Hôtel The Originals City Carquefou
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Détail du projet Hôtel The Originals City Carquefou
Ce projet consiste en une opération de refinancement hypothécaire adossée à la rénovation complète d'un établissement hôtelier existant et en exploitation. L'Hôtel The Originals City, Hôtel Novella Confort, est un établissement de 38 chambres situé à Carquefou, au cœur de la zone d'activité économique de Nantes-Carquefou.
Garanties
- hypothèque de premier rang sur l'établissement hôtelier,
- caution solidaire et indivisible
- visibilité continue sur les comptes bancaires liés à l'opération via un accès en open banking permettant au Représentant des Obligataires de consulter en temps réel les mouvements, soldes et flux.
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⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette analyse est fournie à titre pédagogique pour aider à décrypter un dossier de crowdfunding immobilier. Elle peut comporter des erreurs, omissions ou mauvaises interprétations. Elle ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation. Investir en financement participatif immobilier comporte notamment des risques de perte en capital, d’illiquidité, de retard de remboursement et d’aléas juridiques ou opérationnels. Une analyse complète ne peut être valablement menée que par un professionnel ayant accès à l’intégralité des pièces, aux sûretés signées, aux comptes détaillés et aux échanges avec les parties.
Vue d’ensemble
Il s’agit d’un refinancement hypothécaire d’un hôtel existant en exploitation, avec un besoin total de 500 k€, sur une durée de 18 mois pouvant aller jusqu’à 36 mois. Le produit de l’émission sert principalement à refinancer 450 k€ de dette existante, le solde couvrant 8 k€ de frais de notaire et 42 k€ de frais financiers. Le dossier indique une stratégie de sortie fondée soit sur la poursuite de l’exploitation avec refinancement bancaire post-travaux, soit sur des flux d’exploitation améliorés après rénovation.
Le point central à comprendre est donc simple : ce n’est pas un projet de création de valeur rapide par revente d’un actif vide, mais un dossier d’exploitation hôtelière reposant sur la capacité d’un établissement ancien à rester rentable, à se moderniser sans dérapage, puis à retrouver une solution bancaire ou locative crédible dans les délais.
Ce que j’en retiens immédiatement
👍 Points plutôt favorables
Le dossier bénéficie d’une hypothèque de premier rang sur l’immeuble, d’une caution personnelle solidaire, et d’un droit de regard continu sur le compte bancaire principal via open banking. Le contrat prévoit aussi qu’aucune dette supplémentaire ne peut être contractée sans accord préalable de la masse obligataire.
L’exploitant existe depuis longtemps et l’entité opérationnelle est active depuis 1987 selon les sources publiques consultées. Je n’ai pas trouvé, dans les résultats publics consultés, de procédure collective récente visant cette société.
Les comptes publics 2022 montrent une société profitable cette année-là, avec environ 313 k€ de chiffre d’affaires, 60 k€ de résultat d’exploitation, 44,6 k€ de résultat net, 273,6 k€ de capitaux propres et 61,3 k€ de dettes totales. Cela confirme qu’il ne s’agit pas d’une coquille vide sans historique.
⚠️ Points de vigilance majeurs
Le projet est financé à 100% par les investisseurs, avec 0 € de fonds propres apportés sur l’opération. C’est, à mes yeux, le principal drapeau rouge du dossier. Toute dérive de coût, tout retard, toute sous-performance d’exploitation retombe donc presque entièrement sur la dette obligataire.
Le produit de la levée sert d’abord à refinancer une dette existante, pas uniquement à financer des travaux créateurs de valeur. Cela réduit l’effet “argent neuf = transformation”. Une partie du risque est donc celui d’un recyclage de dette avec pari sur une amélioration future.
Le remboursement du principal ne paraît pas couvert par les seuls flux d’exploitation sur l’horizon annoncé. Le dossier mentionne 80 k€ annuels nets après intérêts. Même en supposant ce niveau atteint et maintenu, cela ne rembourse pas spontanément 500 k€ en 18 à 36 mois ; il faudra donc très probablement une sortie bancaire, une cession ou une restructuration d’exploitation.
Marché local et emplacement
L’emplacement a un vrai sens pour une exploitation hôtelière orientée affaires : Carquefou compte 20 535 habitants en 2022 et affiche une croissance démographique moyenne d’environ 1,0% par an entre 2016 et 2022. Les zones d’activités de Nantes, Saint-Herblain, Carquefou et Bouguenais concentrent 50% des emplois métropolitains et plus de 7 660 établissements, ce qui soutient structurellement la demande affaires.
Le tourisme d’affaires nantais reste réel : le rapport annuel 2024 de la métropole mentionne 120 manifestations MICE à la Cité des Congrès et 68 événements accueillis au Parc des Expositions. C’est favorable pour la profondeur de marché.
