | 2,9 | 2,6 | 2,5 |
| 2030 | 3,8 | 3,4 | 3,2 |
Lecture : la période la plus sensible semble être 2025-2027, avant que le modèle prévisionnel ne devienne plus confortable. Le risque principal est donc un cumul de décalage travaux, montée en charge plus lente, charges supérieures ou baisse de prix moyen.
9. Travaux, développement et risque d’exécution
La résidence donnée en garantie est déjà exploitée, ce qui réduit le risque travaux sur l’actif support. En revanche, l’argent levé doit servir à dégager de la trésorerie pour aménager d’autres résidences. Ces futures ouvertures peuvent générer de la valeur, mais aussi absorber du cash.
Le dossier prévoit des capex de nouvelles résidences de 640 k€ en 2026 puis 1,155 M€ en 2027. Cela signifie que le risque de l’investisseur ne porte pas seulement sur la résidence existante : il porte aussi sur la capacité du groupe à exécuter son plan de développement sans dégrader sa trésorerie.
Points à vérifier : autorisations d’urbanisme, conformité de destination, sécurité incendie, accessibilité, copropriété, assurance décennale, devis fermes, marge de contingence, délais d’approvisionnement, et preuve que les fonds ne servent pas à compenser un besoin de trésorerie plus large.
10. Réglementation : un sujet central à Paris
Paris encadre fortement les hébergements touristiques. La Ville indique notamment qu’une autorisation de changement d’usage vers l’hébergement hôtelier peut être requise, ainsi qu’un enregistrement selon les cas.
Dans ce dossier, le modèle part souvent de bureaux ou locaux tertiaires, ce qui peut être moins problématique que la transformation de logements. Mais cela ne dispense pas de vérifier : destination au PLU, autorisations administratives, conformité ERP le cas échéant, sécurité incendie, clauses du bail, accord de copropriété si nécessaire, et capacité à exploiter en courte durée sans risque de requalification.
11. Recherche complémentaire sur l’émetteur, le groupe et les opérations passées
Le registre public confirme que la société émettrice est active, immatriculée depuis 2021, avec une activité déclarée d’administration / gestion immobilière et hébergement touristique, mais indique aussi 0 salarié pour la donnée 2026, ce qui suggère une forte dépendance aux sociétés liées, prestataires et sous-traitants.
Le même registre indique 0 procédure collective et 0 sanction, mais fait apparaître 2 contentieux où l’émetteur est défendeur. Il faut demander au porteur une explication détaillée, les montants en jeu, les décisions et l’impact éventuel sur les baux ou l’exploitation.
La société mère affiche, selon le dossier et le registre public, des capitaux propres importants, mais une partie de la solidité apparente doit être analysée en détail : composition des actifs, liquidité réelle, engagements hors bilan, dettes intragroupe, et volonté juridique de soutien. La société liée garante liée aux travaux présente un résultat 2024 positif et des capitaux propres positifs, mais sa trésorerie publique semble limitée ; la garantie doit donc être appréciée au regard de sa liquidité réelle, pas seulement de son résultat comptable.
Les comptes 2024 font apparaître plusieurs dettes financières liées à des opérations antérieures : Le Palais, L’Opéra, Le Lafayette, L’Europe. Le dossier précise que trois emprunts ont été remboursés en 2025 et que plusieurs nouveaux financements sont envisagés en 2026. Un forum d’investisseurs mentionne également plusieurs opérations rapprochées début 2024 et évoque des interrogations sur l’encours global du même groupe ; cette source est communautaire, donc à utiliser comme signal faible, pas comme preuve suffisante.
Un point documentaire ressort fortement : le dossier mentionne un capital social de 1,6 M€, alors que l’annexe financière mi-2025 et le registre public indiquent 100 k€. Cet écart doit être clarifié avant toute décision, car il touche à la structure juridique et à la compréhension des fonds propres réels.
