SAINT EMILION
Tokimo

Tokimo - SAINT EMILION - 21/11/2025
Détail du projet SAINT EMILION
🏡 Actif : Ensemble immobilier, d’une superficie totale 592m2 , composé de trois bâtiments : un premier bâtiment de 11 appartements, un second bâtiment indépendant d’un appartement, ainsi qu’une maison individuelle.
🏗️ Stratégie : Réhabilitation complète sous le régime de la Vente d’Immeuble à Rénover (VIR), avec rénovation et revente des 13 lots du studio au T3, ainsi que la maison. Le projet est éligible au dispositif Malraux (réduction d’impôt de 30 %). À ce jour, 84% des lots ont une option de sortie.
Garanties
- Hypothèque inscrite de premier rang sur l’actif
- Caution Personnelle Notariée des associés
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Ressources utiles
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Investisseur sur plus de 2 600 projets / 570K€ / Via 35 plateformes
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⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Ce qui suit est une analyse automatique, à visée pédagogique, basée sur les documents fournis par la plateforme et sur des recherches externes.
Elle peut contenir des erreurs ou des biais d’interprétation, ne remplace en aucun cas le travail d’un professionnel de l’investissement et ne constitue pas une recommandation d’investir ou de ne pas investir.
Le crowdfunding immobilier comporte des risques importants : perte totale ou partielle du capital, retard de remboursement, illiquidité (impossible de revendre facilement), risque juridique et opérationnel. Il est crucial de faire vos propres vérifications (audit du montage, du marché, de l’opérateur, des garanties) ou de vous faire accompagner par un professionnel avant toute décision.
1. Synthèse du projet (vue d’ensemble)
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Type d’opération : réhabilitation lourde d’un ensemble ancien en cœur de village viticole classé, avec vente en Vente d’Immeuble à Rénover (VIR), éligible au dispositif fiscal de type Malraux.
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Asset :
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3 bâtiments, pour une surface totale de l’ordre de 592 m² (appartements + maison).
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Objectif : créer 12 logements (11 appartements + 1 maison) entièrement rénovés, dans un cadre patrimonial très qualitatif.
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Montage :
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Société de projet dédiée (SPV), créée spécifiquement pour l’opération.
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Financement participatif obligataire pour l’acquisition de l’immeuble.
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Les travaux sont financés par les appels de fonds VIR aux acquéreurs finaux (classique en Malraux).
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Durée prévisionnelle : environ 18 mois (acquisition → travaux → livraison et sortie de l’obligation), avec possibilité de prorogation contractuelle.
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Pré-commercialisation :
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Une partie significative des logements est déjà réservée ou vendue (les docs parlent de plus de 40 % du chiffre d’affaires sécurisé), via différents réseaux de distribution spécialisés en défiscalisation Malraux.
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Garanties investisseurs (d’après la doc) :
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Hypothèque de 1er rang sur les lots d’habitation (hors maison, qui reste non grevée).
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Engagements notariés / garanties personnelles du(ou des) porteur(s).
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Garantie financière d’achèvement liée au montage VIR.
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Idée clé : le risque principal n’est pas tant le foncier (bien placé, avec valeur patrimoniale forte), que la capacité du porteur à mener les travaux, piloter la commercialisation à un prix cohérent, et gérer la trésorerie dans un contexte de marché moins euphorique.
2. Marché local & positionnement prix
2.1. Contexte Saint-Émilion
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Village viticole mondialement connu, classé UNESCO, avec forte attractivité touristique et patrimoniale.
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Demande immobilière portée :
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par des investisseurs patrimoniaux (Malraux, déficit foncier),
-
par des résidences secondaires haut de gamme,
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par des actifs touristiques (gîtes, location saisonnière).
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-
Le parc est composé d’un bâti ancien, souvent à rénover, avec offre qualitative limitée en logements entièrement refaits, ce qui justifie des niveaux de prix élevés.