En revanche, il faut éviter de sur-idéaliser ce marché. Les taux d’occupation hôteliers restent cycliques : en Loire-Atlantique, l’Insee publie par exemple 48,1% en janvier 2025, 50,7% en février 2025 et 54,0% en mars 2025. Autrement dit, la demande existe, mais elle n’efface ni la saisonnalité ni la pression concurrentielle.
La pression concurrentielle est bien réelle dans le secteur proche : des sources publiques recensent à Carquefou ou très près des établissements de 42 chambres, 79 chambres, et d’autres unités de chaîne sur le marché local. Par ailleurs, Nantes continue d’accueillir de nouvelles offres hôtelières.
Lecture critique de la structure financière
Voici les ratios clés que je retiens à partir du dossier :
LTV annoncé implicite : 50%
Le dossier valorise l’ensemble à 1,0 M€ et la dette obligataire à 500 k€. Sur le papier, c’est protecteur. Mais cette protection dépend totalement de la réalité de la valorisation et de la liquidité en cas de réalisation forcée, qui est toujours inférieure à une valeur théorique “business plan”.
LTC : 100%
Le coût total de l’opération est de 500 k€ et il est financé à 100% par la dette obligataire. Cela signifie aucun matelas d’equity de projet.
Couverture des intérêts par l’exploitation : correcte à court terme
Le prévisionnel indique 120 k€ de loyers annuels bruts encaissés pour 40 k€ de charge annuelle d’intérêts, soit une couverture brute d’environ 3,0x. C’est convenable pour le service des coupons. Mais cela ne répond pas à la question du remboursement du principal.
Capitaux propres historiques de l’exploitant : modestes par rapport à l’émission
Les comptes 2022 montrent 273,6 k€ de capitaux propres. C’est sérieux pour une PME hôtelière, mais cela reste inférieur au montant de l’émission, ce qui relativise la portée économique de la caution si les actifs personnels ou de groupe ne sont pas documentés.
Garanties : bonnes sur le papier, mais à nuancer
La sûreté principale est l’hypothèque de premier rang sur l’immeuble. C’est clairement mieux qu’une simple promesse de remboursement. Le suivi bancaire continu est aussi un vrai plus de monitoring.
Mais il faut garder trois nuances importantes :
D’abord, “couverture 100%” n’est pas synonyme de récupération 100%. En cas de défaut, il y a les délais, les frais, le risque de décote en vente forcée, et l’incertitude sur la valeur réalisable. Le dossier lui-même rappelle d’ailleurs que la présence de garanties ne constitue pas une garantie absolue contre les pertes.
Ensuite, la caution personnelle est signée sous seing privé et non notariée. Ce n’est pas anormal, mais c’est moins fort psychologiquement qu’une sûreté réelle additionnelle immédiatement mobilisable sur un actif clairement identifié.
Enfin, j’ai relevé une zone de complexité juridique : certains documents mettent surtout en avant l’hypothèque sur l’immeuble, tandis que le PV et le contrat évoquent aussi la mainlevée possible d’un nantissement de premier rang sur le fonds de commerce sous certaines conditions. Cela mérite une clarification précise sur le périmètre exact des sûretés réellement prises, leur rang, et ce qui peut être libéré en cours de vie.
Travaux et risque d’exécution
Le programme prévoit une rénovation assez large : sols, salles de bain, bardage bois, toiture, assainissement, espaces verts, literie et équipements. Ce n’est pas un simple rafraîchissement cosmétique. Il y a une part significative de travaux techniques, notamment toiture et assainissement.
Le point positif est que le contrat prévoit un séquestre travaux avec déblocage sur factures validées. Cela réduit le risque d’usage impropre des fonds.
Le point d’attention est qu’on ne voit pas, dans les documents transmis, de budget travaux très détaillé poste par poste, ni de marge de contingence explicite. Or un chantier sur hôtel exploité peut subir :
- phasage complexe,
- perturbation commerciale,
- surprises techniques sur bâti existant,
- surcoûts d’approvisionnement,
- dégradation temporaire du taux d’occupation.
Sur ce type d’actif, le risque n’est pas seulement “le chantier coûte plus cher”, mais aussi “le chantier coûte du chiffre d’affaires”.
Pré-commercialisation / visibilité sur les revenus
Il n’y a pas ici de pré-commercialisation au sens promotion résidentielle. On est sur un actif d’exploitation. Donc la vraie question est : quelle visibilité a-t-on sur les revenus futurs ?
