Fiche projet
L’Hospitalis
sur La Première Brique
Le détail du projet
Détail du projet L’Hospitalis
Le projet consiste en la division d'un terrain à bâtir, avec la construction de 2 maisons neuves en vente en état futur d’achèvement (VEFA) et la revente en l'état de la maison existante.
À date, une maison en VEFA a été réservée (contrat notariée) et une promesse de vente a été signée sur la maison existante.
Type de bien
Lot 1 : Maison neuve de type T4 de 89,67 m² (VEFA — réservée)
Lot 2 : Maison neuve de type T4 de 88,12 m² (VEFA)
Lot 3 : Maison existante de 127,76 m² (revente en l'état, sous promesse de vente)
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Les garanties
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- Caution personnelle
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Rappel
L’offre proposée est une collaboration commerciale : sur chaque offre de bienvenue, argent-et-salaire.com peut percevoir une prime de parrainage. Ceci n’est pas une recommandation d’investissement. Les éléments présentés sont partiels et ne suffisent pas à une décision d’investissement. Analysez le dossier complet et n’investissez que ce que vous comprenez. Le crowdfunding comporte un risque de perte partielle ou totale du capital, d’illiquidité, et des risques spécifiques à l’activité.
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⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette analyse est pédagogique et peut comporter des erreurs ou des informations incomplètes. Elle ne remplace ni un audit juridique et financier, ni l’avis d’un professionnel. Le crowdfunding immobilier expose à une perte partielle ou totale du capital, à des retards de remboursement et à une forte illiquidité. Les documents fournis étant rédigés dans un contexte commercial, leurs hypothèses doivent être vérifiées indépendamment.
Synthèse du projet
| Indicateur | Analyse |
|---|---|
| Opération | Division foncière, construction de 2 maisons neuves en VEFA et revente d’une maison existante |
| Coût de revient annoncé | 773 161 € |
| Chiffre d’affaires prévisionnel | 1 219 200 € |
| Marge brute annoncée | 446 039 €, soit 36,6 % du CA |
| Financement participatif | 344 000 €, soit 44,5 % du coût |
| Fonds propres présentés | 75 194 €, soit 9,7 % du coût, dont seulement 35 000 € exigés initialement |
| Précommercialisation | 62 % du CA : une maison réservée et la maison existante sous promesse |
| Urbanisme | Permis obtenu et déclaré purgé |
| Profil global | Marge élevée, mais prix de vente ambitieux, apport limité et documentation à fiabiliser |
Les acquéreurs des deux lots précommercialisés bénéficient encore de conditions suspensives de financement : les ventes ne doivent donc pas être considérées comme définitivement sécurisées.
1. Opération et risque d’exécution
Le permis de construire est annoncé comme obtenu puis purgé en mars 2026, ce qui réduit sensiblement le risque d’urbanisme. L’opération reste néanmoins plus complexe qu’une simple division-revente : construction de deux maisons, VRD, appels de fonds VEFA, GFA, assurances, coordination des entreprises et vente du dernier lot.
Le budget travaux atteint 353 967 €, mais ne comprend que 6 941 € d’aléas, soit environ 2 %. Ce niveau paraît faible pour des constructions neuves, même de taille limitée. Il faudrait vérifier que les marchés sont signés à prix ferme, que l’étude de sol est définitive et que les raccordements, adaptations structurelles et éventuelles prescriptions urbaines sont intégralement budgétés.
Le planning commercial public mentionne une livraison fin 2027, tandis que le plan de trésorerie s’étend jusqu’en juillet 2028. Un remboursement rapide dépend donc principalement de la vente de la maison existante et des appels de fonds VEFA, avec l’accord du garant d’achèvement, et non de la livraison complète.
2. Marché local et cohérence des prix
La localisation proche du centre de Tours est favorable : environnement urbain établi, commerces et bassin d’acquéreurs familiaux. Le marché n’est toutefois pas uniformément tendu. Début 2026, les prix tourangeaux étaient annoncés en baisse annuelle et le délai moyen de vente proche de deux mois.
Les deux maisons neuves sont valorisées à environ 5 125–5 216 €/m². L’étude fournie reconnaît elle-même des écarts de +37 % à +66 % par rapport aux médianes DVF retenues. Les références récentes indiquent, à l’échelle de Tours, un prix médian des maisons proche de 3 100 €/m² et un haut de fourchette du neuf autour de 4 260 €/m². Le microquartier peut atteindre des niveaux supérieurs, mais le projet reste positionné en segment premium.
La réservation d’une maison apporte une preuve partielle d’acceptation du produit. Elle ne valide pas automatiquement le prix de la seconde. Par ailleurs, deux annonces publiques demeurent visibles avec des surfaces d’environ 85–86 m², contre 88–90 m² dans le dossier, et des prix au mètre carré différents. Le statut commercial et les surfaces contractuelles doivent être réconciliés.
3. Financement, ratios et liquidité
- LTC : 44,5 % — niveau modéré au regard du coût total.
- Apport total : 9,7 % — faible implication financière comparativement à la marge annoncée.
