Le Domaine des Fontaines
Raizers

Détail du projet Le Domaine des Fontaines
L’opération consiste en la réalisation d'une résidence de 16 logements située à Sausheim, commune résidentielle située à seulement dix minutes du centre de Mulhouse.
L'intégralité du programme est d'ores et déjà vendue en bloc au bailleur social 3F Grand Est, filiale du groupe Action Logement.
Raizers est sollicitée afin de financer l'acquisition du foncier à hauteur de 450 000 €. Le remboursement du capital est prévu à hauteur de 50 % à l'appel de fonds « Hors d'Eau » (octobre 2027), puis pour le solde à l'appel de fonds « Hors d'Air » (novembre 2027). L’emprunt obligataire bénéficie des garanties à première demande notariées de la SCCV portant l'opération et de la holding du groupe, ainsi que de la caution personnelle notariée du dirigeant
L'immeuble comprend 16 logements répartis sur trois niveaux d'habitation (RDC, R+1 et attique), intégralement vendus en bloc au bailleur social 3F Grand Est, filiale du groupe Action Logement :
- 6 logements au rez-de-chaussée ;
- 6 logements au premier étage ;
- 4 logements en attique.
Le programme se compose de 6 T2, 6 T3 et 4 T4. Il comprend 8 logements aidés (PLAI/PLUS) et 8 logements locatifs intermédiaires (LLI). Chaque logement bénéficie d'un espace extérieur privatif (jardin, balcon ou terrasse selon le niveau). L'opération comprend également 16 garages en sous-sol, des stationnements extérieurs et un local vélos
Garanties
- Caution personnelle notariée du dirigeant
- GAPD notariée de GROUPE BCF
- GAPD notariée de la SCCV DOMAINE DE LA FONTAINE.
Évaluez les plateformes avec la communauté
Partagez votre expérience maintenant. Votre avis sera ajouté à la base communautaire après création de votre compte gratuit.
As-tu déjà investi sur ?
Ressources utiles
- Découvrir Raizers
- Classement de Raizers dans les meilleures plateformes
- Comparer Raizers aux autres plateformes
- Ticket minimum d'investissement sur Raizers
- Taux de défaut de Raizers
- Comment analyser un projet immobilier en pré-commercialisation ?
Investisseur sur plus de 2 600 projets / 570K€ / Via 35 plateformes
👍1500€ de bonus dispo ici
⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette analyse est fournie à titre pédagogique à partir du dossier transmis et de sources publiques. Elle peut comporter des erreurs, des données incomplètes ou des interprétations discutables. Le financement participatif immobilier expose à un risque de perte partielle ou totale du capital, de retard et d’illiquidité. Une décision nécessite vos propres vérifications et, idéalement, l’intervention d’un professionnel qualifié.
Vue d’ensemble
| Indicateur | Donnée communiquée | Lecture du risque |
|---|---|---|
| Programme | 16 logements – 1 034 m² | Taille maîtrisable |
| Commercialisation | 100 % réservée en bloc | Risque commercial réduit, mais VEFA définitive non signée |
| Chiffre d’affaires | 3,04 M€ TTC | Prix moyen : 2 937 €/m² |
| Coût de revient total | 2,95 M€ TTC | Écart réduit avec le chiffre d’affaires |
| Marge nette | 254 k€, soit 9 % du CA HT | Marge peu épaisse |
| Fonds propres opérateur | 95 k€ | Seulement 3,3 % des besoins |
| Emprunt participatif | 450 k€ | Finance principalement le foncier |
| Travaux | 1,72 M€ HT | Provision pour aléas très faible |
| Livraison prévisionnelle | 4e trimestre 2028 | Échéance chantier éloignée du remboursement prévu |
Le remboursement dépend des appels de fonds de la VEFA aux stades « hors d’eau » puis « hors d’air », prévus en octobre et novembre 2027.
1. Commercialisation : solide, mais pas encore irrévocable
Le programme fait l’objet d’un contrat de réservation notarié portant sur 100 % des logements avec un bailleur institutionnel. C’est le principal facteur de réduction du risque : absence de commercialisation diffuse, acquéreur professionnel et appels de fonds progressifs.
Toutefois, la brochure emploie une formulation trop affirmative en considérant le risque commercial comme « neutralisé ». L’acte authentique de VEFA n’est attendu qu’au quatrième trimestre 2026 et reste soumis à des conditions suspensives. Avant cette signature, un report, une renégociation ou une défaillance documentaire demeure possible.
Le marché redevient également déterminant si la vente en bloc ne se réalise pas dans les conditions prévues.
2. Marché local et cohérence des prix
La commune compte environ 5 700 habitants, avec une croissance démographique récente modérée, un taux de vacance résidentielle d’environ 6,2 % et un bassin d’emploi important lié aux zones industrielles et logistiques voisines. Ces éléments soutiennent une demande résidentielle réelle, sans caractériser pour autant un marché particulièrement tendu.
Les estimations disponibles divergent fortement selon les méthodologies : environ 1 900 à 2 800 €/m² pour l’ensemble du marché local, tandis que les programmes neufs de l’agglomération voisine se positionnent fréquemment autour de 3 300 €/m². Le prix moyen du projet, à 2 937 €/m², paraît donc plausible pour du neuf. La tranche la plus chère, à 3 278 €/m², se situe néanmoins dans la partie haute du marché.
La moitié des logements relève de dispositifs sociaux, proportion cohérente avec les objectifs locaux de mixité applicables à certains secteurs.
