Immeuble Croix Blanche Villars-les-Dombes
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41 chemin de la Croix Blanche, 01330 Villars-les-Dombes FR
Détail du projet Immeuble Croix Blanche Villars-les-Dombes
Garanties
- Hypothèque rang 1
- Apport en fonds propres
- Séquestre de fonds
- Caution personnelle et solidaire
- Engagement de réalisation de travaux
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⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette analyse est proposée à titre pédagogique à partir des documents transmis et de sources publiques consultées au 11 juin 2026. Elle peut comporter des erreurs, omissions ou interprétations inexactes. Le financement participatif immobilier comporte notamment des risques de perte partielle ou totale du capital, de retard et d’illiquidité. Une décision patrimoniale devrait reposer sur vos propres vérifications et, lorsque les montants sont significatifs, sur l’avis d’un professionnel indépendant.
Synthèse générale
Appréciation du risque : vigilance élevée
L’opération présente un actif immobilier identifiable, un prix de sortie facialement prudent et une hypothèque de premier rang. En revanche, la durée annoncée paraît très courte, l’apport est limité, la précommercialisation n’est pas documentée, le track record réellement vérifiable est faible et plusieurs mécanismes contractuels peuvent prolonger fortement l’immobilisation.
| Donnée principale | Valeur |
|---|---|
| Actif | Immeuble résidentiel existant |
| Localisation | Villars-les-Dombes |
| Nombre de lots | 5 |
| Surface totale | 367 m² |
| Coût total annoncé | 596 000 € |
| Dette participative | 546 000 € |
| Fonds propres annoncés | 50 000 € |
| Dette bancaire | 0 € |
| Valeur de sortie estimée | 704 500 à 705 000 € |
| Durée contractuelle présentée | 3 mois |
| Budget travaux | 18 000 € |
La stratégie consiste à acquérir l’ensemble, effectuer des travaux ciblés puis revendre progressivement les cinq lots. Les documents ne donnent toutefois pas le détail des surfaces, états, prix de sortie ou acquéreurs potentiels lot par lot.
1. Économie de l’opération
Structure financière
| Emplois | Montant |
|---|---|
| Acquisition | 510 000 € |
| Frais d’acquisition | 13 000 € |
| Travaux | 18 000 € |
| Frais financiers | 33 000 € |
| Séquestre destiné aux premiers intérêts | 14 000 € |
| Frais de garantie | 8 000 € |
| Total | 596 000 € |
| Ressources | Montant |
|---|---|
| Fonds propres | 50 000 € |
| Financement participatif | 546 000 € |
| Dette bancaire | 0 € |
| Total | 596 000 € |
Le financement participatif représente donc l’essentiel du coût de l’opération. L’absence de banque évite un conflit avec un prêteur bancaire prioritaire, mais elle signifie également qu’il n’y a pas de contrôle crédit bancaire supplémentaire ni de tranche bancaire venant valider indépendamment le dossier.
Ratios recalculés
| Ratio | Calcul | Lecture |
|---|---|---|
| LTC — dette / coût total | 91,6 % | Le projet est très largement financé par la dette |
| LTA — dette / prix d’acquisition | 107,1 % | La dette dépasse de 36 000 € le prix d’achat du bien |
| LTS/LTV de sortie | 77,5 % | Correct uniquement si la valeur de sortie est atteinte |
| Fonds propres / coût total | 8,4 % | Apport relativement faible |
| Fonds propres / dette | 9,2 % | Coussin de premier risque limité |
| Marge sur coût | 18,2 % | Marge annoncée par la plateforme |
| Marge sur chiffre d’affaires | 15,4 % | Mesure plus conservatrice de la marge |
Le point le plus sensible est le LTA supérieur à 100 % : à l’acquisition, la dette finance non seulement le bien, mais également une partie importante des frais. En cas de revente forcée proche du prix d’achat, le capital ne serait pas intégralement couvert avant même les frais judiciaires et de commercialisation.
La marge prévisionnelle de 108 500 € constitue un coussin raisonnable dans un scénario normal, mais pas particulièrement large pour absorber simultanément baisse des prix, frais de vente, travaux imprévus et prolongation de la durée.
2. Cohérence du prix de revente
La valeur de sortie annoncée correspond à environ :
- 1 919 €/m² sur la surface totale ;
- contre un prix d’acquisition d’environ 1 390 €/m².
