Sainte-Lucie
STOMEA

Détail du projet Sainte-Lucie
Le projet SAINTE-LUCIE est une opération qui consiste en l’acquisition d’un terrain de 2440m2 composé de deux maisons de 42 et 120m2. Le porteur de projet va procéder à une découpe parcellaire afin de revendre les deux maisons séparément avec leurs terrains respectifs.
L’opération se situe en Corse-du-Sud, à Sainte- Lucie de Porto-Vecchio, 20144 Zonza.
L’émission obligataire structurée par Stomea vient financer en complément d’un apport personnel, l’acquisition de l'actif.
- Opération de type achat-revente avec travaux
- Sainte-Lucie de Porto-Vecchio, 20144
- Montant de la collecte : 890.000€
- Durée cible d'investissement : 9 mois
- Ticket d'entrée : 100€
- Commercialisation : Lot 1 - maison 120m2 + terrain - 1000 000€ : commercialisation après acquisition + Lot 2 - maison 42m2 + terrain - 450 000€ : commercialisation après acquisition
- Méthode de remboursement : capital et intérêts in fine
L’opération visée par notre porteur développe un coût de revient prévisionnel de 1 037 354€ et un chiffre d’affaires de 1 450 000€ dégageant ainsi une marge de 412 645€ après financement (chiffrage sur 9 mois)
Garanties
- Hypothèque de 1er rang
- caution personnelle du dirigeant
- ordre irrévocable de paiement notarié
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⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette analyse est fournie à titre pédagogique et informatif. Elle peut comporter des erreurs, omissions ou mauvaises interprétations. Elle ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée. L’investissement en crowdfunding immobilier comporte notamment des risques de perte en capital, de retard de remboursement et d’illiquidité. Une analyse complète doit idéalement être menée par un professionnel, avec accès aux pièces juridiques, notariales, commerciales et techniques complètes.
Vue d’ensemble
Le projet consiste à acquérir un terrain d’environ 2 440 m² comprenant deux maisons existantes, puis à réaliser une division parcellaire pour revendre séparément les deux ensembles. Les documents annoncent peu de travaux, essentiellement du rafraîchissement et des aménagements extérieurs, avec une commercialisation seulement après acquisition. Le financement participatif sert principalement à financer l’acquisition, en complément d’un apport annoncé d’environ 161 520 €.
Mon premier ressenti est le suivant : c’est un dossier simple sur le papier, car il n’y a ni promotion lourde, ni chantier structurel, ni programme neuf, mais ce n’est pas pour autant un dossier “sans risque”. Ici, le risque principal bascule du technique vers le prix de sortie, la liquidité locale et la vitesse d’exécution commerciale.
Ce que disent les documents
Les chiffres-clés communiqués par la plateforme sont les suivants : prix d’acquisition de 840 000 €, prix de revient de 1 037 354 €, chiffre d’affaires prévisionnel de 1 450 000 €, marge projet de 412 645 € environ, apport de 161 520 € et couverture hypothécaire annoncée de 61 %. Les garanties prévues sont une hypothèque de 1er rang sur l’actif, un ordre irrévocable de paiement notarié sur les reventes et une caution personnelle du dirigeant. Le projet est prévu sur 9 mois, avec possibilité contractuelle de prorogation jusqu’à 3 mois supplémentaires sous conditions.
Deux points contractuels méritent une attention particulière. D’abord, le décaissement est soumis à des conditions suspensives, dont la mise en place effective des sûretés et la libération d’une des maisons par la locataire à la date prévue de décaissement. Ensuite, la commercialisation est annoncée après acquisition, donc sans précommercialisation ferme dans les documents transmis.
Lecture critique du montage
1) Un dossier “marchand de biens” plus commercial que technique
Le point positif est clair : le projet ne dépend pas d’une opération complexe de construction. Les documents indiquent qu’il s’agit d’une revente après division parcellaire de deux maisons existantes, avec peu de travaux. Cela réduit le risque classique de chantier lourd, d’aléas entreprises, de surcoûts structurels ou de dérive de permis.
En revanche, cela signifie que la réussite dépend surtout de trois choses :
la capacité à acheter au bon prix, à revendre vite, et à revendre au prix visé. Or sur ce type d’opération, quelques mois de retard commercial suffisent à dégrader fortement le profil de remboursement, même si les travaux restent limités.
2) Un apport réel, mais pas très élevé au regard du risque de portage
L’apport annoncé représente environ 18,1 % du montant levé. C’est un signal positif car l’opérateur met bien du capital dans l’opération. En revanche, cela reste un niveau correct mais pas particulièrement élevé pour une opération reposant quasi intégralement sur la bonne fin de deux ventes unitaires sur un marché haut de gamme / micro-local.
3) Garanties : plutôt bonnes sur le papier, à nuancer dans la pratique
L’hypothèque de 1er rang est un vrai point fort. L’ordre irrévocable de paiement notarié renforce aussi le contrôle des flux de revente. La caution personnelle ajoute une couche de sécurité juridique.
