La Glace
La Première Brique

Détail du projet La Glace
Le projet porte sur l’acquisition des murs d’un local commercial situé en région parisienne, dans le cadre d’un refinancement bancaire. Par ailleurs, il est garanti par deux immeubles expertisés par CBRE en février 2026, pris en hypothèque de premier rang, offrant une couverture hypothécaire largement supérieure au montant de la collecte. La majorité des fonds levés sera ainsi dédiée à cette acquisition, le solde étant alloué à des frais annexes de l'opérateur.
Le local commercial développe une surface d’environ 75 m², comprenant un espace de vente en rez-de-chaussée ainsi qu’une réserve en sous-sol. Il est actuellement occupé par Gérard Taurin, artisan glacier, Meilleur Ouvrier de France et associé de notre opérateur.
Garanties
- Hypothèque de 1er rang
-
Caution personnelle
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⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette analyse a une vocation pédagogique. Elle peut contenir des erreurs, des approximations ou des angles morts. Elle ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation de souscrire. Le crowdfunding immobilier comporte un risque de perte en capital, d’illiquidité, de retard et de défaut. Une analyse complète doit idéalement être menée par un professionnel, avec accès à l’ensemble des pièces juridiques, bancaires, fiscales, locatives et notariales.
Projet “La Glace” — analyse investisseur
1) Lecture ultra-rapide
Ce que j’en retiens
🟢 Dossier simple dans son exécution : ce n’est pas une opération de promotion lourde ni de travaux complexes, mais surtout une acquisition/refinancement d’un local commercial déjà loué. Cela réduit nettement le risque chantier.
🟢 Package de garanties assez fourni sur le papier : hypothèque de 1er rang sur trois actifs (le local acquis + deux immeubles déjà détenus) et caution personnelle. La couverture annoncée de 217 % vient bien du cumul des trois biens hypothéqués.
🟠 Le point clé du dossier n’est pas le travaux, mais la liquidité/sortie : la capacité à refinancer, revendre ou mobiliser les actifs dans les délais. Le contrat prévoit une durée courte avec échéance finale au plus tard en octobre 2027.
🟠 Le local cible n’est pas expertisé dans les documents fournis : on dispose du prix d’acquisition et du loyer annuel, mais pas d’un rapport d’expertise indépendant du bien francilien dans le dossier transmis. Cela limite l’analyse de la valeur réelle du collatéral principal.
🟠 Les garanties additionnelles sont situées dans une petite ville secondaire : elles ont été expertisées par un acteur reconnu, mais elles sont localisées dans un marché moins liquide que l’actif principal. En cas de réalisation forcée, la vitesse de revente peut être un vrai sujet.
🔴 Structure de trésorerie courte : la société de projet affiche très peu de trésorerie disponible dans les comptes fournis, ce qui réduit le coussin en cas d’imprévu.
2) Présentation du montage
Le projet consiste à financer l’acquisition d’un local commercial d’environ 75 m² sur deux niveaux en région parisienne. Le local est déjà occupé et génère un loyer annuel de 27 000 €. Le prix d’acquisition communiqué est de 425 000 €.
Le financement participatif porte sur 570 000 €, avec remboursement in fine. Le contrat indique qu’après frais de dossier prélevés par la plateforme, 527 250 € sont effectivement décaissés à l’emprunteur.
Ce que cela implique
- Le projet n’est pas une opération classique “achat + gros travaux + revente”.
- C’est davantage une ligne de trésorerie sécurisée par actifs immobiliers.
- Le risque principal est donc moins technique que financier et de sortie.
3) Analyse des actifs et des garanties
A. Actif principal financé
Le bien financé est un local commercial francilien, loué, avec un loyer annuel de 27 000 € pour un prix d’acquisition de 425 000 €. Cela correspond à un rendement locatif brut implicite d’environ 6,35 % sur le prix d’achat, ce qui paraît cohérent pour un commerce de proximité bien placé, sans être exceptionnel. Calcul à partir des chiffres du dossier.
