L’Atomique
La Première Brique

Détail du projet L’Atomique
Le projet consiste en l'acquisition d'un terrain d'une surface total de 17 237 m² à Pierrelatte. Une partie du foncier représentant 9 595 m² fait l'objet d'une promesse vente au profit de la mairie. Le terrain restant de 7 642 m² est dédié à la construction un bâtiment de 4 586 m² dont 1 102 m² de mezzanines, divisé en 18 lots déstinés à accueillir des locaux d'activité.
Cet emprunt permet de sécuriser l'acquisition du foncier, les travaux interviendront dans un second temps, soit par une seconde tranche soit par un financement bancaire au 3ème trimestre 2026 (qui remboursera également l'emprunt La Première Brique).
L’actif initial est un terrain de 17 237 m² à Pierrelatte situé dans l'une des deux principales zones d'activités de l'agglomération.
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⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette analyse est fournie à titre pédagogique et peut comporter des erreurs ou des oublis. Elle ne constitue ni une recommandation d’investir, ni un conseil financier, juridique, fiscal ou patrimonial. Le crowdfunding immobilier comporte des risques importants : perte partielle ou totale du capital, illiquidité, retard de remboursement, défaut du porteur, réalisation imparfaite des garanties. Les documents fournis proviennent de la plateforme et peuvent présenter un biais commercial ; il est indispensable de faire ses propres vérifications ou de solliciter un professionnel.
🧭 Synthèse rapide
Le projet consiste à acquérir un entrepôt industriel à Roubaix, puis à le diviser en box de stockage / locaux d’activité. Le dossier affiche une pré-commercialisation significative, une hypothèque de premier rang et un prix de sortie présenté comme inférieur aux références de marché. Sur le papier, l’opération a donc une logique commerciale lisible.
Mais le profil de risque reste élevé à moyen-élevé : la société porteuse est récente, peu capitalisée, l’opérateur gère déjà plusieurs opérations en cours, la dette couvre une part importante du coût de revient, et la marge est rapidement absorbée dans un scénario combinant baisse des prix et hausse des coûts.
🏗️ 1. Présentation du projet
| Élément | Lecture investisseur |
|---|---|
| Actif | Entrepôt industriel existant à Roubaix |
| Surface annoncée | 3 423 m² |
| Stratégie | Division en box / locaux d’activité |
| Chiffre d’affaires prévisionnel | 2 283 000 € |
| Coût total annoncé | 1 850 600 € |
| Marge brute annoncée | 432 400 €, soit environ 18,9 % du CA |
| Pré-commercialisation | 1 366 000 €, soit environ 60 % du CA |
| Durée contractuelle | Jusqu’à 24 mois |
| Remboursement | In fine |
Le cœur du dossier repose sur une thèse simple : acheter un actif industriel à un prix maîtrisé, finaliser sa division, puis céder les lots à des artisans, PME locales ou investisseurs patrimoniaux. Les travaux portent principalement sur les séparations, enduits, toiture, rideaux métalliques et équipements techniques.
Point clé : le projet est sous promesse d’acquisition, mais la réussite dépend de la capacité à transformer les promesses de vente en actes authentiques, à finaliser les travaux sans dérapage et à vendre les lots restants.
📍 2. Analyse du marché local
Sources externes consultées : statistiques territoriales publiques, page urbanisme communale, bourse d’annonces de locaux d’activité, portail professionnel d’annonces immobilières d’entreprise.
Roubaix est un marché dense, avec près de 100 000 habitants, plus de 2 600 établissements recensés fin 2024 et un tissu économique compatible avec une demande de petites surfaces d’activité. En revanche, le territoire présente aussi des fragilités socio-économiques fortes : taux de chômage élevé, taux de pauvreté important et faible niveau de vie médian. Cela n’invalide pas la thèse B2B / stockage, mais limite la profondeur de marché auprès d’acquéreurs particuliers locaux.
Le prix de sortie annoncé est de 508 €/m², contre une fourchette documentaire de 405 à 785 €/m². Les annonces externes consultées montrent un marché très hétérogène : certains locaux d’activité proches ressortent autour de 400–700 €/m², tandis que des petites surfaces peuvent se traiter bien plus haut, mais avec des états, localisations et prestations non comparables.
Lecture critique : le prix de sortie paraît plutôt prudent, mais la comparaison au m² est imparfaite. Un box de stockage divisé, brut ou semi-aménagé, n’est pas équivalent à un local d’activité indépendant, loué, accessible poids lourds, avec bureaux ou stationnement. La vraie question est moins le prix moyen que la liquidité des petits lots et la qualité des acquéreurs déjà engagés.
🧾 3. Pré-commercialisation : bon signal, mais à nuancer
Le dossier annonce 46 lots pré-commercialisés pour 1 366 000 €, soit environ 60 % du CA prévisionnel. C’est un point fort évident : une partie importante du chiffre d’affaires est déjà matérialisée par des promesses.