2.2. Prix de marché observés
Sur les annonces récentes en centre de Saint-Émilion :
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Appartements rénovés en loi Malraux ou assimilé :
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Un programme de réhabilitation dans la même rue (ou à proximité immédiate) affiche des prix “à partir de ~ 187 000 €” pour des petites surfaces, ce qui, ramené au m², confirme un positionnement autour de 6 000–7 000 €/m² selon les lots.Selogerneuf+1
Les données agrégées type WenData/Yanport citées dans la brochure vont dans le même sens avec un prix moyen autour de 5 600 €/m² pour les appartements, en forte hausse sur 5 ans mais en léger repli récent.
2.3. Cohérence du positionnement du projet
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Le projet se positionne clairement dans la fourchette haute du marché résidentiel “standard”, mais en ligne avec les prix observés sur les opérations Malraux réhabilitées de centre bourg.SeLoger+1
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Cible clairement identifiée :
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Contribuables cherchant de la défiscalisation Malraux sur un village emblématique,
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clientèle patrimoniale aimant la “vieille pierre” plus que la stricte rentabilité locative.
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Risques côté marché :
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Segment assez étroit : investisseurs en défiscalisation + CSP aisées ; en cas de durcissement fiscal ou de baisse d’appétit pour ce type de dispositif, la profondeur de marché peut vite se réduire.
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Contexte macro (hausse de taux, durcissement du crédit, fiscalité) : peut peser sur le rythme des ventes et forcer le porteur à consentir des rabais ou allonger les délais.
3. Opérateur & solidité
3.1. Société de projet (SPV)
-
La société de projet dédiée à l’opération a été créée très récemment (été 2025), avec un capital social faible (de l’ordre de 1 000 €) et sans historique de comptes publiés.Pappers+1
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C’est classique pour un SPV immobilier, mais cela signifie :
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pas de track-record juridique propre,
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aucune “cagnotte” interne pour absorber un gros dérapage.
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3.2. Groupe / sponsors derrière le SPV
En regardant les personnes et sociétés mentionnées dans la documentation (sans les citer ici) et en recoupant avec des bases publiques (Pappers, Infogreffe, LinkedIn…) :Pappers+2Pappers+2
-
On retrouve des profils avec 15–20 ans d’expérience dans :
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la restauration immobilière haut de gamme (Malraux, monuments historiques, “vieille pierre”),
-
le conseil en gestion de patrimoine et la distribution de produits de défiscalisation,
-
des fonctions de direction de groupes d’immobilier ancien d’exception.
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-
Plusieurs sociétés “sœurs” ou liées dans les domaines :
-
marchands de biens,
-
promotion / réhabilitation,
-
distribution de programmes Malraux.
-
Points de vigilance importants :
-
Certaines structures liées ont connu au moins une procédure collective, ce qui montre que tout n’a pas été un long fleuve tranquille.Pappers+1
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Le “groupe” est assez fragmenté (multiples SCI/SAS, holding, sociétés de services), ce qui rend l’analyse consolidée plus difficile.
3.3. Historique crowdfunding
-
La plateforme utilise déjà ce porteur pour d’autres opérations (visible sur la plateforme et sur des forums d’investisseurs), et le “groupe” a déjà travaillé avec d’autres plateformes de crowdfunding par le passé.objectif-renta.com+1
-
Il existe aussi un historique de montages avec des tiers spécialisés dans les opérations Malraux et des collectes significatives.
Conclusion opérateur :
+ : vraie expertise de niche sur les réhabilitations patrimoniales, réseau de distribution spécialisé, savoir-faire fiscal.
– : SPV jeune sans bilan, environnement corporate complexe, quelques traces de procédures collectives dans l’écosystème. On n’est clairement pas dans le profil “promoteur institutionnel ultra-solide”.
4. Montage financier & ratios
(Je reste volontairement général sur les chiffres et ne mentionne pas le taux cible, comme demandé.)
4.1. Structure de financement
D’après la doc et l’annexe financière :
-
Obligations crowdfunding : env. 874 k€, destinés à financer principalement le foncier / acquisition.
-
Apport en fonds propres du porteur : env. 350 k€ (en cash et/ou via portage des frais amont).
-
Budget travaux annoncé : env. 1,14 M€.
-
Frais annexes (honoraires, assurance, commercialisation, intérêts, fiscalité…) : non détaillés dans votre extrait, mais typiquement plusieurs centaines de milliers d’euros sur un projet de ce type.