3. Travaux et calendrier
Le permis de construire est autorisé depuis novembre 2025. Les études techniques, dont une étude géotechnique avancée, sont annoncées comme réalisées. Le projet comprend toutefois un sous-sol, des contraintes parasismiques et un aléa de retrait-gonflement des argiles : le chantier n’est donc pas totalement standard.
Le coût de construction de 1 661 €/m² HT paraît crédible, mais la provision pour aléas n’est que de 15 000 €, soit 0,87 % du budget travaux. Pour un chantier de près de deux ans, ce niveau est particulièrement faible.
Les travaux ne débuteraient qu’en décembre 2026, plusieurs mois après la collecte. Tout retard de signature de la VEFA, de démarrage ou d’atteinte des jalons repousserait directement le remboursement.
4. Structure financière et ratios
| Ratio | Niveau | Appréciation |
|---|---|---|
| LTA – emprunt / foncier et notaire | 103,5 % | L’emprunt excède le coût foncier |
| LTC – emprunt / coût total | 15,3 % | Exposition modérée au coût global |
| LTS – emprunt / prix de vente | 14,8 % | Bonne couverture théorique par le CA |
| Fonds propres / besoins | 3,3 % | Engagement financier faible |
| Fonds propres / emprunt | 21,1 % | Coussin limité |
| Marge nette / CA HT | 9,0 % | Sensibilité élevée aux dérives |
L’absence de dette bancaire évite un créancier hypothécaire senior identifié. En revanche, 81 % du financement repose sur les appels de fonds de l’acquéreur, ce qui concentre le risque sur la signature de la VEFA et l’avancement technique.
La brochure présente une marge portée à 14 % après réintégration d’honoraires de gestion. Ces honoraires ne constituent un véritable coussin que s’ils sont contractuellement reportables, subordonnés ou abandonnables en cas de difficulté.
5. Garanties et solidité du groupe
Les sûretés comprennent deux garanties à première demande notariées et une caution personnelle notariée. Elles améliorent les recours juridiques, mais ne constituent ni une hypothèque sur l’actif, ni une fiducie, ni un nantissement de premier rang.
Selon le dossier, les sociétés garantes disposent de fonds propres significatifs, mais de très peu de trésorerie immédiate : leurs actifs sont principalement composés de créances. La capacité de paiement dépend donc de la recouvrabilité de ces créances et des autres engagements du groupe.
Les registres publics consultés ne signalent pas de procédure collective ou de sanction. Six précédentes opérations participatives sont publiquement identifiables ; leur remboursement anticipé est affirmé dans la brochure, mais devrait être confirmé par des relevés détaillés de la plateforme.
Stress test simplifié
| Hypothèse | Marge résiduelle estimée |
|---|---|
| Situation présentée | +254 k€ |
| Prix de vente –5 % | +113 k€ |
| Travaux +10 % | +82 k€ |
| Prix –5 % et travaux +5 % | +27 k€ |
| Prix –10 % et travaux +10 % | –199 k€ |
Le scénario combiné modéré absorbe presque intégralement la marge. La vente en bloc limite le risque de baisse de prix après signature définitive, mais ne protège pas contre les surcoûts de travaux.
Incohérences importantes
- Durée : la brochure indique 18 mois, tandis que la page publique du projet affiche actuellement 24 mois. Cette différence doit être clarifiée dans le contrat obligataire.
- Typologies : la brochure mentionne 6 T2, 6 T3 et 4 T4 ; les données publiques du permis indiquent 4 T2, 8 T3 et 4 T4.
- Comptes 2025 : le chiffre d’affaires présenté dans le dossier ne correspond pas à la présentation comptable visible dans les bases publiques, qui distingue chiffre d’affaires et production/marge. Une liasse fiscale complète est nécessaire.
- Risque de pollution : un secteur d’information sur les sols est recensé sur la même voie, lié à une ancienne activité industrielle. L’éventuel chevauchement avec la parcelle du projet doit être vérifié précisément.
Évaluation de robustesse
| Critère | Note |
|---|---|
| Précommercialisation | ★★★★☆ |
| Expérience de l’opérateur | ★★★★☆ |
| Structure financière et marge | ★★☆☆☆ |
| Garanties et recouvrabilité | ★★★☆☆ |
| Travaux et calendrier | ★★★☆☆ |
| Transparence et cohérence documentaire | ★★☆☆☆ |
| Robustesse globale | ★★★☆☆ |
Autres points à vérifier
Acte authentique de VEFA et conditions suspensives ; garantie financière d’achèvement ; caractère forfaitaire et révisable des marchés de travaux ; purge complète du permis ; assurance dommages-ouvrage ; situation hypothécaire du terrain ; périmètre exact du site potentiellement pollué ; patrimoine réellement mobilisable au titre de la caution ; engagements hors bilan des garants ; preuves des remboursements historiques ; priorité contractuelle donnée au remboursement sur les appels de fonds.
Conclusion
Le projet bénéficie d’un atout majeur : une réservation intégrale auprès d’un acquéreur institutionnel, associée à un permis obtenu et à un historique opérationnel favorable. En contrepartie, la marge nette est limitée, l’apport en fonds propres est faible et la provision pour aléas apparaît insuffisante. Les garanties sont juridiquement utiles mais reposent sur des entités dont la liquidité immédiate semble réduite. Les divergences relatives à la durée, aux typologies et aux comptes financiers doivent être résolues avant toute décision. L’analyse doit donc principalement porter sur la signature effective de la VEFA, la solidité des contrats de travaux, la situation environnementale de la parcelle et la capacité réelle des garants à couvrir un incident prolongé.
Évaluez les plateformes avec la communauté
Partagez votre expérience maintenant. Votre avis sera ajouté à la base communautaire après création de votre compte gratuit.

