Les Prades
La Première Brique

Détail du projet Les Prades
Le projet consiste en l’acquisition d’un ensemble immobilier composé de deux biens bâtis et d’un terrain avec aménagements extérieurs.
L’ensemble fera l’objet d’une division juridique afin de créer trois lots distincts et indépendants, en vue d'une revente en l’état de chacun des lots.
2 lots sont déjà sous compromis, permettant de couvrir 100 % du montant collecté, apportant une forte visibilité sur les sorties de l’opération.
Garanties
- Hypothèque de 1er rang
-
Caution personnelle
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⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette analyse a une vocation pédagogique et informative. Elle peut comporter des erreurs, des omissions ou une mauvaise interprétation de certains documents. Elle ne remplace ni une due diligence juridique, ni une analyse immobilière, ni un audit financier réalisés par un professionnel. Investir en crowdfunding immobilier comporte notamment des risques de perte en capital, de retard, de défaut et d’illiquidité. Il est donc important de croiser les sources et de faire sa propre analyse avant toute décision.
Analyse du projet
1) Vue d’ensemble
On est sur une opération de marchand de biens assez simple dans son principe : acquisition d’un ensemble immobilier, division en trois lots, puis revente en l’état, sans véritable programme de travaux lourds. Deux lots seraient déjà sous compromis, et ces deux sorties couvriraient à elles seules le montant collecté, ce qui améliore nettement la visibilité commerciale du dossier. Le coût total annoncé est de 409 883 €, pour un chiffre d’affaires prévisionnel de 473 000 € et une marge prévisionnelle de 63 118 €. Le financement participatif représente 363 000 €, avec un apport opérateur de 46 883 €.
Mon premier regard : dossier commercialement plus lisible que la moyenne, mais structure financière assez tendue. Le projet paraît simple à exécuter, mais la sécurité dépend fortement de la réalité des compromis, de leur bonne fin bancaire, et du maintien d’un troisième prix de sortie cohérent.
2) Ce qui est objectivement rassurant
Pré-commercialisation avancée
Deux lots sont annoncés sous compromis, dont un avec finançabilité validée par un courtier et un autre avec financement bancaire validé. Les documents indiquent que ces deux lots couvrent 100 % du montant collecté. C’est probablement le meilleur point du dossier, car cela réduit fortement le risque de mévente sur la majeure partie de l’opération.
Exécution technique simple
Les biens sont revendus en l’état. Le budget travaux est très faible, limité essentiellement au nettoyage du terrain et aux diagnostics. Cela réduit le risque classique de dépassement de coût chantier, d’aléas techniques lourds, de tension entreprises, de délais d’approvisionnement ou de mauvaise surprise structurelle liée à une rénovation importante.
Garantie réelle
Le montage prévoit une hypothèque de premier rang sur le bien financé, plus une caution personnelle. Sur le papier, c’est mieux qu’une simple garantie personnelle seule. Le contrat prévoit aussi que les sûretés doivent être régularisées avant décaissement.
3) Les vrais points d’attention
Marge correcte, mais pas très large si un aléa survient
La marge annoncée de 63 118 € représente environ 13 % du chiffre d’affaires prévisionnel. Ce n’est pas faible pour une opération sans travaux lourds, mais ce n’est pas non plus une marge “très confortable” une fois qu’on intègre les risques de délai, de compromis qui tombent, de renégociation, de frais additionnels, ou d’une décote sur le dernier lot.
Apport opérateur limité
L’apport total annoncé est de 46 883 €, soit 11,44 % du coût total, avec seulement 36 605 € injectés en début d’opération. C’est un engagement réel, mais encore modeste. En pratique, cela signifie que les investisseurs supportent l’essentiel du risque économique de l’opération.
Société de projet encore fragile financièrement
Les comptes 2024 montrent une activité réelle avec 485 444 € de chiffre d’affaires et un résultat net légèrement positif à 1 276 €, après une perte en 2023. En revanche, les capitaux propres restent négatifs à -11 143 € fin 2024, avec 27 867 € de dettes, dont 16 500 € de compte courant de dirigeant. Cela ne traduit pas une société en pleine solidité bilancielle ; on est plutôt sur une petite structure encore en phase de consolidation.
Une autre opération est déjà en cours
La brochure mentionne une autre opération de crowdfunding en cours sur la même plateforme, pour 233 000 €, avec une échéance maximale fin novembre 2027. Cela ne veut pas dire qu’il y a un problème, mais cela ajoute un risque de concentration d’exécution sur une structure jeune et de petite taille.
