La Cluse
La Première Brique

Détail du projet La Cluse
Le projet consiste en l'acquisition d'un ensemble immobilier à Belley, dans le département de l'Ain.
L'objectif est de le diviser en 8 lots et de revendre ces derniers à la découpe.
Les biens seront revendus en l'état. En ce sens, aucuns travaux ne sont prévus au sein de ce projet.
À date, 4 lots sur 8 sont pré-commercialisés via 2 promesses d'achat et 2 offres d'achat.
Ensemble immobilier composé de 2 immeubles et d'une grange. Les 2 bâtiments (sur rue et sur cour) disposent d'un local commercial et d'appartements en étages (4 appartements pour une superficie totale de 720,90 m²). Une grange attenante complète l'ensemble.
Garanties
- Hypothèque de 1er rang
-
Caution personnelle
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⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette note est une analyse pédagogique, automatisée, à partir des documents fournis et de recherches complémentaires. Elle peut comporter des erreurs, des angles morts ou des hypothèses discutables. Elle ne remplace pas une due diligence menée par un professionnel. Investir en crowdfunding immobilier expose à un risque de perte en capital, de retard de remboursement et d’illiquidité. L’objectif ici est surtout d’aider à lire le dossier avec un regard plus critique.
1) Vue d’ensemble
Le projet porte sur l’acquisition d’un ensemble immobilier en centre-ville de Belley, avec division en 8 lots puis revente à la découpe, sans travaux lourds annoncés. Quatre lots sur huit sont déjà pré-commercialisés, mais seulement pour 27 % du chiffre d’affaires prévisionnel. Le coût total ressort à 560 693 €, pour un chiffre d’affaires visé de 754 600 €, soit une marge brute affichée de 193 907 € avant impôt. Le financement participatif couvre 431 000 €, soit 76,9 % du coût total, avec un apport annoncé de 129 693 €, dont seulement 50 185 € injectés au démarrage.
Lecture rapide : dossier simple sur le plan technique, mais pas “sans risque” pour autant. Ici, le vrai sujet n’est pas le chantier, c’est l’exécution commerciale et la solidité du porteur.
2) Ce que j’aime dans le dossier
✨ Complexité technique faible
Pas de travaux structurels, pas de permis annoncé, seulement de la division, de la mise en copropriété, du géomètre et des diagnostics. Cela réduit le risque classique de dérive travaux/délais lié à un chantier.
✨ Prix de sortie appartement globalement prudents
Les quatre appartements sont valorisés entre ~925 €/m² et ~1 527 €/m², avec une moyenne pondérée d’environ 1 193 €/m², cohérente avec la brochure. C’est inférieur aux estimations locales relevées pour Belley ou Grande Rue, qui tournent autour de 1 983 €/m² pour les appartements sur la commune, 2 054 €/m² sur Grande Rue, et 1 302 € de prix médian notarial pour l’ancien avec borne haute à 2 297 €. Cela crée une marge de sécurité commerciale sur la partie résidentielle, au moins en première lecture.
✨ Ratios sur valeur de sortie corrects
Le LTV ressort à ~57 %, ce qui laisse une marge théorique sur la valeur de revente globale. Le LTC à ~76,9 % reste dans une zone encore finançable pour du crowdfunding marchand de biens.
✨ Garantie réelle présente
Le prêt est assorti d’une hypothèque de premier rang sur l’actif, plus une caution personnelle. Juridiquement, c’est mieux qu’une simple promesse de garantie.
3) Les vrais points d’attention
3.1 Solidité du porteur : c’est le point faible principal
Les comptes 2024 montrent une structure très tendue : total bilan 1,53 M€, dettes 1,52 M€, capitaux propres de seulement 3 062 €. Le résultat net 2024 est positif, mais il est très largement porté par un résultat exceptionnel de 295 k€, alors que le résultat d’exploitation reste négatif à -116 k€. Autrement dit : la rentabilité opérationnelle récurrente ne ressort pas comme solide.
Autre signal faible important : la société de projet est active mais sans salarié déclaré. Ce n’est pas forcément anormal pour une structure de marchand de biens, mais cela signifie aussi que la robustesse du dossier dépend surtout de l’homme-clé et de son écosystème, pas d’une organisation étoffée.
