La Trouvaille
La Première Brique

La Première Brique - La Trouvaille
Détail du projet La Trouvaille
Présentation
Le projet consiste en l'acquisition d'une maison de 200 m², sur terrain de 2.100 m² en vue de la rénover entièrement et de la revendre.
Type de bien
Maison d’habitation (200 m² habitables) sur un terrain de 2.100 m² disposant d'une vue mer et d'une certaine proximité des plages
Pour aller plus loin
Bien que débutant en financement participatif, le porteur a déjà structuré une opération solide et la trésorerie de sa société est saine. Paul met en oeuvre son goût pour la rénovation de style sur cet actif de caractère.
Garanties
- Hypothèque de 1er rang : Couverture de 82 % du montant financé, passant à 138 % avec le premier décaissement de 400 000 €.
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Ressources utiles
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⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette analyse est produite par une IA à partir des documents fournis (principalement ceux de la plateforme, potentiellement marketing) et de quelques vérifications publiques. Elle peut contenir des erreurs ou des interprétations incomplètes. Le crowdfunding immobilier comporte des risques (perte partielle/totale du capital, retards, défaut, illiquidité). L’objectif ici est pédagogique : montrer comment décortiquer une opération et quels points challenger. Une analyse “métier” complète relève d’un professionnel.
1) Résumé du projet (ce que vous financez)
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Nature : opération de marchand de biens “achat → rénovation lourde → revente”, sur une maison d’environ 200 m² et terrain ~2 100 m² (avec vue mer annoncée).
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Localisation : 51 Route de Honfleur, 14360 Trouville-sur-Mer.
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Budget : coût total annoncé 987 122 €, prix de revente estimé 1 300 000 €, marge prévisionnelle 312 878 € (~24%).
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Financement : dette participative 670 000 € + apport porteur 317 122 € (dont 200 000 € au début).
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Durée : 6 à 24 mois (cible 15 mois).
Lecture rapide : c’est un dossier “classique” de rénovation/revente avec une marge affichée correcte, mais avec travaux conséquents, une zone de risque mouvement de terrain mentionnée, et un montage où la garantie principale est hypothécaire.
2) L’actif & la complexité travaux (risque d’exécution)
Plans / organisation (à partir des plans)
Les plans montrent une maison sur plusieurs niveaux avec des surfaces significatives (séjour, cuisine/salle à manger, plusieurs chambres, suites, garage, buanderie…).
➡️ Cohérence : l’ordre de grandeur est compatible avec ~200 m² habitables annoncés, mais une vérification “surface Carrez / habitable” (et ce qui est compté ou non : buanderie, circulations, etc.) est importante.
Travaux annoncés (rénovation “totale”)
Le budget travaux est 238 300 €, incluant 5% d’aléas (11 348 €), avec des postes typiques d’une rénovation lourde : menuiseries, plomberie, électricité, sols/murs, ravalement, isolation, extérieurs/paysagement, etc.
Points de vigilance (pratiques, pas marketing)
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Aléas à 5% : souvent “juste” pour une rénovation complète (surtout si surprises à l’ouverture : structure, humidité, réseaux, reprises en sous-œuvre).
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Poste menuiseries / extérieurs élevé : sensible aux devis, aux délais, et aux “plus-values” en cours de chantier.
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Pas de jalons détaillés visibles dans les extraits (permis/déclarations, consultation entreprises, planning, marge temps météo, etc.) : c’est un angle mort à challenger.
3) Marché local & cohérence du prix de sortie
Contexte de marché (Trouville / Côte Fleurie)
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Les indicateurs grand public donnent un niveau de prix moyen/ médian pour les maisons à Trouville autour de ~4 900 à ~6 100 €/m² selon sources et méthodologies, avec une dispersion importante (fortement dépendante de la micro-localisation, vue mer, état, prestations). SeLoger+2Figaro Immobilier+2
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Certaines sources indiquent aussi une baisse sur 1 an (à vérifier selon segment), ce qui rappelle que le marché peut rester “à-coups” selon la solvabilité et l’appétit résidence secondaire. Figaro Immobilier
Prix de sortie visé
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Le dossier vise 6 500 €/m² (≈ 1,3 M€ pour ~200 m²).
➡️ Cohérence : c’est au-dessus des moyennes, mais pas aberrant si (i) vraie vue mer / bon quartier, (ii) niveau de prestation “haut”, (iii) jardin/terrain valorisant, (iv) liquidité acheteurs “résidence secondaire”.
➡️ Risque commercial : si la qualité finale ou l’emplacement réel ne justifie pas le haut de fourchette, une baisse de prix peut “manger” la marge (voir stress test).
À challenger très concrètement
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Comparables récents (6–12 mois) : ventes de maisons rénovées, même pente/axe, mêmes vues, même niveau de nuisances (route, bruit, vis-à-vis).
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Délai de vente réaliste sur ce ticket (marché secondaire parfois plus lent).
4) Montage financier, frais et ratios (où se joue la sécurité)
Coût & emploi des fonds
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Foncier “prix de revient” 566 500 € (incluant frais), dont 550 000 € de prix d’acquisition.
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“Autres frais” 175 950 €, dont frais de plateforme 123 950 € et honoraires d’agence 52 000 €.
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Travaux 238 300 €.