4) Analyse du marché local
Vayres est une commune de la couronne de Bordeaux, avec 4 414 habitants en 2022 et une croissance démographique annuelle moyenne de 2,3 % entre 2016 et 2022. C’est plutôt favorable pour une logique de revente résidentielle, surtout sur un produit familial ou de report de budget métropolitain.
L’accessibilité est un point positif : la gare de Vayres permet des liaisons vers Bordeaux Saint-Jean, avec des trajets directs autour de 29 minutes selon les horaires observés. Pour une commune périphérique, c’est un vrai facteur de liquidité résidentielle.
En revanche, le marché n’est pas euphorique. Les estimations MeilleursAgents à mars 2026 placent le prix moyen des maisons à Vayres autour de 2 556 €/m², avec une baisse affichée de 6,6 % sur un an. Cela appelle à la prudence : dans un marché un peu baissier, même un projet bien positionné peut subir des renégociations ou un allongement des délais de réitération.
5) Cohérence des prix de sortie
Le dossier annonce les niveaux suivants :
-
maison principale : 245 000 € pour 130 m², soit environ 1 885 €/m² ;
-
maison à rénover : 110 000 € pour 120 m², soit environ 917 €/m² ;
-
terrain de 1 000 m² avec piscine et abris : 118 000 €, soit environ 118 €/m².
Pour la maison principale, le prix visé est sensiblement sous la moyenne communale des maisons. Cela paraît prudent, même en tenant compte du fait qu’une moyenne communale ne remplace jamais une vraie analyse micro-locale. Pour la maison à rénover, le positionnement est franchement bas, ce qui suggère soit une vraie décote de sécurité, soit un état/une liquidité plus difficiles que la brochure ne le laisse percevoir. Pour le terrain, le prix au m² est lui aussi sous la fourchette locale présentée dans la brochure. Globalement, les prix de sortie ne me paraissent pas agressifs sur le papier.
Le point clé est ailleurs : la marge finale dépend surtout du troisième lot non sécurisé, puisque les deux autres lots concentrent déjà la quasi-totalité de la visibilité commerciale.
6) Urbanisme et risque administratif
Le dossier mentionne une déclaration préalable acceptée le 9 mars 2026 et en cours de purge. Il est aussi indiqué que l’acquisition des deux lots sous compromis n’est pas soumise à cette purge.
Mais le contrat d’investissement indique, lui, que la purge de la déclaration préalable fait partie des conditions suspensives préalables à la mise en place du financement. Il y a donc un point de vigilance sur le timing exact de décaissement et sur la cohérence pratique entre la narration commerciale et la documentation juridique. Ce n’est pas forcément contradictoire dans l’absolu, mais cela mérite d’être relevé : un retard de purge peut décaler la mécanique de l’opération.
Le PLU communal a en outre été révisé et approuvé en février 2025. Sans analyse parcellaire précise, on ne peut pas conclure sur le zonage exact du bien, mais cela rappelle qu’il ne faut pas traiter la division comme un simple détail administratif.
7) Structure du financement et lecture des ratios
Les indicateurs du dossier sont :
-
LTA : 104 %
-
LTC : 88 %
-
LTV : 77 %
Ce que j’en pense
Le LTV à 77 % est plutôt correct sur le papier si les valeurs de sortie sont réalistes.
Le LTC à 88 % montre en revanche que la majeure partie du coût est portée par la dette participative.
Le LTA à 104 % attire l’attention : le financement participatif dépasse le montant d’acquisition. Ce n’est pas forcément anormal puisqu’il couvre aussi certains frais, mais cela veut dire que la dette ne porte pas uniquement sur la pierre “pure”. En protection investisseur, ce n’est pas aussi confortable qu’un financement très en-dessous du prix d’achat.
Autre détail important : le contrat précise que des frais de dossier de 7 % TTC sont déduits du montant financé, de sorte que 363 000 € collectés ne correspondent qu’à 337 590 € effectivement décaissés à la société. Cela réduit la trésorerie réellement disponible et rend le suivi du besoin de cash plus important qu’il n’y paraît en lecture superficielle.