La plateforme met en avant des ratios internes :
-
LTV ~ 22 %
-
LTC ~ 24 %
-
LTA ~ 24 % (selon le type de ratio).
Ces ratios sont calculés en rapportant l’expo obligataire à la valeur de marché des lots hypothéqués (et non au coût projet), d’où des pourcentages très bas qui peuvent être un peu “trompeurs” pour un non-initié.
4.2. “Risque à terminaison” par m²
La brochure mentionne un “risque à terminaison capital dettes obligataires” d’environ 1 700 €/m² sur les surfaces grevées d’hypothèque.
En recoupant :
-
Le montant de l’obligation (~874 k€) rapporté aux surfaces effectivement hypothéquées (les logements hors maison) aboutit bien à une exposition ≈ 1 700 €/m².
-
À comparer à un prix de marché constaté ≈ 5 600–6 800 €/m² pour des produits comparables rénovés en plein cœur de Saint-Émilion.SeLoger+2Figaro Immobilier+2
En théorie, en cas de défaillance et de réalisation de la garantie :
-
Même avec une décote de −40 % sur la valeur de marché (ex. 5 600 → 3 360 €/m²), la valeur théorique reste très supérieure à l’exposition obligataire (3 360 vs 1 700 €/m²), soit un multiple de couverture ≈ 2.
-
Ça donne une “marge de sécurité” hypothécaire confortable… sur le papier.
Limites de ce confort :
-
La maison n’est pas couverte par l’hypothèque, donc une partie de la valeur globale de l’immeuble n’est pas prise en compte.
-
La réalisation d’une hypothèque sur un chantier en cours ou mal ficelé peut être longue, coûteuse, et avec forte friction (travaux inachevés, lots invendables à court terme, etc.).
-
Le calcul est basé sur des estimations de valeur sous hypothèse de travaux achevés. Si le chantier est interrompu avant la fin, la valeur réelle peut être bien inférieure aux comparables neufs.
5. Nature et difficulté des travaux
5.1. Nature des travaux
On est clairement sur une réhabilitation lourde :
-
Bâti ancien en pierre, en zone patrimoniale, avec contraintes d’intégration architecturale.
-
Travaux typiques observés sur des opérations proches :
-
réfection de couverture et charpente,
-
restauration de façades et menuiseries dans le respect des prescriptions ABF,
-
refonte complète des logements (isolation, acoustique, réseaux, distributions intérieures).Norvefa+1
-
Les docs indiquent un budget travaux > 1,1 M€ pour ~12 logements, ce qui correspond bien à une rénovation lourde patrimoniale (coût par m² élevé, mais cohérent avec le segment).
5.2. Complexité & risques techniques
Points positifs :
-
Équipe sponsor avec une expérience forte sur ce type d’immeubles anciens.
-
Budget travaux a priori dimensionné pour du haut de gamme (ce n’est pas une rénovation “low cost”).
Points de vigilance :
-
Risque classique de dérapage de coûts sur patrimonial ancien (mauvaises surprises structurelles, réseaux, contraintes ABF).
-
Les autorisations et prescriptions patrimoniales peuvent allonger les délais (validation de matériaux, modifications en cours de chantier, etc.).
-
Dans une VIR, une partie du risque travaux est en pratique “répercutée” sur l’acquéreur (qui paie les travaux au fur et à mesure), mais si le chantier déraille trop, c’est tout le montage qui se grippe, avec potentiellement :
-
litiges clients,
-
retards,
-
surcoûts non couverts par les appels de fonds.
-
6. Commercialisation & pré-ventes
6.1. Niveau actuel
Les docs mentionnent :
-
Plus de 40 % du chiffre d’affaires déjà sécurisé (réservations/compromis).
-
Commercialisation assurée via plusieurs canaux :
-
réseaux spécialisés en défiscalisation Malraux,
-
distributeurs patrimoniaux de niveau national,
-
la notoriété de la destination Saint-Émilion (mise en avant dans les plaquettes des distributeurs).Défiscalisation Loi Malraux+2E-Cub+2
-
6.2. Qualité de la pré-commercialisation
La doc reste assez floue sur la nature juridique des engagements :
-
Part de simples lettres d’intention / réservations vs compromis signés ?