À l’échelle de la commune, plusieurs indicateurs publiés en mai-juin 2026 situent les appartements anciens autour de 2 400 à 2 900 €/m² en moyenne, avec une dispersion importante selon la typologie, l’état, la taille et la micro-localisation. Une estimation par typologie place notamment certains grands appartements autour de 1 800 €/m². Le prix de sortie global du projet n’apparaît donc pas manifestement excessif, mais il ne peut pas être validé sans comparables précis pour chacun des cinq lots.
Lecture favorable
Le prix moyen retenu est inférieur aux moyennes communales publiées. Cela peut créer une marge de sécurité si :
- les surfaces sont réellement habitables et juridiquement régulières ;
- les logements sont vendables séparément ;
- leur état ne nécessite pas de rénovation significative ;
- les lots bénéficient de stationnement, d’extérieurs ou d’une bonne performance énergétique.
Limite majeure
Une moyenne globale sur 367 m² peut masquer des situations très différentes. Un petit appartement rénové et un grand logement à rénover ne se vendent pas au même prix au mètre carré.
Les documents fournis ne présentent pas :
- de tableau détaillé par lot ;
- de valeur estimée indépendante ;
- de transactions notariales comparables précisément localisées ;
- de mandat de vente ;
- de promesse d’achat ou compromis ;
- de décote prévue pour une vente rapide.
La cohérence du prix de sortie est donc plausible mais insuffisamment démontrée.
3. Marché local et liquidité
La commune comptait environ 5 060 habitants en 2022. Sa population a progressé en moyenne d’environ 1,5 % par an entre 2016 et 2022, principalement grâce aux nouveaux arrivants. Cette dynamique est favorable à la demande résidentielle.
Le parc comptait près de 2 500 logements, dont environ 196 vacants, soit un taux de vacance de 7,8 %, en hausse par rapport à 2011. Ce niveau n’indique pas un marché bloqué, mais rappelle que la demande n’absorbe pas automatiquement tous les produits.
La commune présente une majorité de propriétaires occupants et une part significative de maisons et de logements familiaux. Cela peut soutenir une revente à des ménages, mais la profondeur du marché reste naturellement moins importante que dans une grande agglomération.
Conséquence pour ce projet
Vendre cinq lots peut être réaliste sur plusieurs mois, mais réaliser l’ensemble des ventes, encaisser les fonds et rembourser la dette en trois mois paraît très ambitieux, sauf si :
- les lots sont déjà juridiquement divisés ;
- les diagnostics sont finalisés ;
- les travaux sont presque achevés ;
- des acquéreurs sont déjà engagés ;
- les dossiers bancaires des acheteurs sont avancés.
Aucune preuve suffisante de ces éléments n’apparaît dans les documents transmis.
4. Précommercialisation : incohérence importante
La grille de la plateforme attribue la note maximale au critère de précommercialisation. Pourtant, les documents consultés ne donnent ni :
- nombre de lots réservés ;
- montant précommercialisé ;
- lettres d’intention ;
- promesses unilatérales ;
- compromis signés ;
- conditions suspensives ;
- preuve de financement des acquéreurs.
Cette absence est d’autant plus importante que la stratégie de remboursement dépend directement des reventes. La note maximale attribuée à ce critère ne peut donc pas être considérée comme vérifiée à partir du dossier disponible.
Document déterminant à obtenir : un état de commercialisation lot par lot, anonymisé, accompagné des promesses ou compromis et de leurs conditions suspensives.
5. Travaux et risques techniques
Le budget travaux est de 18 000 €, soit environ 49 €/m².
Un tel budget correspond davantage à :
- des reprises légères ;
- de la peinture ;
- de petites réparations ;
- une mise en conformité limitée ;
- des travaux ciblés avant commercialisation.
Il ne permet généralement pas de traiter une rénovation importante des cinq lots, une toiture, une façade, des réseaux, une isolation globale ou des désordres structurels.
Le dossier ne contient pas de descriptif détaillé, de devis comparatifs, de diagnostics techniques complets ou de calendrier d’intervention. Le séquestre des travaux est utile pour contrôler l’affectation des fonds, mais il ne garantit pas que l’enveloppe soit suffisante. Les fonds sont libérés sur factures validées, ce qui limite leur utilisation à d’autres dépenses.
