Fiche projet
La Bâtisse
sur La Première Brique
Le détail du projet
Cette opération de marchand de biens porte sur l'acquisition d'une ancienne bâtisse en pierres sur la commune de Pusignan, dans l'Est lyonnais.
Le projet prévoit une découpe en 3 logements indépendants, avec réalisation du gros œuvre, des parties communes et la viabilisation de l'immeuble.
Les lots sont revendus en plateaux : le second œuvre et l'aménagement intérieur sont proposés séparément aux acquéreurs via un contrat de travaux optionnel confié à une structure dédiée du groupe.
À date, un lot est pré commercialisé via la signature d'une promesse de vente, représentant 30 % du chiffre d'affaires prévisionnel.
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Les garanties
- Hypothèque de 1er rang
- Caution personnelle
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Rappel
L’offre proposée est une collaboration commerciale : sur chaque offre de bienvenue, argent-et-salaire.com peut percevoir une prime de parrainage. Ceci n’est pas une recommandation d’investissement. Les éléments présentés sont partiels et ne suffisent pas à une décision d’investissement. Analysez le dossier complet et n’investissez que ce que vous comprenez. Le crowdfunding comporte un risque de perte partielle ou totale du capital, d’illiquidité, et des risques spécifiques à l’activité.
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⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette analyse est fournie à titre pédagogique. Elle peut contenir des erreurs ou reposer sur des informations incomplètes, notamment lorsque les données proviennent de documents commerciaux. Le crowdfunding immobilier comporte un risque de perte partielle ou totale du capital, de retard et d’illiquidité. Il est indispensable de vérifier les pièces originales et, pour une véritable décision d’investissement, de solliciter un professionnel qualifié.
Vue d’ensemble
| Élément | Lecture |
|---|---|
| Opération | Acquisition d’une bâtisse ancienne, division en trois logements et revente sous forme de plateaux |
| Chiffre d’affaires prévisionnel | 608 000 € |
| Coût de revient annoncé | 510 534 € |
| Marge avant impôts | 97 466 €, soit 16 % du chiffre d’affaires |
| Financement participatif | 433 000 €, soit 84,8 % du coût total |
| Apport total annoncé | 77 534 €, mais seulement 43 362 € au démarrage |
| Commercialisation | Un lot sous promesse, soit 30 % du chiffre d’affaires |
| Durée | Objectif opérationnel de 8 mois ; durée contractuelle possible jusqu’à 20 mois |
| Sûretés | Hypothèque de premier rang et caution personnelle |
Les trois lots représentent 345 m² habitables, vendus entre environ 1 540 et 2 045 €/m², hors travaux intérieurs.
1. Marché local et cohérence des prix
La commune présente plusieurs caractéristiques plutôt favorables : faible vacance des logements, forte proportion de propriétaires occupants, revenus médians relativement élevés et bassin d’emplois important. En revanche, la croissance démographique récente est modeste et près de 85 % du parc est composé de maisons. Le marché des grands appartements est donc moins profond que ne le suggère une simple moyenne communale.
Les références publiques consultées situent les logements anciens autour de 3 200 à 3 700 €/m², mais avec de fortes divergences selon les sources. Une base issue des transactions enregistrées ne recense que quatre ventes d’appartements sur la dernière période étudiée : l’échantillon est trop réduit pour considérer la moyenne comme pleinement fiable. Un autre observatoire indique un délai moyen de vente proche de quatre mois.
Point critique sur le discours commercial
La comparaison entre un plateau brut vendu 1 762 €/m² et un appartement fini vendu plus de 3 000 €/m² est imparfaite. L’acquéreur devra financer le second œuvre, les cuisines, salles de bains, sols, peinture, chauffage et éventuellement des honoraires de maîtrise d’œuvre.
Selon les références retenues, la marge apparente laissée à l’acquéreur n’est que d’environ 550 à 850 €/m² avant frais annexes. Sans devis détaillé de finition, il est impossible de confirmer que le prix « nettement sous le marché » constitue réellement une décote.
Le troisième lot est en outre commercialisé environ 33 % plus cher au mètre carré que le premier. La terrasse, le garage et la configuration en toiture peuvent justifier une prime, mais une expertise indépendante serait nécessaire.
2. Structure financière : principal point de fragilité
Le levier du projet est élevé :
- LTA : 117 % du prix d’acquisition ;
- LTC : 85 % du coût de revient ;
- LTV : 71 %, mais calculée sur des prix de vente encore majoritairement prévisionnels ;
- apport initial : seulement 8,5 % du coût total.
La marge de 16 % est correcte pour une opération courte et simple, mais insuffisante pour absorber simultanément une baisse commerciale, un retard et des surcoûts.
La situation financière de la société porteuse appelle également à la prudence. À fin 2025, elle affichait environ 1,02 M€ d’actifs, dont 751 k€ de stocks, face à 963 k€ de dettes et seulement 57 k€ de capitaux propres. Le ratio de fonds propres ressort ainsi autour de 5,6 %, tandis que le résultat annuel était presque nul. La trésorerie de 112 k€ reste positive, mais la solvabilité dépend fortement de la vente des opérations stockées.
