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La Première Brique Pourquoi j’ai décidé de désinvestir des plateformes de crowdlending RAIZERS, PRETUP — et notamment de La Première Brique

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(@investisseur21)
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  [#4094]
Pendant plusieurs années, j’ai cru au financement participatif immobilier.
J’y voyais une alternative intéressante aux placements traditionnels : une économie plus directe, plus transparente, où les investisseurs particuliers pouvaient participer au financement de projets réels, avec un rendement cohérent face au risque pris.
Aujourd’hui, j’ai décidé de désinvestir progressivement de plusieurs plateformes de crowdlending, et en particulier de La Première Brique.
Cette décision n’est ni émotionnelle ni opportuniste. Elle est le résultat d’un constat répété, dossier après dossier.
Une explosion des retards devenue presque banale
Il ne se passe désormais quasiment plus une semaine sans qu’une demande de prorogation soit soumise aux investisseurs.
Les retards s’accumulent, les défauts progressent, et surtout, cette situation semble progressivement être devenue normale.
Or, dans un marché immobilier déjà fragilisé, multiplier les rallonges de délais ne règle pas les problèmes structurels des opérations financées. Cela les reporte.
La question n’est plus de savoir si certains projets auront du retard, mais combien de temps les investisseurs devront attendre avant d’accepter une perte ou un remboursement partiel.
Une “démocratie participative” qui tourne à l’incohérence
Le modèle participatif peut sembler séduisant sur le papier : demander aux investisseurs de voter sur les prorogations, les pénalités ou les restructurations.
Mais dans les faits, ce système atteint ses limites.
Faire voter un public qui n’a ni toutes les informations, ni l’expertise juridique ou financière nécessaire, revient souvent à transformer des sujets complexes en consultations émotionnelles.
On promet des pénalités de retard aux investisseurs comme compensation. Puis, quelques semaines plus tard, on leur demande de voter pour retirer ces mêmes pénalités afin de “sauver le projet”.
Cette succession de décisions contradictoires crée une forme de confusion permanente.
On oscille entre fermeté affichée et renoncement organisé.
À force, cela finit par ressembler à une gouvernance improvisée plutôt qu’à une gestion rigoureuse du risque.
Une transparence de façade, sans véritable espace critique
Les plateformes communiquent énormément lorsqu’il s’agit de mettre en avant les rendements ou les succès passés.
En revanche, il existe très peu d’espaces où les investisseurs peuvent réellement débattre, exprimer des critiques ou confronter les analyses.
Pas de blog ouvert.
Pas de forum indépendant intégré.
Pas de véritable contradictoire.
La communication reste descendante.
Or la confiance ne naît pas uniquement de la transparence des chiffres ; elle naît aussi de la capacité à accepter le débat et la contradiction.
Des projets parfois “rebricolés” après coup
De plus en plus de dossiers donnent l’impression d’avoir été restructurés dans l’urgence pour tenter de sauver des opérations déjà fragiles.
Le problème est que les investisseurs ont accepté un cadre initial précis : durée, marge, stratégie, garanties.
Quand un projet doit être entièrement repensé après financement, ce n’est plus le même investissement.
Le risque change.
Le deal change.
Mais les investisseurs, eux, restent exposés.
Des pénalités qui aggravent parfois les situations
Ajouter des pénalités financières à des opérations déjà en difficulté peut parfois devenir contre-productif.
Quand un promoteur peine déjà à sortir une opération, alourdir artificiellement la dette peut accélérer l’échec plutôt que favoriser le remboursement.
Les investisseurs ont besoin de réalisme économique, pas de mécanismes d’affichage destinés à rassurer temporairement la communauté.
La réalité des garanties : souvent largement surestimée
On présente fréquemment les hypothèques, cautions ou garanties comme des protections solides.
La réalité est beaucoup moins rassurante.
Quand une société entre en redressement ou en liquidation judiciaire, il n’y a souvent plus assez d’actifs pour couvrir l’ensemble des créanciers.
Et lorsqu’un bien est vendu aux enchères, il est fréquemment bradé ou fortement déprécié.
Dans ces conditions, les garanties deviennent parfois essentiellement théoriques.
Les investisseurs découvrent alors que “garanti” ne signifie pas “sans perte”.
Le vrai porteur du risque : l’investisseur particulier
On rappelle régulièrement que le crowdlending comporte un risque de perte en capital. C’est vrai.
Mais il faut aussi rappeler une autre réalité : ce ne sont pas les plateformes qui supportent ce risque.
Les institutionnels qui structurent, sélectionnent et commercialisent les projets ne mobilisent pas leur propre patrimoine personnel.