- Apport initial : 35 000 € — seulement 4,5 % du coût du projet.
- LTV de 28 % annoncée — calculée sur le chiffre d’affaires futur, donc peu représentative de la valeur récupérable immédiatement.
- Couverture hypothécaire annoncée : 69 % du financement — elle implique que la valeur initialement retenue pour les actifs hypothéqués ne couvre pas intégralement le principal.
Le prêt brut est de 344 000 €, mais le contrat fait apparaître un montant net mis à disposition d’environ 317 000 € après prélèvement des frais. Cette donnée doit être rapprochée de la ligne de coûts financiers de 71 552 € figurant au bilan de l’opération.
Le plan de trésorerie présente un point bas d’environ 12 000 €, soit un coussin très limité face aux dépenses de chantier. Certains totaux du tableau paraissent par ailleurs difficiles à rapprocher des flux détaillés. Une version Excel auditée et un calendrier mensuel des appels VEFA seraient nécessaires.
4. Garanties : utiles mais non suffisantes
Les protections prévues comprennent deux hypothèques de premier rang, une caution personnelle, une surveillance du compte bancaire et l’obtention préalable d’une GFA.
Points de vigilance :
- la couverture immobilière annoncée n’est que de 69 % du financement ;
- la valeur de la caution personnelle n’est pas documentée ;
- l’exécution d’une hypothèque reste longue, coûteuse et dépend du prix de vente forcée ;
- les mainlevées nécessaires aux ventes peuvent réduire progressivement l’assiette des garanties ;
- il faut obtenir les attestations notariales d’inscription et la ventilation du remboursement obligatoire lors de chaque cession.
5. Solidité de l’opérateur
La société emprunteuse existe depuis plus de vingt ans et aucune procédure collective n’a été identifiée. En revanche, elle affiche un capital social limité, aucun salarié déclaré et ses comptes récents sont confidentiels : sa solvabilité indépendante ne peut donc pas être objectivement mesurée.
Une précédente opération de crowdfunding est encore en cours. Elle constitue une expérience, mais pas encore un historique de remboursement démontré. Une société liée récemment créée, mentionnée dans les conditions de décaissement, dispose d’un capital très faible et d’aucun compte public.
6. Stress test simplifié
Calculs IA à partir du bilan communiqué, hors fiscalité, retards, frais supplémentaires et coût d’un éventuel contentieux.
| Scénario | Marge résiduelle | Marge / CA |
|---|---|---|
| Hypothèses initiales | 446 039 € | 36,6 % |
| Prix de vente –10 % | 324 119 € | 29,5 % |
| Travaux +10 % | 410 642 € | 33,7 % |
| Prix –10 % et travaux +10 % | 288 722 € | 26,3 % |
| Prix –20 % et travaux +20 % | 131 406 € | 13,5 % |
La marge comptable absorbe théoriquement un choc important. Cette résistance diminue cependant rapidement si se combinent baisse du prix du lot non réservé, caducité d’une prévente, retard de chantier et coût de portage supplémentaire.
Évaluation pédagogique
5 étoiles = situation la plus favorable.
| Critère | Note | Lecture |
|---|---|---|
| Localisation | ★★★★☆ | Centre urbain attractif |
| Marge prévisionnelle | ★★★★☆ | Coussin élevé sur le papier |
| Prix de sortie | ★★☆☆☆ | Positionnement premium marqué |
| Précommercialisation | ★★★☆☆ | 62 %, mais conditions suspensives |
| Fonds propres et liquidité | ★★☆☆☆ | Apport et trésorerie limités |
| Garanties | ★★★☆☆ | Premier rang, mais couverture partielle |
| Track-record financier | ★★☆☆☆ | Expérience ancienne, comptes peu transparents |
| Qualité documentaire | ★☆☆☆☆ | Données manquantes et incohérences à réconcilier |
Autres points à vérifier
Obtenir les comptes complets 2024–2025, les justificatifs des 75 194 € de fonds propres, les accords de financement des acquéreurs, la GFA et les assurances définitives, les marchés de travaux signés, les inscriptions hypothécaires, une expertise indépendante des parcelles et un plan de trésorerie corrigé. La fiche réglementaire comporte en outre un emplacement financier non renseigné, et l’étude de marché débute par un suivi relatif à une autre opération : ces anomalies justifient une vigilance documentaire renforcée.
Conclusion
Le projet présente trois atouts principaux : une localisation centrale, un permis annoncé purgé et une marge prévisionnelle importante. Les deux précommercialisations offrent une visibilité commerciale, sans toutefois constituer des ventes définitives. Les principaux risques résident dans le prix élevé des maisons neuves, le faible apport initial, le coussin de trésorerie réduit, la couverture hypothécaire incomplète et l’absence de comptes récents exploitables.
La solidité apparente du bilan de l’opération repose donc davantage sur la marge future et la bonne réalisation des ventes que sur les fonds propres ou la valeur immédiate des garanties. Avant toute décision personnelle, les incohérences documentaires, les surfaces commercialisées, les sûretés notariales et les conditions de décaissement devraient être vérifiées directement sur pièces.
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