Fiche projet
CHAMPIGNY-SUR-MARNE - TALAMONI
sur Tokimo
Le détail du projet
Détail du projet CHAMPIGNY-SUR-MARNE - TALAMONI
Situé au 26 rue Louis Talamoni à Champigny-sur-Marne, le projet bénéficie d’un emplacement au sein de la métropole du Grand Paris, dans un environnement urbain à dominante résidentielle. Il porte sur l’acquisition et la réhabilitation d’un ensemble immobilier mixte de 130 m², composé d’un local commercial de 50 m² et d’un duplex résidentiel de 80 m². La partie résidentielle est déjà sécurisée par un bail de coliving générant 18 000 € de loyers annuels.. La stratégie consiste à réhabiliter l’ensemble immobilier, mettre en exploitation la partie résidentielle déjà louée, puis revendre l’actif. Les travaux porteront principalement sur le second œuvre et l’aménagement du local commercial, sans contrainte administrative particulière identifiée.
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Les garanties
- Hypothèque inscrite de 1er rang
- Caution personnelle du dirigeant
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Rappel
L’offre proposée est une collaboration commerciale : sur chaque offre de bienvenue, argent-et-salaire.com peut percevoir une prime de parrainage. Ceci n’est pas une recommandation d’investissement. Les éléments présentés sont partiels et ne suffisent pas à une décision d’investissement. Analysez le dossier complet et n’investissez que ce que vous comprenez. Le crowdfunding comporte un risque de perte partielle ou totale du capital, d’illiquidité, et des risques spécifiques à l’activité.
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⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette analyse est pédagogique et peut comporter des erreurs ou des informations incomplètes. Elle ne remplace pas l’étude d’un professionnel indépendant. Le crowdfunding immobilier expose notamment à une perte partielle ou totale du capital, à des retards et à une forte illiquidité. Il est indispensable de vérifier les pièces juridiques, techniques et financières avant toute décision.
Analyse effectuée au 17 juillet 2026 à partir de la FICI, du dossier d’investissement, des photographies et de recherches publiques.
Vue d’ensemble
| Indicateur | Analyse |
|---|---|
| Actif | Immeuble mixte de 130 m² |
| Résidentiel | Duplex de 80 m² |
| Commercial | Local de 50 m², non loué |
| Coût total annoncé | 385 960 € |
| Revente espérée | 420 000 € |
| Marge prévisionnelle | 34 040 € |
| Dette obligataire | 186 000 € |
| Fonds propres annoncés | 168 000 € |
| Durée prévue | 18 mois |
Lecture générale : l’apport est significatif et la dette paraît modérée par rapport à la valeur de sortie. En revanche, la marge est faible, les travaux semblent sous-estimés dans leur complexité et plusieurs incohérences juridiques et financières doivent impérativement être levées.
🔴 Principales alertes
1. Une structure juridique non expliquée
La FICI affirme qu’aucun véhicule dédié ne s’interpose et que l’investissement est réalisé directement auprès de l’émetteur. Or, les registres publics montrent la création en avril 2026 d’une SCI spécifiquement dédiée à l’opération, détenue à 40 % par l’émetteur et à 60 % par un coassocié, ce dernier assurant également la gérance. Son objet couvre précisément l’acquisition, la transformation et la location d’immeubles.
Il faut donc obtenir avant souscription :
- l’identité du futur propriétaire inscrit dans l’acte d’acquisition ;
- la convention liant l’émetteur, la SCI et les obligataires ;
- le circuit exact des 186 000 € ;
- la preuve que l’hypothèque sera consentie par le propriétaire réel ;
- la cascade de remboursement en cas de vente ou de défaut.
Cette incohérence est le risque juridique principal du dossier.
2. Une marge trop étroite
La marge représente seulement 8,1 % du chiffre d’affaires et 8,8 % des coûts. Une baisse de prix limitée ou un dépassement de travaux suffit donc à effacer le bénéfice.
Par ailleurs, les statuts de la SCI mentionnent deux devis totalisant 190 000 €, contre 180 000 € dans le dossier commercial. La marge serait déjà réduite d’environ 10 000 € si ces montants correspondent bien aux travaux prévus.
3. Des travaux présentés comme légers, mais visuellement importants
Les photographies montrent des plafonds déposés avec solivage apparent, des revêtements très dégradés, des traces pouvant évoquer de l’humidité, des réseaux anciens et une façade nécessitant une intervention. Le dossier évoque pourtant principalement du second œuvre.
La mention d’un devis « structure » de 50 000 € confirme qu’il ne s’agit probablement pas d’une simple rénovation cosmétique. Sont absents : rapport structure, diagnostics amiante/plomb, état de la toiture, devis détaillés signés, assurances décennales et provision pour imprévus.
Marché et cohérence des prix
Résidentiel : hypothèse plutôt prudente, sous conditions
La sortie résidentielle est valorisée à 180 000 €, soit 2 250 €/m². Les estimations disponibles à l’adresse se situent autour de 3 977 €/m² pour un appartement, tandis que la moyenne communale est proche de 3 600 à 3 700 €/m². Le centre-ville se négocie généralement autour de 3 400 €/m² à rénover et davantage pour un bien en bon état.