Ils prélèvent principalement des commissions de gestion.
Les investisseurs particuliers, eux, engagent directement leur épargne.
Ce déséquilibre finit par interroger lorsque les défauts se multiplient.
Un conflit d’intérêt structurel rarement assumé
Le problème est aussi économique.
Une plateforme gagne principalement de l’argent lorsque les projets sont financés.
Pas plusieurs années plus tard lorsque les remboursements sont effectivement sécurisés.
Le modèle pousse donc naturellement à augmenter les volumes, multiplier les opérations et maintenir un flux constant de collecte.
Même sans mauvaise intention, cela crée mécaniquement un biais : la croissance du nombre de dossiers peut progressivement prendre le dessus sur l’exigence de sélection.
Et lorsque le marché se retourne, les investisseurs découvrent que les intérêts de la plateforme et ceux des prêteurs ne sont pas toujours parfaitement alignés.
Le problème de sélection adverse
Une autre question mérite d’être posée sans détour : pourquoi certains promoteurs acceptent-ils de payer des taux de financement à 10 %, 11 % ou davantage ?
Parce que bien souvent, ces opérations n’obtiennent pas de financement bancaire classique dans des conditions normales.
Le crowdlending attire donc mécaniquement une partie des projets :
  • les plus tendus ;
  • les plus risqués ;
  • ou ceux déjà refusés ailleurs.
Bien sûr, tous les dossiers ne sont pas mauvais.
Mais lorsque les banques deviennent prudentes alors que les plateformes continuent à financer massivement, il devient légitime de s’interroger sur la qualité réelle du filtre de sélection.
Le problème de liquidité caché
Le crowdlending immobilier est souvent présenté comme un placement de rendement relativement simple : on investit, on attend l’échéance, puis on récupère son capital et ses intérêts.
Mais la réalité est beaucoup moins fluide lorsque les retards s’accumulent.
Quand plusieurs projets prennent simultanément 12, 18 ou 24 mois de retard :
  • le capital reste bloqué ;
  • les intérêts deviennent théoriques ;
  • la diversification perd une partie de son efficacité ;
  • et les investisseurs découvrent qu’ils ne disposent d’aucune véritable liquidité.
Ce point est largement sous-estimé tant que le marché reste favorable.
Il devient brutalement visible lorsque les remboursements cessent de s’enchaîner normalement.
Une dilution permanente des responsabilités
Lorsqu’un projet échoue, les responsabilités semblent toujours se dissoudre.
Le promoteur invoque la conjoncture.
La plateforme rappelle qu’elle n’est qu’un intermédiaire.
Les procédures judiciaires prennent des années.
Les garanties deviennent complexes à activer.
Au final, les pertes sont bien réelles pour les investisseurs, mais les responsabilités, elles, deviennent floues.
Ce mécanisme nourrit un sentiment croissant : celui d’un système où le risque est entièrement porté par les particuliers, tandis que la responsabilité se disperse entre tous les acteurs.
Le risque moral des prorogations à répétition
Un autre sujet mérite d’être posé clairement : certaines prorogations peuvent créer un effet d’aubaine pour des opérateurs peu scrupuleux.
Lorsqu’un promoteur comprend qu’il peut obtenir plusieurs rallonges successives, il peut être tenté de gagner du temps pour restructurer ses actifs, organiser son insolvabilité ou déplacer la valeur ailleurs.
Dans certains dossiers du secteur, largement commentés par les investisseurs, beaucoup ont eu le sentiment que ces délais servaient moins à sauver les projets qu’à retarder l’échéance.
Le danger est alors évident : permettre progressivement des stratégies d’optimisation du temps au détriment des prêteurs, dans un cadre où les garde-fous restent limités.
Je ne dis pas que ce comportement est généralisé.
Mais un système qui multiplie les prorogations sans cadre strict finit mécaniquement par attirer ce type de dérive.
J’ai alerté. Je n’ai pas vu de changement de cap.
À plusieurs reprises, j’ai fait remonter mes inquiétudes à la plateforme.
Sur la qualité de certains dossiers.
Sur la multiplication des retards.
Sur l’absence de véritables procédures de sauvegarde des investisseurs.
Mais je ne vois pas de changement structurel.
Le modèle semble continuer comme si la période d’argent facile existait encore, alors que le marché immobilier a profondément changé.
Le crowdlending n’est pas mort. Mais il doit sortir du déni.
Je ne considère pas que tout le crowdlending soit à rejeter.
Le principe reste intéressant.
Mais le secteur doit probablement retrouver davantage de discipline, de prudence et d’alignement des intérêts.
Aujourd’hui, trop de plateformes donnent l’impression d’avoir privilégié la croissance du volume financé au détriment de la qualité des dossiers.
Et dans cette équation, ce sont souvent les investisseurs particuliers qui découvrent trop tard qu’ils étaient la véritable variable d’ajustement.
 