-
Conditions suspensives (obtention financement bancaire des investisseurs, validation fiscale, etc.) ?
Sans accès aux compromis eux-mêmes, il faut considérer :
-
qu’un pourcentage de “perte” de ces pré-ventes est probable (désistements, refus de crédit, changement fiscal, etc.) ;
-
que la force de frappe commerciale semble réelle (groupe très connecté à la niche Malraux).
7. Garanties & structuration du risque pour l’investisseur
7.1. Garanties théoriques
D’après la brochure :
-
Hypothèque de 1er rang sur les appartements (lots VIR), à hauteur d’un montant permettant de couvrir le capital obligataire plus une partie des intérêts.
-
Éventuelles garanties personnelles de certains membres du groupe, actées notarialement.
-
Garantie financière d’achèvement liée aux obligations du vendeur en VIR (protection surtout pour les acquéreurs finaux de logements).
7.2. Qualité réelle pour un obligataire
Points positifs :
-
Le ratio exposition / valeur (≈1 700 €/m² vs 5 600–6 800 €/m²) est, en théorie, très favorable à l’obligataire.
-
La première inscription hypothécaire donne une antériorité forte sur d’éventuels créanciers ultérieurs (hors Trésor/URSSAF…).
Points de vigilance :
-
La maison ne fait pas partie du périmètre hypothéqué, donc si une partie de la valeur se concentre dessus, elle n’est pas un matelas pour l’obligataire.
-
Réaliser une hypothèque nécessite :
-
une action coordonnée de la plateforme et des obligataires,
-
du temps,
-
des coûts (avocats, notaire, procédure).
-
-
La valeur de réalisation forcée est souvent bien inférieure aux estimations, surtout si le chantier n’est pas terminé.
8. Stress tests (simplifiés)
Ces stress tests sont pédagogiques, basés sur des hypothèses raisonnables mais non garanties (les chiffres précis de marge ne sont pas intégralement donnés dans votre extrait).
8.1. Hypothèse de base (approximative)
On suppose (ordre de grandeur) :
-
Surfaces vendables : ≈ 510 m² sous hypothèque (hors maison).
-
Prix moyen de vente visé : ≈ 6 500 €/m² → 3,3 M€ de CA.
-
Coût total “all-in” (foncier + travaux + frais + intérêts) : ≈ 2,3–2,4 M€.
→ Marge brute ≈ 0,9–1,0 M€, soit ~27–30 %.
Ce scénario n’est pas garanti, mais typique d’un montage Malraux “réussi”.
8.2. Stress test 1 : baisse des prix de vente
Scénario A : –10 % sur les prix de vente
-
Nouveau prix moyen ≈ 5 850 €/m² → CA ≈ 3,0 M€.
-
Marge brute ≈ 0,6–0,7 M€ (soit ~20–23 %).
→ L’opération reste rentable, mais avec une marge nettement réduite.
Scénario B : –20 % sur les prix de vente
-
Prix moyen ≈ 5 200 €/m² → CA ≈ 2,65 M€.
-
Marge brute ≈ 0,25–0,35 M€ (10–15 %).
→ On se rapproche d’une zone où un retard ou un surcoût supplémentaire peut faire basculer l’opération vers la perte.
Scénario C : –30 % sur les prix de vente
-
Prix moyen ≈ 4 550 €/m² → CA ≈ 2,3 M€.
-
CA ≈ coût total → marge proche de zéro.
→ Dans ce cas, le porteur perd sa marge ; l’obligataire pourrait encore être remboursé si la trésorerie est bien gérée, mais le risque de tension de liquidité devient élevé.
8.3. Stress test 2 : hausse des coûts de construction
Scénario D : +10 % sur le budget travaux (soit +114 k€ env.)
-
Coût total ≈ 2,4–2,5 M€.
-
Avec prix de vente inchangés (~3,3 M€), marge brute ≈ 0,8–0,9 M€ (~24–27 %).
→ Dégradation mais opération toujours confortable.
Scénario E : +20 % sur le budget travaux (+228 k€ env.)