8) Garanties : utiles, mais à relativiser
L’hypothèque de premier rang est le principal filet de sécurité. C’est une vraie sûreté. Mais il faut garder deux nuances :
-
la brochure indique une “couverture de 96 % du montant financé”, donc même en lecture marketing, on n’est pas sur une surcollatéralisation très large ;
-
une hypothèque ne protège vraiment qu’à la condition qu’il reste une valeur de réalisation suffisante après frais, délais, éventuelle décote judiciaire et coûts de recouvrement.
La caution personnelle existe, mais les documents fournis ne donnent pas d’éléments détaillés de patrimoine facilement mobilisable. Sans visibilité forte sur la solvabilité du garant, cette caution doit être considérée comme complémentaire, pas comme le pilier principal de sécurité.
9) Risque de durée et de dépassement
Le dossier vise une opération rapide, avec une cible de 6 mois, mais la durée contractuelle maximale va jusqu’à 20 mois et la date d’échéance finale est fixée au 30 novembre 2027. Cela montre bien que juridiquement, le scénario de retard est déjà intégré.
Le risque de dépassement vient surtout de quatre points :
-
purge administrative,
-
éventuel décalage des actes authentiques,
-
refus ou retard de financement acquéreur sur les lots pré-commercialisés,
-
nécessité de repositionner le dernier lot si le marché local se tasse davantage.
Comme il n’y a quasiment pas de travaux, le risque technique pur est faible. Le risque dominant est donc commercial et calendaire, pas chantier.
10) Stress test rapide
Base dossier
Chiffre d’affaires prévisionnel : 473 000 €
Coût total : 409 883 €
Marge prévisionnelle : 63 118 €
Scénario 1 : baisse de 5 % des prix de vente
CA ramené à 449 350 €
Marge résiduelle ≈ 39 467 €
Scénario 2 : baisse de 10 % des prix de vente
CA ramené à 425 700 €
Marge résiduelle ≈ 15 817 €
Scénario 3 : surcoût de 10 000 €
Marge résiduelle ≈ 53 118 €
Scénario 4 : baisse de 5 % des ventes + surcoût de 10 000 €
Marge résiduelle ≈ 29 467 €
Lecture : le projet absorbe encore un petit choc, mais il devient vite beaucoup moins confortable si le dernier lot est revendu avec décote ou si les compromis existants sont renégociés. En revanche, si les deux lots sous compromis se réitèrent bien aux prix annoncés, le vrai coussin économique se concentre surtout sur le troisième lot : avec 363 000 € déjà couverts par les deux premiers, l’opération reste théoriquement à l’équilibre tant que le dernier lot se vend au-dessus d’environ 46 883 €. Ce point est plutôt favorable, mais uniquement si les compromis tiennent réellement jusqu’à l’acte.
11) Notation synthétique
Qualité du montage commercial
★★★★☆
Pré-commercialisation très avancée, vraie force du dossier.
Sécurité financière
★★★☆☆
Ratios acceptables mais apport modeste, capitaux propres négatifs et structure jeune.
Visibilité sur la sortie
★★★★☆
Bonne sur les deux lots déjà sécurisés, plus moyenne sur le troisième.
Robustesse du porteur
★★☆☆☆
Activité réelle, mais bilanciellement encore fragile et avec une autre opération crowdfunding en parallèle.
Risque administratif
★★★☆☆
Pas énorme, mais la purge de la déclaration préalable reste un vrai jalon à surveiller.
Adéquation prix / marché
★★★★☆
Prix de sortie plutôt prudents par rapport aux références communales disponibles.
12) Conclusion
C’est un dossier qui me paraît plus défendable que beaucoup d’opérations de marchand de biens, principalement grâce à trois éléments : peu de travaux, deux lots déjà pré-commercialisés, et des prix de sortie qui ne semblent pas surjoués.
En revanche, il ne faut pas le lire comme un dossier “sans risque”. Les fragilités sont bien réelles : apport opérateur limité, société encore légère financièrement, capitaux propres négatifs, autre opération déjà en cours, et dépendance importante à la bonne fin des compromis existants. Le risque majeur ici n’est pas le chantier ; c’est surtout le retard, la désynchronisation administrative/commerciale, ou la remise en cause d’une des sorties annoncées.
En résumé : bon dossier de revente courte sur le papier, mais qui doit être regardé avec une discipline de risque stricte. Avant toute décision, je creuserais surtout la solidité réelle des compromis, la purge effective de l’autorisation, la valeur recouvrable de l’hypothèque, et la capacité de la structure à gérer simultanément plusieurs opérations.
A S
France
Emprunteur depuis : 2026-02-21
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