La décote offre donc une protection apparente. Cependant, le prix dépend du bail de coliving : solvabilité du locataire, durée ferme, garanties, indexation, facultés de résiliation et conformité réglementaire. Le dossier indique à la fois que le logement est « déjà sécurisé » et que le bail prendra effet en 2027 : le loyer n’est donc vraisemblablement pas encore encaissé.
Commercial : hypothèse agressive
Le local est valorisé à 240 000 €, soit 4 800 €/m², sans locataire ni précommercialisation.
Pour justifier cette valeur par les loyers, il faudrait environ 2 000 € mensuels, soit 480 €/m²/an. Les références locales disponibles se situent plutôt autour de 200 à 280 €/m²/an, parfois davantage pour les meilleurs emplacements. Une offre municipale comparable de 46 m² était proposée à 280 €/m²/an, et le loyer moyen publié sur la commune est proche de 219 €/m²/an.
La valeur commerciale constitue donc la principale fragilité économique.
Structure financière et ratios
- LTS : 44,3 % — dette / valeur de revente annoncée.
- LTC : 48,2 % — dette / coût total.
- LTA initial : 137,8 % — dette / prix d’acquisition seul.
- Fonds propres : 43,5 % du coût total, et non réellement 50 %.
- Trésorerie théorique avant frais financiers : environ 19 950 €, soit seulement 11 % du budget travaux.
L’hypothèque paraît confortable sur la valeur future, mais beaucoup moins sur la valeur d’acquisition. Sa protection dépendra donc de l’avancement réel des travaux et de la valeur de réalisation forcée.
Stress test
| Scénario | Résultat estimé |
|---|---|
| Hypothèses du dossier | +34 040 € |
| Prix de vente −5 % | +13 040 € |
| Prix de vente −10 % | −7 960 € |
| Travaux +10 % | +16 040 € |
| Travaux +20 % | −1 960 € |
| Vente −5 % et travaux +10 % | −4 960 € |
| Vente −10 % et travaux +20 % | −43 960 € |
Le dépassement de durée n’est pas intégré : six mois supplémentaires augmenteraient les intérêts, charges, assurances et coûts de commercialisation.
Porteur et garanties
L’émetteur dispose d’un capital social de seulement 500 €, d’aucun salarié et ne publie pas de comptes annuels accessibles. La FICI mentionne un faible chiffre d’affaires, une perte nette de 28 608 € et seulement 33 150 € d’actifs : sa capacité autonome à rembourser paraît limitée. Aucune procédure collective publiée n’apparaît néanmoins dans les registres consultés.
La caution personnelle est présentée comme soutenue par un patrimoine immobilier net d’environ 1,91 M€, mais ce patrimoine supporte déjà 2,16 M€ de dette bancaire et 626 000 € d’engagements de caution. Ces chiffres doivent être validés par un notaire, avec état hypothécaire récent.
Un établissement de construction actif est par ailleurs enregistré à l’adresse du bien : la vacance réelle, l’existence d’un bail ou d’une domiciliation et les liens éventuels avec les entreprises de travaux doivent être vérifiés.
Évaluation
5 étoiles = situation robuste ; 1 étoile = risque élevé.
| Critère | Note |
|---|---|
| Localisation résidentielle | ★★★★☆ |
| Valorisation du commerce | ★☆☆☆☆ |
| Marge et résistance aux aléas | ★★☆☆☆ |
| Travaux et risques techniques | ★★☆☆☆ |
| Structure financière | ★★★☆☆ |
| Garanties | ★★★☆☆ |
| Solidité autonome de l’émetteur | ★★☆☆☆ |
| Transparence documentaire | ★★☆☆☆ |
Autres points à vérifier
Compromis complet et conditions suspensives, titre de propriété, état hypothécaire, bail résidentiel intégral, justificatif de solvabilité du locataire, règlement de copropriété, autorisations pour cuisine professionnelle et extraction, conformité ERP/accessibilité/incendie, diagnostics, devis forfaitaires, assurance dommages-ouvrage, mandat de vente et comparables commerciaux indépendants. Aucun précédent projet de crowdfunding attribuable avec certitude au porteur n’a été identifié dans les sources publiques consultées.
Conclusion
Le dossier combine un prix résidentiel apparemment prudent, un apport important et une hypothèque annoncée en premier rang. Ces protections sont toutefois contrebalancées par une marge faible, une valorisation commerciale ambitieuse, des travaux plus lourds que leur présentation marketing et une capacité financière limitée de l’émetteur.
Le point déterminant reste l’existence d’une SCI dédiée non mentionnée dans la FICI, avec un coassocié majoritaire : tant que la propriété du bien, le circuit des fonds et le constituant de l’hypothèque ne sont pas clairement documentés, l’efficacité réelle des garanties demeure incertaine. L’analyse doit donc être approfondie à partir des actes notariés, des baux, des devis et d’une expertise indépendante de l’actif.
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