La société porte plusieurs opérations et n’est donc pas isolée comme un véhicule exclusivement dédié à cet actif. Cela crée un risque de contagion : difficulté, dépassement de budget ou retard sur un autre projet pouvant affecter la trésorerie commune.
Les documents font état de 842,6 k€ d’encours sur trois opérations simultanées, en plus du présent financement. Cinq opérations antérieures sur huit auraient été remboursées, mais cette information provient principalement de la plateforme et n’a pas pu être corroborée de manière complète par des sources publiques indépendantes.
Le registre public consulté présente la société comme active et n’affiche pas de procédure collective. Il indique toutefois une structure récente, au capital limité, sans effectif salarié déclaré. Cette organisation peut fonctionner avec des prestataires, mais augmente l’importance de la capacité personnelle de pilotage et de la qualité des entreprises mobilisées.
3. Travaux, urbanisme et calendrier
La déclaration préalable est annoncée comme purgée et un lot est sous promesse unilatérale. Ce sont deux avancées concrètes, sous réserve de consulter les documents complets, leurs conditions suspensives et les éventuels dépôts de garantie.
Le budget travaux de 50 805 € paraît en revanche serré pour une bâtisse ancienne. La présentation mentionne VRD, gros œuvre et parties communes, alors que le détail financier affecte pratiquement tout le budget aux seuls branchements et à la viabilisation. La ventilation du gros œuvre et des communs n’apparaît pas clairement.
L’aléa prévu est de seulement 5 %, faible pour un bâtiment ancien en pierre. Les pièces communiquées ne permettent pas de vérifier :
- l’état de la structure, de la toiture et des façades ;
- les diagnostics amiante, plomb, termites ou réseaux ;
- les devis signés et leur caractère forfaitaire ;
- le périmètre exact livré à chaque acquéreur ;
- les servitudes, compteurs et modalités de création de copropriété.
Un objectif de huit mois paraît ambitieux pour finaliser l’acquisition, exécuter les travaux, constituer les lots et signer trois ventes. La période contractuelle de vingt mois offre davantage de temps, mais augmente mécaniquement les frais financiers.
4. Garanties : utiles mais non absolues
L’hypothèque de premier rang constitue une protection réelle. Toutefois, la couverture annoncée repose sur le prix d’acquisition ou sur la valeur de revente prévisionnelle, sans expertise immobilière indépendante fournie. Au plein montant du prêt, le prix d’acquisition ne couvre qu’environ 85 % du principal ; la couverture devient supérieure à 100 % uniquement parce que le premier décaissement est limité à 343 000 €.
Le décaissement progressif contre factures est positif. En revanche, le contrat ne fait pas apparaître clairement un mécanisme imposant que le produit de chaque vente soit affecté prioritairement au remboursement du prêt avant mainlevée hypothécaire.
La caution personnelle ne doit pas être valorisée sans état patrimonial, liste des autres cautions et valeur nette disponible du garant.
Stress test simplifié
| Scénario | Marge résiduelle | Marge sur ventes |
|---|---|---|
| Hypothèse initiale | 97 466 € | 16,0 % |
| Prix de vente −10 % | 36 666 € | 6,7 % |
| Prix −10 %, travaux +20 %, retard de 6 mois | ≈ 2 700 € | ≈ 0,5 % |
| Prix −15 % et travaux +20 % | ≈ −3 900 € | Négative |
Une baisse moyenne des prix proche de 16 % suffit à consommer toute la marge, avant surcoût technique ou retard.
Évaluation — 5 étoiles = protection la plus forte
| Critère | Note |
|---|---|
| Localisation et demande | ★★★☆☆ |
| Cohérence du prix de sortie | ★★★☆☆ |
| Pré-commercialisation | ★★☆☆☆ |
| Structure financière | ★★☆☆☆ |
| Risque travaux et calendrier | ★★☆☆☆ |
| Garanties juridiques | ★★★☆☆ |
| Expérience et historique | ★★★☆☆ |
| Lecture globale | ★★½☆☆ — risque moyen à élevé |
Autres points à vérifier
Demander la promesse de vente du lot réservé, la déclaration préalable et sa purge, une estimation indépendante en valeur actuelle, les devis détaillés, les diagnostics techniques, la preuve du versement intégral de l’apport, la situation actualisée des trois autres opérations ainsi que les modalités notariales de répartition du prix lors de chaque revente.
Conclusion
Le dossier bénéficie d’une autorisation annoncée purgée, d’un début de commercialisation et d’une hypothèque de premier rang. Ces éléments réduisent certains risques administratifs et commerciaux.
Les principales fragilités résident toutefois dans le levier élevé, la faiblesse des capitaux propres, la dépendance à plusieurs opérations simultanées, le budget travaux peu détaillé et la comparaison contestable entre plateaux bruts et logements achevés. Le stress test montre qu’un scénario pourtant modéré peut absorber presque toute la marge.
L’analyse doit donc être approfondie autour de trois sujets décisifs : coût réel de finition pour l’acquéreur, couverture hypothécaire indépendante et sécurisation notariale du produit de chaque vente.
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