12. Points forts
| Force | Pourquoi c’est positif |
|---|---|
| Actif déjà exploité | Moins risqué qu’un projet purement à lancer. |
| Localisation premium | Paris centre offre une profondeur de demande rare. |
| Historique d’exploitation | La résidence support affiche déjà un CA significatif et des indicateurs opérationnels élevés. |
| Amortissement progressif | Le capital n’est pas totalement remboursé in fine, ce qui réduit progressivement l’exposition. |
| Groupe en croissance | Le chiffre d’affaires et les résultats 2024 montrent une vraie activité, pas seulement un montage de projet. |
| Sociétés liées rentables en 2024 | La société mère et la société garante liée aux travaux affichent des capitaux propres et résultats positifs selon les documents fournis. |
13. Points d’attention majeurs
| Risque | Niveau | Commentaire |
|---|---|---|
| Refinancement plutôt que financement direct d’un actif | Élevé | La collecte libère de la trésorerie pour d’autres développements, moins directement contrôlables. |
| Garantie sur fonds de commerce | Moyen / élevé | Sa valeur dépend de l’exploitation et de la cessibilité ; liquidité incertaine en cas de défaut. |
| Levier financier | Élevé | Le bilan 2024 reste très endetté par rapport aux capitaux propres. |
| DSCR 2025-2027 tendu | Moyen / élevé | Les premières années laissent peu de marge d’erreur. |
| Croissance prévisionnelle ambitieuse | Moyen / élevé | Le plan suppose plusieurs ouvertures réussies et une bonne tenue du marché. |
| Réglementation parisienne | Moyen / élevé | Les autorisations et destinations doivent être irréprochables. |
| Écart sur capital social | Élevé tant que non clarifié | Incohérence documentaire à résoudre. |
| Contentieux publics | À clarifier | Présence de contentieux où l’émetteur est défendeur ; impact à documenter. |
| Dépendance aux sociétés liées | Moyen | Travaux internalisés et structure avec peu ou pas de salariés directs. |
14. Notation synthétique
| Critère | Note | Lecture |
|---|---|---|
| Localisation | ★★★★☆ | Très bon emplacement parisien. |
| Marché hôtelier | ★★★★☆ | Marché porteur, mais déjà à haut niveau. |
| Actif support | ★★★☆☆ | Exploité et performant, mais fonds de commerce plutôt qu’actif immobilier dur. |
| Solidité financière de l’émetteur | ★★☆☆☆ | Croissance forte mais levier élevé. |
| Garanties | ★★★☆☆ | Utiles, mais liquidité et rang à vérifier. |
| Visibilité des flux | ★★★☆☆ | Historique positif, prévisionnel sensible. |
| Risque réglementaire | ★★☆☆☆ | Sujet clé à Paris. |
| Transparence documentaire | ★★☆☆☆ | Écart sur capital social et contentieux à clarifier. |
| Structure globale | ★★★☆☆ | Amortissement progressif positif, mais développement futur consommateur de cash. |
Appréciation globale : ★★★☆☆ — dossier intéressant mais exigeant, avec plusieurs vérifications indispensables.
15. Questions à poser avant d’aller plus loin
- Le nantissement du fonds est-il bien de premier rang, sans créancier prioritaire ni inscription antérieure ?
- Existe-t-il une valorisation indépendante du fonds de commerce, ou uniquement une valorisation construite par la plateforme / l’émetteur ?
- Quelle est la durée résiduelle exacte du bail de la résidence support, ses clauses de destination, de cession, de résiliation et d’indexation ?
- Les autorisations d’exploitation hôtelière / touristique sont-elles disponibles et opposables ?
- Les comptes courants associés sont-ils bloqués et subordonnés aux investisseurs ?
- Quel est le détail des deux contentieux publics et leur impact potentiel sur les baux ou l’exploitation ?
- Pourquoi le capital social indiqué dans le dossier diffère-t-il du capital indiqué dans l’annexe financière et le registre public ?
- Les fonds levés seront-ils fléchés, séquestrés ou libres d’usage au niveau groupe ?
- Quel est le reporting prévu : occupation mensuelle, prix moyen, RevPAR, trésorerie, dette nette, incidents d’exploitation ?
- Les opérations antérieures sont-elles toutes à jour, et peut-on obtenir un état détaillé des remboursements déjà réalisés ?
Conclusion
Le projet présente de vrais atouts : emplacement parisien central, résidence déjà en exploitation, chiffre d’affaires réel, historique 2024 bénéficiaire, et amortissement progressif de la dette. Mais il ne faut pas le lire comme un projet immobilier classique adossé à un actif dur : l’exposition porte surtout sur une activité hôtelière exploitée en baux commerciaux, avec une garantie principale constituée d’un fonds de commerce.
Les points les plus sensibles sont la solidité financière encore jeune et levierisée, la dépendance à la performance opérationnelle, les besoins de cash liés au développement, la liquidité réelle du fonds nanti, les sujets réglementaires parisiens, les contentieux publics et l’écart documentaire sur le capital social. Avant de prendre une décision, l’investisseur devrait obtenir des clarifications écrites sur ces éléments et refaire ses propres scénarios de stress.
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