Points à vérifier
- diagnostics amiante, plomb, électricité et gaz ;
- diagnostic énergétique de chaque logement ;
- état de la toiture et des façades ;
- conformité des surfaces habitables ;
- assainissement et réseaux ;
- éventuels travaux votés ou nécessaires ;
- assurance des entreprises ;
- risque de copropriété ou de division à créer ;
- autorisations administratives requises.
6. Durée : principal risque opérationnel
La durée présentée est de trois mois. Pour une revente immobilière, il faut normalement intégrer :
- finalisation de l’acquisition ;
- travaux ;
- diagnostics et documents de division ;
- commercialisation ;
- signature des promesses ;
- délai de rétractation des acquéreurs ;
- obtention de leurs financements ;
- signature des actes authentiques ;
- libération des fonds et mainlevées hypothécaires.
Même lorsqu’un acquéreur est identifié, le délai entre compromis et acte définitif est fréquemment supérieur à deux mois. Le calendrier ne paraît donc crédible que si le projet est déjà très avancé, ce que les documents ne démontrent pas.
Par ailleurs, le contrat :
- définit une date de remboursement pouvant intervenir jusqu’à 60 jours après l’échéance ;
- permet au représentant des obligataires d’accorder seul un différé allant jusqu’à six mois, sous certaines conditions.
La durée économique réelle peut ainsi devenir nettement supérieure à trois mois, sans compter le temps d’une procédure de recouvrement.
7. Garanties : solides en apparence, mais à nuancer
Hypothèque de premier rang
L’hypothèque porte sur l’actif à hauteur du principal, majoré de 20 % d’accessoires. Juridiquement, le premier rang est favorable puisqu’aucune banque n’est annoncée devant les investisseurs.
Mais une hypothèque garantit un rang de paiement, pas un prix de vente.
- Dette principale : 546 000 €.
- Montant inscrit avec accessoires : environ 655 200 €.
- Valeur de sortie annoncée : environ 704 500 €.
- Couverture de la créance inscrite par la valeur projetée : environ 107,5 % seulement.
Cette couverture devient rapidement faible après frais de saisie, avocat, expertise, publicité foncière, vente judiciaire et éventuelle décote.
Apport
Les 50 000 € doivent être apportés avant le déblocage des fonds. Cette condition est utile mais représente seulement 8,4 % du coût total. Elle doit être confirmée par une attestation notariale et non par une simple déclaration.
Caution personnelle
La caution est solidaire, mais elle est signée sous seing privé et sa valeur dépend entièrement du patrimoine réellement saisissable de la caution au moment du défaut. Aucun état patrimonial, passif personnel, nantissement ou justificatif de solvabilité n’est fourni.
Séquestres
Les premiers intérêts et le budget travaux sont séquestrés. Cela sécurise certains flux de court terme, mais une partie de la dette levée sert ainsi à financer ses propres charges et n’augmente pas directement la valeur de l’actif.
Procédure en cas de défaut
Le contrat prévoit une période de régularisation, une consultation des obligataires et une activation des garanties après autorisation. Même si le calendrier contractuel prévoit une réaction autour de trente jours, une saisie et une vente immobilière peuvent durer plusieurs mois, voire davantage.
8. Revente progressive et mainlevée hypothécaire
La stratégie annoncée prévoit une revente progressive par lots, alors que le contrat prévoit notamment que la revente de l’actif déclenche l’exigibilité du remboursement total.
Le dossier ne précise pas clairement :
- le prix minimum de mainlevée pour chaque lot ;
- la part du prix de chaque vente obligatoirement versée au remboursement ;
- l’ordre de remboursement entre capital, frais et intérêts ;
- le solde de dette après chaque cession ;
- la valeur résiduelle minimale des lots encore hypothéqués.
C’est une lacune importante. Sans mécanisme d’amortissement lot par lot, il existe un risque théorique que les meilleurs lots soient vendus en premier et que la garantie résiduelle se dégrade.
9. Solidité du porteur et historique
La société porteuse est juridiquement active depuis 2021, avec un capital social faible et aucun salarié déclaré. Ses comptes récents ont été déposés mais sont confidentiels, ce qui empêche de vérifier publiquement sa trésorerie, son endettement, ses fonds propres ou sa rentabilité. Aucun signal public de procédure collective, sanction ou contentieux n’a été identifié à la date de la recherche.