Surtout, la brochure elle-même mentionne plusieurs procédures collectives passées dans la sphère du dirigeant, et une procédure de redressement judiciaire ouverte en 2025 sur une autre société liée. Ce n’est pas un détail ; c’est le principal facteur de risque extra-projet. Même si une opération précédente sur la plateforme a bien été remboursée, cela ne neutralise pas ce point.
3.2 LTA supérieur à 100 % sur l’acquisition
Le dossier affiche un LTA de 104 %, mais le recalcul à partir du financement participatif (431 k€) sur le coût d’acquisition pur (424,4 k€) donne environ 101,6 %. Dans les deux cas, la dette crowdfunding seule couvre plus que le prix d’acquisition. Cela veut dire qu’une partie des frais est portée par la dette la plus risquée et la plus chère, et non par du cash sponsor déjà immobilisé. Ce n’est pas idéal.
3.3 Hypothèque “presque” couvrante, pas totalement
La couverture hypothécaire annoncée est de 97 % du montant financé. C’est bien, mais ce n’est pas une couverture intégrale du principal. En cas de réalisation forcée, il faut en plus intégrer les frais, délais, décotes judiciaires et éventuels frottements fiscaux/notariaux. Une garantie de premier rang n’est jamais équivalente à un remboursement certain.
3.4 Pré-commercialisation : utile, mais qualité hétérogène
Quatre lots sont “pré-commercialisés”, mais la preuve n’est pas homogène : 2 promesses d’achat et 2 offres d’achat. Une offre d’achat est nettement moins sécurisante qu’une promesse ou un compromis signé. Et surtout, ces 4 lots ne représentent que 27 % du chiffre d’affaires, alors qu’ils représentent 50 % des lots en nombre : cela veut dire que les lots déjà “avancés” sont plutôt les petits tickets / actifs les moins valorisés. Le gros du chiffre d’affaires reste à matérialiser sur les appartements.
3.5 Marché local : pas catastrophique, mais pas ultra-tendu non plus
Belley compte 9 270 habitants en 2022, avec une croissance démographique faible (+0,2 %/an entre 2016 et 2022). La commune affiche 13,9 % de logements vacants en 2022, soit 732 logements vacants, ce qui est élevé et signale un marché qui n’est pas sous tension extrême. Cela ne condamne pas le projet, surtout en hypercentre, mais cela doit tempérer tout discours trop optimiste sur la vitesse de rotation du stock.
En contrepoint, Grande Rue reste une adresse centrale, et les références de marché en ligne montrent un niveau de prix global supérieur au pricing visé sur les appartements du dossier. L’environnement commercial paraît donc vendable, mais probablement au prix d’un positionnement attractif et d’une commercialisation active.
3.6 “Pas de travaux” ne veut pas dire “zéro risque”
L’absence de gros œuvre réduit un risque, mais pas tous les autres. Ici, les risques résiduels sont surtout :
-
division et mise en copropriété,
-
diagnostics et éventuelles surprises sur l’état réel,
-
attractivité commerciale des lots en l’état,
-
écoulement des surfaces commerciales,
-
éventuelle dépendance à la qualité de présentation / négociation.
De plus, le PLU de Belley signale l’existence de servitudes et d’un site patrimonial remarquable sur la commune. Je n’affirme pas que l’actif est directement contraint par cela, mais sur un immeuble ancien en centre-ville, il faut vérifier précisément si la division, les façades, enseignes, ouvertures ou changements d’usage touchent un périmètre protégé.
4) Cohérence des prix de vente
Sur les appartements, le pricing me paraît plutôt conservateur. La moyenne pondérée ressort à ~1 193 €/m², à comparer à des repères de marché autour de 1 983 €/m² pour Belley, 2 054 €/m² sur Grande Rue, et une fourchette ancienne notariale qui monte jusqu’à 2 297 €/m². Même en appliquant une décote pour l’état, la liquidité semble défendable.
Le point moins confortable concerne les surfaces commerciales et annexes. Les 40 m² et 60 m² commerciaux sont vendus 41,6 k€ et 60 k€, donc a priori pas excessifs, mais le marché des petits locaux de centre-ville est souvent plus lent et plus sensible à la qualité d’emplacement exact, à la profondeur de marché utilisateur, et à la vacance commerciale locale. C’est souvent là que les délais glissent.