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Coût total ≈ 2,53–2,63 M€.
-
Marge brute ≈ 0,6–0,7 M€ (~18–22 %).
→ L’opération reste viable mais devient beaucoup plus sensible à tout retard ou nouvelle dérive.
8.4. Stress test 3 : combinaison prix en baisse & coûts en hausse
Scénario F : –10 % sur les prix & +10 % sur les coûts
-
CA ≈ 3,0 M€ ; coût ≈ 2,4–2,5 M€.
-
Marge brute ≈ 0,5–0,6 M€ (~15–18 %).
Scénario G : –20 % prix & +20 % coûts
-
CA ≈ 2,65 M€ ; coût ≈ 2,53–2,63 M€.
-
Marge brute ≈ 0–0,1 M€ ; opération quasi à l’équilibre ou légèrement déficitaire.
Moralité des stress tests :
Il existe une vraie zone de sécurité tant que l’on reste dans une normalité de marché (prix stables à −10 % et coûts contenus).
Une double peine (prix en forte baisse & surcoût significatif) peut effacer la marge du porteur.
L’obligataire reste théoriquement protégé par l’hypothèque, mais la probabilité de retard / restructuration augmente nettement.
9. Durée, jalons & risque de dépassement
Calendrier type annoncé :
-
Acquisition & signature des actes.
-
Obtention / purge des autorisations complémentaires éventuelles.
-
Travaux de structure, façade, clos-couvert.
-
Second œuvre & finitions.
-
Livraison aux acquéreurs (appels de fonds VIR).
-
Remboursement des obligations.
Risques de dépassement :
-
Administratif / patrimonial : prescriptions ABF, ajustements techniques en cours de chantier.
-
Technique : découverte de désordres structurels non prévus (fréquent dans le bâti ancien).
-
Commercial :
-
allongement du délai pour vendre certains lots “moins sexy” (RDC, lots atypiques),
-
investisseurs Malraux plus rares si contexte fiscal/macro défavorable.
-
-
Trésorerie : décalage entre sorties (travaux) et entrées (appels de fonds / ventes), surtout si les notaires ou banques des acquéreurs ralentissent.
L’horizon de 18 mois sur une réhabilitation lourde patrimoniale me paraît ambitieux, mais pas délirant si le chantier est bien préparé et les pré-ventes solides. En revanche, un dérapage de 6–12 mois est tout à fait possible.
10. Notation par critère (sur 5 ⭐)
(Appréciation subjective et pédagogique, pas un rating réglementé.)
-
Localisation & marché : ⭐⭐⭐⭐☆
-
Village emblématique, marché patrimonial profond mais de niche.
− Dépendance à la clientèle Malraux haut de gamme.
-
-
Produit immobilier (qualité, attractivité) : ⭐⭐⭐⭐☆
-
Immeuble de caractère, petite copropriété, emplacement coeur de bourg.
− Surfaces relativement petites pour certains lots, certains risques de “reliquats” moins attractifs.
-
-
Montage financier & ratios : ⭐⭐⭐⭐☆
-
Exposition obligataire par m² théoriquement très basse vs valeurs de marché.
− Analyse très dépendante des hypothèses de valeur “une fois fini” et de la bonne fin des travaux.
-
-
Garanties : ⭐⭐⭐☆☆
-
1er rang hypothécaire sur les logements, ratio de couverture confortable.
− Maison non hypothéquée, incertitudes sur la valeur en scénario de faillite & temps de réalisation.
-
-
Opérateur / sponsor : ⭐⭐⭐☆☆
-
Vraie expertise historique sur le segment Malraux / vieille pierre, réseau de distribution patrimonial.
− SPV jeune sans historique, environnement corporate éclaté, traces de procédures collectives dans l’écosystème.
-
-
Complexité technique des travaux : ⭐⭐☆☆☆ (ici plus la note = plus c’est “facile” ; donc 2 = chantier complexe)
-
Expérience du sponsor atténue un peu le risque.
− Bâti ancien, patrimonial, nombreuses sources de surprises.
-
-
Commercialisation & exécution commerciale : ⭐⭐⭐☆☆
-
Pré-ventes significatives, réseau Malraux actif.