La nuance importante : le dossier indique que les promesses sans condition suspensive de financement représentent 560 000 €, soit environ 25 % du CA total et environ 40 % du montant financé. Le reste de la pré-commercialisation doit donc être analysé en détail : clauses suspensives, dépôts de garantie, solvabilité des acquéreurs, échéance de réitération, capacité à financer les travaux restant éventuellement à leur charge.
Il existe aussi une concentration sur un acquéreur significatif portant plusieurs lots. Même sans condition suspensive de financement, cela crée un risque binaire : si cet acquéreur se désengage, le calendrier et le plan de trésorerie peuvent être fortement impactés.
💰 4. Structure financière et ratios
| Indicateur | Niveau | Lecture |
|---|---|---|
| Dette crowdfunding / coût total | 74,8 % | Niveau élevé |
| Apport annoncé / coût total | 25,2 % | Correct en apparence |
| Dette / prix de vente prévisionnel | 60,7 % | Acceptable si prix de vente tenus |
| Dette / acquisition pure | 111,7 % | Point d’attention fort |
| Pré-commercialisation / CA | 59,8 % | Bon signal commercial |
| Pré-commercialisation ferme sans financement / dette | 40,4 % | Couverture réelle plus limitée |
| Aléas travaux / budget travaux | 9,1 % | Correct mais pas très protecteur |
La dette représente environ les trois quarts du coût total. C’est significatif, surtout pour une société jeune et peu capitalisée. L’apport annoncé est important, mais le dossier précise qu’une partie seulement est apportée en début d’opération, ce qui impose de vérifier précisément le calendrier de décaissement réel.
L’absence de dette bancaire senior est un point plutôt favorable pour les prêteurs, car elle évite une banque prioritaire devant eux. Mais elle prive aussi le dossier d’un filtre bancaire externe : ici, l’analyse repose principalement sur la plateforme, les sûretés et la capacité d’exécution de l’opérateur.
🧱 5. Travaux, technique et urbanisme
Les travaux annoncés sont relativement simples en apparence : murs, rideaux métalliques, peinture, sol, éclairage, électricité, toiture partielle. Le budget travaux est de 265 649 €, dont environ 24 150 € d’aléas.
La documentation indique qu’aucune demande d’urbanisme ne serait nécessaire car l’actif existe déjà. C’est plausible si l’usage reste cohérent avec l’existant, mais il faut tout de même vérifier la division, les accès, la sécurité incendie, les éventuelles règles de stationnement, les servitudes, le régime de copropriété ou d’ASL et les contraintes du PLU. La page urbanisme communale rappelle que le PLU détermine les règles applicables au terrain, notamment les rénovations, surfaces et stationnements.
Point technique à approfondir : l’adresse a historiquement accueilli une activité industrielle et une société domiciliée sur place apparaît en procédure collective dans une source publique. Ce point est cohérent avec le contexte judiciaire du dossier, mais il justifie de demander les diagnostics amiante, pollution, ICPE, toiture, état structurel, conformité électrique et conditions de libération complète du site.
🛡️ 6. Garanties et protection des prêteurs
Les sûretés annoncées sont une hypothèque de premier rang sur l’actif financé et une caution personnelle et solidaire. Le contrat prévoit également des conditions préalables liées à la régularisation des sûretés, ainsi qu’un décaissement contrôlé.
C’est un point positif : une hypothèque de premier rang est plus protectrice qu’une simple garantie personnelle. Le dossier indique aussi que la couverture de l’hypothèque est améliorée par le décaissement initial, ce qui limite partiellement le risque de surfinancement au démarrage.
Mais il ne faut pas surinterpréter cette protection : une hypothèque protège surtout en cas de revente forcée, après délais, frais, contentieux éventuels et décote de liquidation. Quant à la caution personnelle, sa valeur dépend du patrimoine réel du garant, qui n’est pas démontré dans les documents fournis.
👤 7. Analyse du porteur / sponsor
Sources externes consultées : registre public des sociétés et registre dirigeant public.
La société porteuse est récente, active, sans procédure collective, contentieux ou sanction affichés sur la source publique consultée. En revanche, aucun compte annuel public n’est disponible, et le capital social public ressort faible.
Les documents de la plateforme fournissent une synthèse comptable au 31/12/2025 : total bilan 582 438 €, trésorerie 26 793 €, capitaux propres 47 706 €, dettes 534 732 €, principalement en compte courant d’associé. Cela montre une activité, mais aussi une structure encore très dépendante du financement interne et de la rotation des stocks immobiliers.
Point d’attention : les documents ne sont pas parfaitement alignés avec les sources publiques sur le capital social. C’est probablement explicable par une modification capitalistique ou une différence de date, mais cela doit être clarifié avant toute décision.
Le dirigeant opérationnel est associé à plusieurs sociétés, majoritairement jeunes et peu documentées financièrement. Cela peut traduire une dynamique entrepreneuriale, mais aussi une dispersion opérationnelle et une difficulté à apprécier la solidité consolidée du groupe.