Le dossier présente un prévisionnel de 120 k€ annuels bruts et mentionne aussi, dans la clause de cession du fonds, un bail commercial minimum de 10 k€ HT par mois si un repreneur d’exploitation est validé. C’est intéressant, mais cela veut aussi dire que le plan semble très dépendant d’un seuil locatif précis, sans grande marge au-dessus.
Je considère donc que le risque commercial n’est pas nul : l’établissement doit conserver ou améliorer son niveau d’activité pendant ou après travaux, dans un marché concurrentiel, avec une sortie qui pourrait reposer sur la capacité à convaincre un financeur bancaire ou un repreneur d’exploitation.
Point très important : incohérences à clarifier
J’ai relevé une incohérence publique non négligeable sur l’actif : les documents du dossier parlent de 38 chambres au 6 rue de l’Hôtellerie, tandis que certaines sources publiques autour de l’enseigne exploitée évoquent 48 chambres, voire 88 chambres, et parfois une adresse au 8 rue de l’Hôtellerie. D’autres sources touristiques locales confirment bien 38 chambres au 6 rue.
Je n’en déduis pas nécessairement un problème, mais cela doit être éclairci avant investissement : s’agit-il d’un changement d’enseigne, d’une distinction entre établissement “confort/premium”, d’un référencement agrégé, ou de plusieurs actifs voisins ? Tant que ce point n’est pas nettoyé, la lecture de la valorisation et du positionnement concurrentiel reste moins confortable.
Stress test simplifié
Voici une lecture prudente, à partir des chiffres du dossier.
Scénario de base du dossier
Valeur de sortie estimée : 1,0 M€
Dette obligataire : 500 k€
Buffer théorique avant frais de réalisation : 500 k€
Si la valeur de sortie baisse de 10%
Valeur : 900 k€
Buffer brut théorique : 400 k€
Toujours confortable sur le papier, mais uniquement si la valeur est réellement mobilisable et si la réalisation se fait sans forte décote.
Si la valeur baisse de 20%
Valeur : 800 k€
Buffer brut théorique : 300 k€
La marge de sécurité existe encore, mais commence à devenir beaucoup moins impressionnante si l’on retranche :
- frais de procédure,
- frais de vente,
- éventuelle vacance ou baisse de performance,
- décote de réalisation forcée.
Si les travaux dérapent de 10% à 15%
Comme le LTC est déjà à 100%, tout surcoût de 50 à 75 k€ doit être absorbé par la trésorerie d’exploitation, un apport complémentaire, ou une restructuration. C’est le point de fragilité le plus évident du montage.
Si l’exploitation déçoit
Le service des intérêts paraît tenable à court terme si le niveau de revenus reste proche du prévisionnel, mais le remboursement du principal deviendra plus dépendant encore d’une solution externe. C’est pourquoi ce dossier me semble être avant tout un pari sur la qualité de la sortie, plus qu’un simple pari sur le coupon mensuel.
Notation synthétique
Localisation / profondeur de marché : ★★★★☆
Bonne zone d’activité, demande affaires crédible, mais concurrence réelle.
Solidité historique de l’exploitant : ★★★☆☆
Historique long et comptes 2022 bénéficiaires, mais taille modeste face au montant levé et visibilité publique limitée sur les exercices les plus récents.
Structure financière : ★★☆☆☆
LTV théorique séduisant, mais 0 apport projet et 100% dette.
Qualité des garanties : ★★★☆☆
Hypothèque rang 1 + caution + monitoring bancaire : bon socle, mais valeur réellement récupérable à tester, et périmètre juridique des sûretés à clarifier.
Risque travaux / exécution : ★★☆☆☆
Travaux plus techniques qu’un simple relooking, absence de vraie marge de contingence visible.
Visibilité sur la sortie : ★★☆☆☆
Le principal semble dépendre d’un refinancement, d’une cession ou d’une stabilisation locative/exploitation, plus que d’un amortissement naturel par cash-flow.
Conclusion
Mon analyse est celle d’un dossier intermédiaire : plus solide qu’un projet purement spéculatif sans actif, mais nettement moins confortable qu’un refinancement adossé à un apport significatif du sponsor et à une sortie déjà sécurisée.
Le vrai sujet n’est pas tant l’existence de l’hôtel ou l’historique d’exploitation, qui paraissent réels et crédibles, que la combinaison suivante : 100% financement obligataire, refinancement d’une dette existante, travaux sur actif exploité, et remboursement du principal probablement dépendant d’une sortie externe.
Avant toute décision, j’irais chercher en priorité :
- le détail poste par poste du budget travaux et la contingence,
- la preuve documentaire de la valeur de 1,0 M€,
- la nature exacte des sûretés sur immeuble et fonds,
- les comptes 2023/2024 complets,
- et une explication claire sur l’incohérence publique du nombre de chambres / adresse / enseigne.
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