La holding liée est également active et ne présente pas de procédure collective publique identifiée, mais ses comptes ne sont pas disponibles. La solidité financière du groupe ne peut donc pas être démontrée à partir des seules sources publiques.
Au moins une autre opération de financement participatif publique a été retrouvée. Elle concernait un projet résidentiel et commercial nettement plus important, lancé fin 2025 avec une durée de plusieurs années. Cette opération étant encore dans sa durée contractuelle, elle ne constitue pas un historique de remboursement achevé.
Les documents du projet actuel indiquent parallèlement qu’aucune opération réussie n’est enregistrée et que l’historique vérifiable n’a pas été reconstitué. Cela paraît difficilement compatible avec la note maximale attribuée au critère d’expérience et de track record.
10. Stress tests
Sensibilité au prix de vente
| Scénario | Produit de vente | Résultat avant impôt | Couverture dette |
|---|---|---|---|
| Prévisionnel | 704 500 € | +108 500 € | 1,29× |
| Prix –5 % | 669 275 € | +73 275 € | 1,23× |
| Prix –10 % | 634 050 € | +38 050 € | 1,16× |
| Prix –15 % | 598 825 € | +2 825 € | 1,10× |
| Prix –20 % | 563 600 € | –32 400 € | 1,03× |
La marge du projet disparaît presque totalement après une baisse d’environ 15 % du prix de sortie.
Le capital demeure théoriquement couvert jusqu’à une baisse d’environ 22,5 %, mais uniquement avant frais de vente, fiscalité, frais judiciaires et décote liée à une vente forcée. La véritable zone d’atteinte du capital se situe donc probablement plus haut.
Effet d’un retard
Le coût financier contractuel supplémentaire est d’environ 4 100 € par mois, hors autres frais de portage.
| Retard | Surcoût approximatif |
|---|---|
| 3 mois | 12 300 € |
| 6 mois | 24 600 € |
| 12 mois | 49 100 € |
Scénarios combinés
| Hypothèse | Résultat estimé |
|---|---|
| Prix –10 %, travaux +50 %, retard 3 mois | +16 800 € |
| Prix –15 %, travaux +50 %, retard 6 mois | –30 700 € |
Le projet résiste à un aléa isolé modéré, mais la marge devient rapidement négative lorsque plusieurs difficultés se cumulent.
11. Évaluation par critères
L’échelle ci-dessous mesure la qualité et la maîtrise du risque : plus il y a d’étoiles, plus le critère est favorable.
| Critère | Note | Commentaire |
|---|---|---|
| Localisation et demande | ★★★☆☆ | Commune dynamique mais marché de taille modeste |
| Cohérence du prix de sortie | ★★★★☆ | Prix facialement prudent, sans démonstration lot par lot |
| Apport et structure financière | ★★☆☆☆ | Fonds propres faibles, LTC très élevé |
| Garantie hypothécaire | ★★★☆☆ | Premier rang utile, mais LTA supérieur à 100 % |
| Travaux | ★★☆☆☆ | Budget très faible et contenu non détaillé |
| Précommercialisation | ★☆☆☆☆ | Note élevée annoncée mais aucune preuve fournie |
| Expérience vérifiable | ★★☆☆☆ | Expérience déclarée, peu de réalisations achevées vérifiables |
| Réalisme de la durée | ★☆☆☆☆ | Trois mois particulièrement ambitieux |
| Transparence documentaire | ★★☆☆☆ | Documents contractuels présents, données opérationnelles insuffisantes |
| Résistance aux aléas | ★★★☆☆ | Marge correcte mais sensible aux scénarios combinés |
Conclusion
Le projet repose sur un actif résidentiel réel, une valeur de sortie par mètre carré apparemment mesurée et une hypothèque de premier rang. Ces éléments constituent ses principaux points favorables.
Les points de vigilance dominants sont toutefois substantiels : endettement couvrant plus que le prix d’acquisition, apport limité, durée extrêmement courte, absence de preuve de précommercialisation, budget travaux peu documenté, historique achevé insuffisamment vérifiable et manque de précision sur les mainlevées lors des ventes successives.
L’analyse ne permet donc pas de considérer le score commercial présenté comme suffisant à lui seul. La compréhension réelle du risque dépend surtout des justificatifs de commercialisation, de l’expertise indépendante, du plan de remboursement lot par lot et de la situation financière complète du porteur.
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