5) Durée et risque de dépassement
La cible économique est courte, mais la documentation contractuelle va jusqu’à 24 mois maximum, avec remboursement in fine. C’est classique, mais cela veut dire que l’investisseur porte le risque de temps. Ici, les causes probables de dépassement ne sont pas les travaux ni le permis ; ce sont :
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vente plus lente des appartements,
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inertie sur les commerces,
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signatures notariées plus tardives que prévu,
-
éventuelle baisse de prix au bout de 18 mois si les promesses/compromis n’ont pas été sécurisés.
Le contrat prévoit d’ailleurs qu’en l’absence de compromis/promesse devant notaire dans les 18 mois, une baisse significative de prix devra être réalisée, au minimum de 10 % du prix de vente retenu dans le bilan, sauf accord contraire du représentant des investisseurs. C’est une bonne clause de discipline, mais elle signifie aussi que le scénario de baisse de prix est explicitement envisagé par la documentation.
6) Stress test
Base dossier :
CA prévisionnel 754,6 k€ ; coût total 560,7 k€ ; marge brute 193,9 k€ soit 25,7 %.
Scénario A — baisse des prix de vente
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Ventes -10 % → marge ~118,4 k€
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Ventes -15 % → marge ~80,7 k€
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Ventes -20 % → marge ~43,0 k€
Scénario B — hausse des coûts
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Coûts +10 % → marge ~137,8 k€
Scénario C — double choc
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Ventes -10 % et coûts +10 % → marge ~62,4 k€
Lecture
La marge initiale absorbe encore des chocs raisonnables. Le point mort correspond à une baisse d’environ 25,7 % du chiffre d’affaires avant marge nulle. Donc, sur le papier, le projet n’est pas “rasoir”. En revanche, cette marge de sécurité économique doit être nuancée par la fragilité financière du porteur : un projet peut rester rentable théoriquement tout en devenant stressant en trésorerie si les ventes tardent.
7) Notation synthétique
Marché local : ★★★☆☆
Centre-ville vendable, mais commune avec vacance élevée et dynamique démographique modérée.
Cohérence des prix de sortie : ★★★★☆
Appartementairement, le pricing semble plutôt prudent par rapport aux repères locaux.
Complexité opérationnelle : ★★★★☆
Pas de gros travaux ni de permis annoncé, donc exécution plus simple.
Pré-commercialisation : ★★☆☆☆
Intéressante en volume de lots, mais faible en part de CA et qualité juridique inégale.
Structure financière du projet : ★★★☆☆
LTC et LTV corrects, mais LTA élevé et apport initial limité.
Garanties : ★★★☆☆
Hypothèque de premier rang + caution : positif. Mais couverture hypothécaire non intégrale et efficacité réelle dépendante de la valeur de réalisation.
Solidité du porteur / sponsor : ★☆☆☆☆
Capitaux propres quasi nuls, résultat d’exploitation négatif, dépendance à l’exceptionnel, antécédents de procédures collectives dans la sphère du dirigeant.
8) Conclusion
Mon impression globale est celle d’un projet simple à exécuter techniquement et plutôt correctement pricé commercialement, mais porté par une contrepartie financièrement fragile, ce qui change beaucoup la lecture du risque. Le dossier est plus convaincant sur l’actif que sur le porteur.
En résumé :
-
le bien et le montage de revente paraissent lisibles ;
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la marge affichée est réelle et encaisse des stress tests raisonnables ;
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le risque principal n’est pas le chantier, mais la qualité de signature des ventes et la robustesse financière de la contrepartie ;
-
la présence d’antécédents collectifs et d’une procédure récente dans la sphère liée est un point de vigilance majeur ;
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la commune n’est pas en marché ultra-tendu, donc la vitesse de sortie ne doit pas être surestimée.
Pour aller plus loin, le bon réflexe serait de vérifier trois choses avant toute décision personnelle : la preuve exacte des pré-commercialisations, la valeur réelle et le périmètre de l’hypothèque, et la situation consolidée de la sphère économique autour du dirigeant.
A S
France
Emprunteur depuis : 2026-02-21
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