Investisseur 21 {blue}:excitement:  
Nom du projet en défaut
Plusieurs .....


   
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(@patrick)
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Bienvenue à toi @investisseur21 sur le forum !

Pour un premier post, bravo : c’est très détaillé, bien argumenté, tout en gardant une vraie nuance dans l’analyse. Franchement, c’est impressionnant.

Ça donne envie d’en savoir plus sur ton parcours : depuis quand investis-tu en crowdfunding ? Et avec ton recul, as-tu le sentiment que certaines plateformes gèrent mieux les difficultés que d’autres ?

Je vois aussi que ton analyse se concentre surtout sur l’immobilier. Est-ce que tu portes le même regard sur les investissements en PME ou dans les ENR, ou est-ce que ton jugement est différent selon les secteurs ?


Investisseur sur plus de 2 600 projets / 570K€ / Via 35 plateformes
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Alcoco
(@alcoco)
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@investisseur21 Analyse très bien décrite du crowdlending immobilier actuel, je suis dans la même démarche sur La première Brique, mais aussi sur Bricks.Co



   
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 gnp
(@gnp)
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@investisseur21 Bravo pour cet exposé, long mais clair.

Je vais essayer de rajouter quelques points

1) Sur la responsabilité des plateformes :

il faudrait en effet qu'elles soient responsabilisées en partie sur les pertes, ne serait-ce -symbolique?- qu'en étant rémunérées en grande partie sur les intérêts et capitaux remboursés (certaines ont un contrat de 1% des sommes annuelles remboursées à payer par l'emprunteur), et pas directement et essentiellement sur le capital souscrit.

Egalement October, avait aligné ses intérêts avec ceux des prêteurs, PretUp avait une assurance sur le capital

2) Sur la gouvernance : Certaines publient les questions en forum public, avant la souscription. Wiseed continuait à le faire, mais a supprimé le forum de commentaires il y a 1 ou 2 ans, soi-disant ouvert avant les AG, mais pas répondu dans une AG récente ... Quelle confiance accorder à des entrepreneurs qui ne répondent pas, et même à des décomptes de votes d'AG où l'on ne dispose pas de la liste des votants et de leurs votes ?

3) Sur les garanties : j'en ai toute une liste, un véritables poème, qui s'écroulent comme par magie lors de RJ ou LJ, en majorité en tout cas, certaines plateformes, plus agiles ou persuasives arrivant à les utiliser.

4) Sur les pénalités/intérêts de retard : ils ne sont que théoriques en effet, et ne peuvent être payés immédiatement la plup , le vrai "juge de paix" pour l'investisseur-épargnant, c'est la récupération du capital et des intérêts, sinon prévus, du moins compensant l'inflation ?

(honte aux plateformes annonçant "sortie positive" en remboursant juste le capital des années après le prêt, certaines ayant en plus prélevé des frais sur l'investisseur !)

Un versement périodique avec une période plus courte que l'année (trimestre ? Le mensuel est fastidieux à gérer, ) me semblerait bien 



   
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 gnp
(@gnp)
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@investisseur21 J'ai cité Wiseed, mais d'autres PF doivent se sentir visées.

Oui sur la "démocratie" incohérente, les PF et l'emprunteur étant maitres du jeu, les changements de nature de projet (impliquant notamment des travaux pour des projets vendus "s



   
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 gnp
(@gnp)
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(Désolé de ces posts prématurés)  Impliquant des travaux "avec dépôt de permis de construire" pour des projets vendus initialement sans travaux mériteraient de la part des prêteurs, de pouvoir exiger le remboursement immédiat, quel que soit le vote général, cette possibilité étant notifiée dans les documents de vote.

Le pire secteur pour mes pertes, c'est l'immobilier, du fait de sa complexité et des montants élevés des parts (entre 500 et 2000€, j'ai rarement vu 100€), mais la conjoncture économique est évidemment cruciale pour les entrepreneurs.

L'illiquidité des placements est en effet  terrible même avant RJ ou LJ

Je n'avais pas besoin de l'argent investi en 2019, mais maintenant 5 ans après le terme, c'est une autre histoire ... Et on me propose des plans de LJ sur 10ans avec des remboursements initiaux ne couvrant même pas l'inflation !



   
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 gnp
(@gnp)
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Au final, le crowdfunding peut donc se prolonger sur 10 à 15 ans au delà du terme initial, donc diversifiez aussi les secteurs, entrepreneurs, PF et projets. Et d'abord vos types de placements.

Et les pertes étant de moins en moins "amortissables" fiscalement, c'est aussi un point négatif, incitant à mettre son argent ailleurs



   
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Patrick Setzekorn Patrick Setzekorn
Bonjour lecteur anonyme @lecteur anonyme

Je vois que tu t'intéresses à La Première Brique. N'hésite pas à rejoindre le forum N°1 du Crowdfunding. Tu pourras ainsi t'abonner aux différents sujets, et bénéficier gratuitement des outils d'évaluation. Investisseurs débutants ou confirmés sont les bienvenus : L'idée est vraiment d'être dans le partage d'expérience.


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