Bonjour @keumweb
Votre interrogation est parfaitement légitime et elle me permet justement de clarifier un point important concernant les statistiques de Bienprêter.
Il faut tout d'abord être réaliste : lorsqu'une plateforme finance un nombre important d'entreprises pendant plusieurs années, il est quasiment impossible de ne jamais rencontrer le moindre incident ou défaut de paiement. Prétendre le contraire serait difficilement crédible.
Bienprêter ne fait évidemment pas exception.
Nous avons connu quelques emprunteurs ayant rencontré des difficultés et, dans certains cas, des défauts de paiement. La particularité jusqu'à présent est que Bienprêter a fait le choix, lorsque cela était possible et selon les situations, de prendre directement en charge certains de ces défauts afin que nos prêteurs n'en supportent pas les conséquences financières.
C'est notamment ce qui explique que vous ayez pu connaître personnellement un emprunteur défaillant tout en ayant récupéré votre capital et vos intérêts.
Il faut donc bien distinguer deux notions : le défaut d'un emprunteur et la perte effectivement supportée par l'investisseur. Ce ne sont pas nécessairement les mêmes choses.
Pour autant, votre deuxième remarque est également très pertinente : un tel mécanisme doit nécessairement être structuré et pérenne. Une plateforme ne peut pas simplement compter indéfiniment sur ses propres ressources pour absorber ponctuellement les défaillances de ses emprunteurs.
C'est précisément pour cette raison que nous travaillons depuis plus d'un an à la création d'un véritable fonds de réserve, dont le lancement est désormais imminent.
L'objectif est de formaliser et de structurer beaucoup plus clairement le mécanisme que Bienprêter a jusqu'à présent assumé directement : constituer progressivement une réserve financière destinée à pouvoir intervenir, selon des règles et conditions qui seront précisément définies, lorsqu'un projet rencontre certaines difficultés.
Nous communiquerons évidemment de manière détaillée sur son fonctionnement lors de son lancement : mode d'alimentation, conditions d'intervention, limites du dispositif et niveau de couverture disponible.
Et je souhaite être très clair sur un point : ce fonds de réserve ne devra jamais être assimilé à une garantie générale du capital investi. Le financement participatif reste un investissement comportant un risque de perte partielle ou totale du capital.
Son objectif sera en revanche d'ajouter une couche supplémentaire de protection et surtout de rendre beaucoup plus lisible et pérenne le mécanisme de protection que nous avons historiquement choisi de mettre en œuvre.
Votre remarque sur la pérennité est donc parfaitement juste. C'est justement parce que Bienprêter grandit et que les volumes financés augmentent que nous souhaitons aujourd'hui passer d'une prise en charge ponctuelle supportée directement par la plateforme à un dispositif structuré, transparent et financièrement dimensionné.
Nous aurons très prochainement l'occasion de vous présenter tout cela beaucoup plus précisément.
Michael MARTIN
Bienprêter