Mais il faut garder une lecture prudente :
une bonne garantie n’efface pas le risque de délai, de décote de réalisation forcée, de frais juridiques ou de récupération partielle en cas de contentieux. Une hypothèque protège mieux quand l’actif reste très revendable à un prix suffisamment supérieur à l’encours, ce qui ramène encore au sujet central du dossier : la liquidité réelle du marché local au prix visé.
Analyse du marché local
Le bien est situé sur le secteur de Sainte-Lucie de Porto-Vecchio / Zonza, un marché recherché du sud de la Corse, avec attrait résidentiel, touristique et secondaire. Le PLU de la commune est bien publié et opposable sur le Géoportail de l’urbanisme.
Sur les références de marché grand public disponibles, les niveaux de prix sont assez élevés mais aussi très dispersés selon la micro-localisation, la vue mer, l’état, l’accessibilité, la proximité des plages et la qualité du terrain. SeLoger affiche pour Sainte-Lucie de Porto-Vecchio un prix moyen autour de 4 278 €/m² avec une borne haute à 7 364 €/m², tandis que des bases DVF agrégées situent les maisons sur Zonza autour de 5 815 €/m² en 2025. En parallèle, les annonces haut de gamme visibles sur le secteur montrent bien qu’on peut dépasser largement ces moyennes pour des biens premium, mais ce sont des prix affichés, pas des prix signés.
C’est donc un marché porteur mais peu homogène. Pour ce dossier, le prix de sortie global annoncé est de 1,45 M€ pour 162 m² habitables environ, soit un équivalent facial proche de 8 950 €/m² si l’on raisonne simplement sur la surface bâtie. Ce ratio est élevé par rapport aux moyennes communales, mais il intègre des terrains privatifs, une vue mer et une logique de “produit fini rare”. En clair : c’est défendable uniquement si la micro-localisation est vraiment premium et si l’état perçu par l’acheteur final est cohérent avec ce positionnement.
Autre point de vigilance : PAP mentionne un délai moyen de vente autour de 93 jours sur Zonza. Ce n’est pas alarmant, mais ce n’est pas un marché ultra-liquide non plus, surtout pour des tickets élevés et hors précommercialisation.
Urbanisme et faisabilité administrative
Les documents affirment qu’aucune autorisation d’urbanisme n’est nécessaire pour la division parcellaire, car l’ensemble est déjà composé de deux bâtis existants. Le contrat mentionne aussi que les autorisations administratives nécessaires seraient obtenues.
C’est rassurant, mais ce point mérite vérification notariale et géomètre, car une division “simple” peut quand même soulever des sujets pratiques : accès, réseaux, servitudes, conformité cadastrale, bornage, stationnement, assainissement, division au regard des règles locales, et conditions de revente séparée sans créer de blocage juridique. Le fait que le PLU soit opposable est positif, mais cela ne remplace pas une validation opérationnelle dossier par dossier.
Mon avis ici : risque urbanistique modéré, mais risque opérationnel de division à ne pas sous-estimer tant que les plans de division, bornage, servitudes et diagnostics techniques ne sont pas vus.
Travaux et exécution
Le dossier annonce peu de travaux : peinture, élagage, extérieurs. C’est un vrai point fort, car cela limite l’exposition aux dérives de chantier lourdes.
En revanche, sur une stratégie de revente à prix élevé, le sujet n’est pas seulement “faire peu de travaux”, mais faire le bon niveau de remise en état pour éviter une décote commerciale. Un bien avec vue mer mais présentation moyenne peut vite subir une négociation importante, surtout sur un marché où l’acheteur final arbitre avec de nombreuses alternatives. Le faible risque technique peut donc se transformer en risque commercial si le rafraîchissement est insuffisant.
Précommercialisation et risque de sortie
Les ventes sont prévues après acquisition et les documents ne montrent pas de promesse, de réservation ou de LOI ferme. C’est, à mes yeux, le principal point faible du dossier.
Sur une opération très courte, l’absence de précommercialisation signifie que l’investisseur porte un risque “plein pot” sur :
- le délai de mise sur le marché,
- le délai de négociation,
- le délai de signature,
- le délai de financement acquéreur,
- et le risque de baisse de prix si la première fenêtre commerciale n’aboutit pas.
Ici, le calendrier communiqué vise des offres d’achat vers mi-août, soit environ trois mois après l’acquisition estimée. C’est ambitieux, pas impossible, mais tendu pour deux ventes distinctes sans précommercialisation préalable.
Solidité de l’opérateur
D’après les documents, la structure porteuse est une société de marchand de biens active depuis 2008, avec un capital social faible mais une activité existante. Les chiffres 2024 indiqués dans la FICI font ressortir un chiffre d’affaires de 503 049 €, un bénéfice net de 711 €, un résultat d’exploitation négatif de -117 954 €, un total d’actifs de 1 506 787 € et un ratio dette nette / fonds propres de 6,92.