− Segment étroit, sensibilité au contexte fiscal & macro.
-
-
Profil global risque / rémunération : ⭐⭐⭐☆☆
-
Rémunération obligataire élevée pour compenser un risque réel de projet.
− On n’est clairement pas sur un risque “obligataire quasi-souverain” : il y a un risque projet significatif, même si partiellement collatéralisé.
-
11. Points forts & points d’attention
Points forts
-
Localisation très qualitative
-
Cœur d’un village viticole mondialement reconnu, à forte valeur patrimoniale et touristique.
-
-
Produit cohérent avec le marché cible
-
Logements patrimoniaux rénovés, éligibles Malraux, en ligne avec une clientèle d’investisseurs patrimoniaux.
-
-
Exposition obligataire par m² modérée
-
Ratio ≈ 1 700 €/m² vs comparables à 5 600–6 800 €/m² : bonne marge de sécurité théorique en cas de réalisation de l’hypothèque.
-
-
Expérience du sponsor sur ce type de niche
-
Historique sur l’immobilier ancien, la défiscalisation, et les réhabilitations patrimoniales.
-
-
Montage VIR
-
Les travaux sont en partie financés par les acquéreurs, ce qui limite le besoin de dette bancaire classique et donc certains risques.
-
Points d’attention / risques
-
SPV sans historique & environnement corporate complexe
-
Société récente, capital faible, comptes non publiés.
-
Groupe éclaté, avec quelques procédures collectives antérieures dans l’écosystème : risque de gouvernance / historique inégal à ne pas négliger.
-
-
Complexité technique de la réhabilitation
-
Bâti ancien patrimonial = probabilité de surprises techniques élevée.
-
Dérapages travaux potentiellement coûteux et longs.
-
-
Dépendance forte à un segment de clientèle fiscalisée
-
Si les investisseurs Malraux se raréfient (changements fiscaux, conjoncture), les derniers lots peuvent être plus difficiles à écouler, avec besoin de rabais.
-
-
Hypothèque partielle & risque en scénario de défaut
-
La maison n’est pas hypothéquée.
-
La réalisation de garantie est longue, coûteuse, et la valeur de réalisation forcée pourrait être bien plus basse que les estimations.
-
-
Calendrier potentiellement optimiste
-
18 mois pour acquisition + travaux lourds + ventes = ambitieux sur ce type de dossier.
-
Risque non négligeable de retard et d’extension de durée, ce qui impacte directement l’investisseur (capital immobilisé plus longtemps).
-
12. Conclusion (sans recommandation)
Ce projet de réhabilitation patrimoniale à Saint-Émilion présente un profil assez typique des opérations Malraux de niche :
-
Atouts forts : emplacement, produit “vieille pierre” très recherché par certains investisseurs, exposition obligataire théoriquement bien couverte par la valeur des biens, équipe expérimentée sur ce segment.
-
Risques réels : complexité des travaux, dépendance à une clientèle fiscalisée, montage via un SPV jeune sans historique, environnement corporate avec quelques signaux mitigés, possibilité non négligeable de retards et de tensions de trésorerie en scénario défavorable.
Pour un investisseur, l’enjeu est de décider si :
-
ce niveau de risque projet,
-
dans un contexte macro et immobilier moins porteur qu’il y a quelques années,
justifie l’immobilisation de son capital et la rémunération proposée.
Avant toute décision, il serait prudent de :
-
Demander à la plateforme :
-
le détail de l’annexe financière (coûts, marges, calendrier),
-
la liste précise des pré-ventes (compromis signés vs simples réservations),
-
les garanties personnelles exactes (qui garantit quoi, pour quel montant, dans quelles conditions ?).
-
-
Vérifier par vous-même les comptes et historiques des sociétés liées (via Pappers / Infogreffe).Pappers+2Annuaire des Entreprises+2
-
Intégrer ce projet dans une diversification large (plusieurs plateformes, plusieurs porteurs, plusieurs localisations).
Cette analyse est un outil de réflexion pour vous aider à mesurer la complexité d’un projet de crowdfunding immobilier, mais elle ne remplace pas une due diligence professionnelle ni votre propre jugement.
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