Point positif
Un actif déjà loué est plus lisible qu’un local vacant ou qu’un immeuble en restructuration.
Point de vigilance
Le dossier ne contient pas, parmi les pièces fournies, d’expertise indépendante du local de Bois-Colombes. On doit donc raisonner sur un prix d’achat communiqué, pas sur une valeur indépendante documentée.
B. Garanties additionnelles
Deux immeubles mixtes situés à Mortagne-au-Perche sont apportés en hypothèques de 1er rang. Ils ont été expertisés à 460 000 € et 350 000 €, soit 810 000 € au total.
Ces deux immeubles ont plusieurs caractéristiques utiles :
- ils ont été rénovés en 2021 et sont présentés en très bon état ;
- ils sont situés en hyper-centre, mais dans une localisation secondaire selon les expertises ;
- leur valorisation repose largement sur un plein potentiel locatif théorique, alors que l’occupation actuelle est partielle ou faible.
Lecture critique
La garantie est forte en volume théorique, mais moins forte en liquidité réelle :
- petite ville,
- marché plus étroit,
- occupation faible,
- commercialisation potentiellement plus lente.
Autrement dit, la sûreté paraît bonne “sur tableur”, mais probablement moins instantanément mobilisable qu’un actif francilien liquide.
C. Couverture hypothécaire : bonne, mais à lire correctement
Le contrat prévoit une hypothèque de premier rang sur les trois biens. Sur cette base :
- valeur cumulée annoncée : 1 235 000 € (425 000 + 810 000),
- dette participative : 570 000 €.
Cela donne :
- LTA/LTV sur actifs hypothéqués totaux ≈ 46,2 %
- couverture ≈ 217 %, ce qui correspond à la présentation commerciale.
Mais attention
Si on regarde uniquement les garanties additionnelles de Mortagne-au-Perche, le ratio monte à environ 70,4 %. Ce n’est plus la même lecture du risque.
Autrement dit, la robustesse de la sûreté dépend aussi de la bonne valeur du local principal.
4) Marché local
A. Marché de l’actif principal : Bois-Colombes
Bois-Colombes est une commune dense et plutôt favorisée des Hauts-de-Seine, avec un parc de logements peu vacant à l’échelle communale et une vocation commerciale de centre-ville soutenue par le PLU sur certains axes structurants, dont la rue du Général Leclerc.
Des annonces récentes de commerces à louer dans la commune montrent des loyers faciaux autour de 276 à 282 €/m²/an sur certains comparables de marché diffusés en ligne.
Lecture critique
Le local financé affiche un loyer annuel de 27 000 € pour 75 m², soit un ratio facial d’environ 360 €/m²/an si on prend la surface brute telle quelle.
Ce niveau peut sembler supérieur aux comparables d’annonces larges, mais la comparaison est imparfaite :
- le local est peut-être en bon emplacement,
- la surface comprend une réserve/sous-sol,
- les annonces publiées ne reflètent pas toujours les loyers signés réels.
Conclusion marché Bois-Colombes : la commune est porteuse, mais le dossier aurait été plus rassurant avec une expertise indépendante du local ou des comparables précis de la rue.
B. Marché des garanties : Mortagne-au-Perche
Les expertises indiquent une commune de 3 898 habitants et un marché local jugé attractif depuis le Covid, mais avec une localisation secondaire des actifs et un contexte socio-économique moins porteur que la moyenne nationale.
Les rapports mentionnent notamment :
- revenu moyen inférieur à la moyenne nationale,
- taux de chômage supérieur à la moyenne nationale,
- mais aussi marché sous-offreur et évolution positive des prix métriques sur 5 ans.
Les références locatives retenues par l’expert sont raisonnables pour ce type de petite ville :
- commerce : 100 à 160 €/m²/an observés,
- logement : 12 à 16 €/m²/mois observés selon typologie.
Lecture critique
Les garanties de Mortagne jouent bien leur rôle de collatéral complémentaire, mais je les considère comme :
- bonnes en valeur,
- moyennes en liquidité,
- sensibles au délai de revente.