🔁 8. Historique crowdfunding et surcharge opérationnelle
Le dossier mentionne deux opérations en cours sur la même plateforme, pour des montants de 369 000 € et 262 000 €. Aucune n’est présentée comme en défaut dans les documents transmis, mais les deux comportent des sujets opérationnels : remplacement d’entreprise, commercialisation encore incertaine, raccordement électrique, purge de droit de préemption, vente aux enchères et délais administratifs / juridiques.
Ce point est important : ce n’est pas nécessairement un signal négatif définitif, mais cela augmente le risque de charge mentale, de trésorerie et d’exécution simultanée. Pour un investisseur, il faut demander le statut exact de ces opérations, les dates de remboursement prévues, les retards éventuels, les cash-flows attendus et l’existence de sûretés croisées ou d’engagements personnels déjà mobilisés.
🧪 9. Stress test simplifié
Hypothèse de base : CA prévisionnel de 2 283 000 €, coût total de 1 850 600 €, marge brute de 432 400 €.
| Scénario | Marge restante | Lecture |
|---|---|---|
| Base | 432 400 € | Marge confortable sur le papier |
| Prix de vente -5 % | 318 250 € | Projet encore rentable |
| Prix de vente -10 % | 204 100 € | Marge divisée par deux |
| Prix de vente -15 % | 89 950 € | Marge très faible |
| Prix de vente -20 % | -24 200 € | Projet en perte |
| Coûts +10 % | 247 340 € | Absorbable mais marge réduite |
| Prix -5 % et coûts +5 % | 225 720 € | Encore positif |
| Prix -10 % et coûts +10 % | 19 040 € | Quasi point mort |
| Prix -10 % et coûts +15 % | -73 490 € | Projet déficitaire |
Lecture : le projet supporte une baisse modérée des prix ou une hausse modérée des coûts, mais supporte mal un choc combiné. La marge de sécurité économique réelle est donc correcte, mais pas massive.
✅ Points forts
Pré-commercialisation avancée : le niveau de promesses de vente réduit le risque commercial brut, même si la qualité contractuelle des promesses doit être auditée.
Prix de sortie plutôt prudent : le prix annoncé est cohérent avec le bas / milieu des références documentaires et reste compétitif face à plusieurs annonces externes de locaux d’activité, sous réserve de comparabilité réelle.
Sûreté réelle de premier rang : la présence d’une hypothèque de premier rang améliore le profil de protection par rapport à un prêt non sécurisé.
Travaux partiellement déjà engagés sur certains lots : cela peut réduire le risque de planning et de budget, à condition que les travaux existants soient conformes et réutilisables.
⚠️ Points d’attention majeurs
Société porteuse récente et faible profondeur financière : peu d’historique public, comptes annuels non disponibles sur le registre consulté, capitaux propres limités et forte dépendance aux comptes courants / dettes.
Dette élevée : le financement couvre environ 75 % du coût total et dépasse le prix d’acquisition pur, ce qui limite la marge d’erreur.
Pré-commercialisation à vérifier en détail : le total annoncé est élevé, mais la partie sans condition suspensive représente une couverture plus limitée. La concentration sur certains acquéreurs est un risque.
Risque technique industriel : toiture, électricité, amiante, pollution, conformité incendie, servitudes, accès et régime de division doivent être documentés. L’origine judiciaire de l’opération renforce le besoin d’audit.
Risque de durée : l’opération semble courte dans sa logique commerciale, mais les risques de réitération, travaux, division, formalités et ventes restantes peuvent facilement repousser le remboursement. Le remboursement in fine concentre le risque à l’échéance.
⭐ Grille d’évaluation
| Critère | Note | Commentaire |
|---|---|---|
| Qualité de l’emplacement | ★★★☆☆ | Marché dense, mais territoire fragile |
| Cohérence du prix de sortie | ★★★★☆ | Prix plutôt compétitif, comparables imparfaits |
| Pré-commercialisation | ★★★☆☆ | Bon niveau, mais qualité des promesses à auditer |
| Structure financière | ★★☆☆☆ | Levier élevé, LTA supérieur à 100 % |
| Garanties | ★★★☆☆ | Hypothèque intéressante, valeur de réalisation incertaine |
| Risque travaux / technique | ★★★☆☆ | Travaux simples en apparence, mais actif industriel |
| Solidité du porteur | ★★☆☆☆ | Jeune structure, historique public limité |
| Liquidité de sortie | ★★★☆☆ | Petits lots vendables, mais dépendance aux acquéreurs |
| Transparence documentaire | ★★★☆☆ | Dossier fourni, mais pièces clés à vérifier |
🧩 Conclusion
Ce projet présente une logique économique lisible : actif industriel divisible, prix de sortie raisonnable, pré-commercialisation significative et garantie réelle de premier rang. Ces éléments créent une base intéressante.
Le risque principal ne vient pas d’un seul point faible, mais de l’addition de plusieurs facteurs : société porteuse récente, levier financier élevé, autres opérations en cours, qualité des promesses de vente à vérifier, actif industriel potentiellement technique et forte sensibilité à un scénario combinant baisse des prix et hausse des coûts.
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