Les recherches externes confirment une société active, créée en 2008, avec plusieurs structures immobilières liées autour du dirigeant, mais pas d’élément public évident démontrant une surface financière particulièrement forte. Autrement dit, on voit un profil d’opérateur expérimenté, mais pas une signature patrimoniale ou bilancielle ultra-robuste à première lecture publique.
Je n’ai pas trouvé, dans les résultats publics consultés, de liste claire et fiable d’anciennes opérations de crowdfunding réalisées sur plusieurs plateformes par cette structure. L’absence de trace facilement identifiable n’est pas une preuve d’absence, mais cela limite la capacité à juger l’historique de remboursement sur financement participatif. Les documents indiquent par ailleurs qu’aucune autre offre n’a été réalisée dans ce cadre pour cette collecte.
Ratios utiles
En reprenant les chiffres fournis :
- Marge brute projet : environ 412,6 k€, soit près de 28,5 % du chiffre d’affaires prévisionnel. C’est confortable sur le papier.
- LTC approximatif (montant levé / prix de revient) : environ 85,8 %. C’est assez élevé si l’on ne raisonne que sur la dette crowdfunding.
- LTV / LTS sur prix de sortie : environ 61,4 %, cohérent avec la couverture hypothécaire annoncée. C’est bon sur le papier.
- Apport / dette levée : environ 18,1 %. Correct, sans être exceptionnel.
La lecture synthétique est simple :
bonne couverture par rapport au chiffre d’affaires espéré, mais endettement élevé par rapport au coût total du projet. Cela fonctionne tant que la revente se fait vite et près du prix visé.
Stress test
Voici un stress test simple à partir des chiffres communiqués, en supposant que le prix de revient communiqué intègre déjà les principaux coûts du projet :
- Scénario central : marge ≈ 412,6 k€
- Prix de vente -10 % : marge ≈ 267,6 k€
- Prix de vente -15 % : marge ≈ 195,1 k€
- Prix de vente -20 % : marge ≈ 122,6 k€
- Coûts +10 % : marge ≈ 308,9 k€
- Prix -15 % + coûts +10 % : marge ≈ 91,4 k€
- Prix -20 % + coûts +10 % : marge ≈ 18,9 k€
Lecture : la marge absorbe assez bien un choc modéré, mais elle devient très fine si l’on combine décote commerciale et dérapage de coûts. Comme il n’y a que deux lots à vendre, il n’y a pratiquement aucune diversification commerciale : un seul lot mal négocié peut dégrader fortement le résultat global.
Points forts
Simplicité opérationnelle
Deux maisons existantes, peu de travaux, pas de promotion lourde.
Garanties juridiques
Hypothèque 1er rang + ordre irrévocable de paiement + caution personnelle.
Marge initiale annoncée
La marge de départ est correcte et laisse un coussin.
Secteur attractif
Le sud corse reste recherché, surtout pour des biens avec extérieurs et vue.
Points d’attention
Prix de sortie exigeants
Le prix cible suppose une vraie qualité de micro-localisation et une bonne exécution commerciale.
Absence de précommercialisation
C’est probablement le point de risque n°1 du dossier.
Durée courte et potentiellement tendue
Le calendrier paraît optimiste pour acheter, remettre en état, vendre deux lots et encaisser. La prorogation jusqu’à 12 mois existe, mais elle signifie déjà une sortie moins fluide que prévu.
Condition suspensive liée à la libération d’un lot
La sortie d’une locataire avant décaissement est un vrai point de contrôle.
Solidité bilancielle de la structure
Expérience visible, mais lecture financière publique plutôt moyenne, avec résultat d’exploitation négatif et effet de levier notable.
Notation synthétique
Localisation / attractivité du marché : ⭐⭐⭐⭐☆
Simplicité technique : ⭐⭐⭐⭐⭐
Lisibilité du montage : ⭐⭐⭐⭐☆
Qualité des garanties : ⭐⭐⭐⭐☆
Solidité financière de l’opérateur : ⭐⭐⭐☆☆
Risque commercial : ⭐⭐☆☆☆
Marge de sécurité globale : ⭐⭐⭐☆☆
Visibilité sur le calendrier : ⭐⭐☆☆☆
Conclusion
Je classerais ce projet dans la catégorie des opérations simples à comprendre mais exigeantes à exécuter commercialement. Le dossier a de vrais atouts : peu de travaux, un actif tangible, une hypothèque de 1er rang et une marge initiale qui n’est pas ridicule.
En revanche, plusieurs éléments doivent être creusés avant toute décision personnelle :
la réalité du prix de sortie, la liquidité exacte du micro-marché, les pièces de division parcellaire, la libération effective du petit lot, et l’historique concret de reventes comparables de l’opérateur sur cette zone.
En résumé, ce n’est ni un dossier manifestement faible, ni un dossier “évident”. C’est surtout un dossier où la sortie commerciale fera le verdict. L’étape la plus utile, pour aller plus loin, serait de confronter les prix visés à un comparatif précis de biens réellement vendus, très proches en vue, état, surface de terrain et distance mer.
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