5) Analyse financière du porteur
A. Société de projet
Les comptes fournis montrent, au 31/12/2025 :
- total bilan : 1,524 M€,
- capitaux propres : 613 k€,
- dettes financières : 829 k€,
- trésorerie : 1,8 k€,
- résultat net : -115 k€.
Ce que ça raconte
- Capitaux propres redevenus positifs : c’est mieux qu’en 2024.
- Endettement encore significatif.
- Trésorerie très faible : c’est le point faible le plus évident.
- Résultat encore négatif, même s’il s’améliore par rapport à l’exercice précédent.
B. Holding
La holding affiche un bilan plus important, avec environ :
- total bilan : 6,13 M€,
- capitaux propres : 899 k€,
- dettes : 5,23 M€.
Lecture critique
Le groupe montre une certaine surface patrimoniale, mais aussi un levier élevé.
Je ne vois pas un profil “ultra-cash”, mais plutôt un profil patrimonial/endetté, assez classique en immobilier.
6) Structure du financement
Le point à ne pas rater est le suivant :
le contrat mentionne 7,5 % TTC de frais de dossier, prélevés sur le montant financé, soit 42 750 €. L’emprunteur ne reçoit donc que 527 250 €.
Or :
- acquisition du local : 425 000 €
- montant net décaissé : 527 250 €
Il reste donc environ 102 250 € entre le décaissé net et le prix d’achat, destinés selon la documentation à des frais annexes de l’opérateur.
Lecture critique
C’est un vrai point d’attention :
- la dette levée dépasse le simple prix d’acquisition,
- l’usage détaillé du surplus n’est pas documenté finement dans les pièces reçues,
- cela augmente le besoin de refinancement/sortie à l’échéance.
7) Risques principaux
Risque 1 — Risque de sortie / refinancement
C’est le risque central du dossier.
Pour rembourser in fine, il faut à l’échéance :
- refinancer,
- revendre un ou plusieurs actifs,
- ou disposer de liquidités externes suffisantes.
Comme la société de projet a peu de trésorerie visible, la sortie repose surtout sur la valeur des actifs et la capacité à les mobiliser.
Risque 2 — Valeur réelle du local principal
Pas d’expertise indépendante fournie pour le local cible.
Le prix paraît plausible, mais il n’est pas suffisamment triangulé dans le dossier.
Risque 3 — Liquidité des hypothèques déportées
Les deux immeubles additionnels sont valorisés de manière crédible, mais en petite ville secondaire. En exécution forcée, il peut y avoir :
- délais,
- décote,
- friction commerciale.
Risque 4 — Occupation réelle des garanties
Une partie importante de la valeur des deux immeubles repose sur une recommercialisation à valeur locative de marché plutôt que sur des flux locatifs sécurisés déjà en place.
Risque 5 — Documentation un peu “marketing”
La fiche projet a un défaut visible : la section “points d’attention” contient encore un “Lorem Ipsum”, ce qui n’est pas dramatique juridiquement, mais peu rassurant sur le soin éditorial global.
8) Ce qui réduit le risque
- Pas de gros travaux ni aléas chantier lourds.
- Actif principal loué avec bail en cours jusqu’en 2031 selon la fiche projet.
- Hypothèque de 1er rang sur trois actifs.
- Caution personnelle en complément.
- Deux expertises tierces sur les garanties additionnelles.
- Aucun défaut passé renseigné dans le KIIS sur les cinq dernières années.
9) Stress test simplifié
Hypothèse de base
Actifs hypothéqués retenus au dossier :
- local francilien : 425 k€
- garanties additionnelles : 810 k€
- total : 1,235 M€
Dette participative :
- 570 k€
Scénario A — décote de 10 % sur tous les actifs
Valeur totale ≈ 1,111 M€
Couverture de la dette ≈ 195 %
=> encore confortable sur le papier.
Scénario B — décote de 20 % sur tous les actifs
Valeur totale ≈ 988 k€
Couverture de la dette ≈ 173 %
=> toujours théoriquement couverte.
Scénario C — décote de 30 % sur les seules garanties de Mortagne
Valeur collatérale :
- local principal 425 k€
- garanties additionnelles 567 k€
- total ≈ 992 k€
=> couverture ≈ 174 %
Ce que montre le stress test
La structure résiste à des décotes modérées à significatives si les valeurs sont correctes et si les hypothèques sont parfaitement opposables.
En revanche, ces stress tests ne captent pas :
- les frais de réalisation,
- les délais judiciaires,
- la liquidité locale,
- les éventuelles créances prioritaires non identifiées.
10) Vérification externe du sponsor / groupe
Les recherches externes montrent :
- une société de projet active dans l’immobilier ;
- une holding active, avec plusieurs liens capitalistiques/dirigeants visibles publiquement ;
- une surface économique réelle, mais pas le profil d’un opérateur institutionnel fortement capitalisé ; cela ressemble davantage à un groupe entrepreneurial patrimonial. Cette dernière phrase est une inférence à partir des comptes publiés et des liens capitalistiques disponibles publiquement.
Je n’ai pas trouvé, dans les recherches web disponibles, d’historique clair d’autres opérations de crowdfunding documentées pour ce même sponsor sur les principales plateformes. L’absence de résultat n’est pas une preuve d’absence, mais je n’ai pas de trace nette à citer.
11) Notation synthétique
Qualité de l’actif principal
★★★★☆
Bon emplacement de commune, local déjà loué, dossier simple. Mais absence d’expertise indépendante fournie sur cet actif.
Solidité des garanties
★★★★☆
Très bon volume de sûretés sur le papier. Moins convaincant en liquidité réelle à cause des hypothèques déportées en marché secondaire.
Lisibilité financière
★★★☆☆
Les comptes existent et permettent de travailler, mais la trésorerie faible et le détail incomplet de l’usage exact des fonds limitent la visibilité.
Risque opérationnel
★★★★☆
Faible risque travaux/chantier. C’est un des atouts majeurs du dossier.
Risque de remboursement à échéance
★★★☆☆
Correct si les actifs restent bien valorisés et mobilisables. Plus tendu si le refinancement prend du retard.
Transparence documentaire
★★★☆☆
Base exploitable, mais perfectible : pas d’expertise du local principal dans les pièces reçues, et quelques angles morts sur les frais annexes.
12) Points forts / points d’attention
Points forts
- opération peu complexe techniquement ;
- local principal déjà loué ;
- garanties de 1er rang sur trois biens ;
- couverture collatérale élevée sur le papier ;
- expertises tierces sur les deux garanties additionnelles ;
- marché principal situé dans une commune francilienne favorable.
Points d’attention
- remboursement in fine donc dépendance à la sortie ;
- très faible trésorerie affichée ;
- local principal non expertisé dans le dossier fourni ;
- garanties additionnelles situées dans un marché plus étroit ;
- surplus de dette par rapport au seul prix d’acquisition ;
- valeur des garanties secondaires partiellement fondée sur un plein potentiel locatif.
Conclusion
C’est un dossier qui me paraît plus solide qu’une opération de promotion spéculative, car il évite le risque travaux lourd et s’appuie sur des sûretés nombreuses. En revanche, il ne faut pas le lire comme un dossier “sans sujet” : son vrai point de vigilance est la sortie. Toute la qualité du remboursement dépend de la capacité du porteur à refinancer ou à mobiliser ses actifs dans les temps.
En résumé, je le classerais comme un dossier :
- plutôt rassurant sur la structure des garanties,
- correct sur le marché principal,
- mais à surveiller de près sur la liquidité, la trésorerie et la sortie.
Pour aller au bout de l’analyse, il manquerait idéalement :
- une expertise indépendante du local principal,
- le bail commercial complet,
- le tableau détaillé d’utilisation des fonds,
- la preuve d’inscription hypothécaire effective avant décaissement.
A S
France
Emprunteur depuis : 2026-02-21
Cet emprunteur a moins d'1 an
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