Lecture investisseur
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Les frais “hors travaux” sont significatifs, notamment les frais de plateforme (inclus dans le budget).
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Le projet reste néanmoins margé sur le papier.
Ratios annoncés
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LTC ~68% (dette / coût total) : niveau courant, plutôt protecteur si la valorisation de sortie se confirme.
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LTS ~52% (dette / prix de vente) : cushion intéressant… si le bien se revend proche de l’hypothèse.
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LTA ~120% (dette / acquisition) : point important → la dette dépasse le seul prix d’achat.
➡️ Implication du LTA élevé : en cas de pépin très tôt (avant création de valeur), la revente “en l’état” proche du prix d’achat peut ne pas couvrir tout le capital prêté. La structuration des décaissements devient donc clé.
Décaissement “au fil de l’eau”
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Montant collecté 670 k€, mais montant réellement décaissé à l’emprunteur inférieur (frais déduits), avec décaissement initial 400 k€, puis le reste sur factures (et suivi).
➡️ C’est un bon point : cela limite l’exposition maximale tant que les travaux ne sont pas engagés / justifiés.
5) Garanties & clauses juridiques (ce qui protège… et ce qui ne protège pas)
Garantie principale
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Hypothèque de 1er rang sur le bien financé (décrite comme “sans concurrence”).
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La fiche projet indique une couverture de 82% du montant financé, passant à 138% après le 1er décaissement de 400 k€.
Lecture investisseur (importante)
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“1er rang” est plutôt positif, mais la valeur de réalisation (vente forcée), les frais de procédure, et d’éventuels privilèges légaux peuvent réduire le recouvrement.
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Le fait que la couverture devienne très forte au premier décaissement suggère que l’exposition initiale est mieux protégée que l’exposition finale.
Suivi / covenants
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Engagement de ne pas prendre de nouvelles dettes financières sans autorisation (avec exceptions plafonnées).
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Connexion de suivi du compte bancaire du projet via une solution d’open banking.
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Obligation de fournir une attestation notariée d’achat sous 30 jours (sinon exigibilité automatique + minimum d’intérêts prévu au contrat).
En cas de défaut
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Mécanismes d’exigibilité anticipée et pénalités/majorations contractuelles (ex. indemnité après mise en demeure restée infructueuse).
➡️ Attention : ces clauses améliorent la position juridique, mais ne créent pas de trésorerie si le projet est structurellement en difficulté.
Liquidité
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Pas d’entité ad hoc interposée ; possibilité de céder sa créance, mais l’investissement reste illiquide dans les faits.
6) Analyse du porteur / structure (sans “storytelling”)
Données financières fournies
Les états comptables au 31/12/2024 montrent notamment :
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Capitaux propres faibles (ordre de grandeur ~8,5 k€)
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Dettes importantes dont compte-courant d’associé très majoritaire (~1,2 M€)
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Trésorerie affichée ~36 k€
Interprétation
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Structure “légère” en capital, financée surtout par avances d’associé : ce n’est pas rare, mais ça signifie que la solidité dépend beaucoup de la capacité/volonté du sponsor à soutenir en cas d’aléa.
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La trésorerie seule ne “sauve” pas un chantier si grosse dérive : l’enjeu est l’accès à des ressources additionnelles (fonds propres réels, actifs mobilisables, lignes bancaires).
Vérifications publiques (internet)
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La société emprunteuse identifiée par SIREN 813 625 886 apparaît active, avec un profil de holding/prise de participations, capital social faible, et sans effectif déclaré. Pappers+1
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Le dirigeant apparaît lié à plusieurs autres structures (dont certaines à objet immobilier), ce qui peut être un plus (expérience/écosystème) ou un point de vigilance (dispersion, engagements croisés). Pappers+1
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Le dossier mentionne une autre opération de crowdfunding sur la même plateforme ; une page publique montre un projet “marchand de biens” financé en 2025. La Première Brique
7) Risques spécifiques du dossier (les “vrais”)
(1) Risque géotechnique / mouvement de terrain
Le dossier indique que la maison est en zone à risque mouvement de terrains, avec une étude de sols concluant à un “roc sécurisant”.
Or, Trouville/Villerville fait bien l’objet d’un PPR mouvements de terrain (documentation préfectorale/communale). Calvados+1
➡️ À demander impérativement : le rapport géotechnique complet, le zonage exact (rouge/bleu/etc.), et l’impact sur assurance, travaux, revente.
(2) Risque de dépassement de durée
Rénovation complète + aléas (approvisionnements, entreprises, intempéries, surprises) = risque fréquent de glissement.
Le contrat prévoit des mécanismes de prolongation/défaut, mais pour l’investisseur l’enjeu principal est le retard et l’illiquidité.
(3) Risque commercial (prix / délai de vente)
Le prix de sortie visé est “haut de panier” vs moyennes, donc sensible :
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à la qualité finale,
-
à la micro-localisation,
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à la solvabilité des acheteurs (segment résidence secondaire). SeLoger+2Figaro Immobilier+2
(4) Risque “structure” (capitaux propres faibles)
Les comptes montrent une structure peu capitalisée.
➡️ En cas d’aléa, la question n’est pas “le contrat dit quoi”, mais “qui remet au pot, et avec quels moyens ?”.
(5) Risque plateforme / opérationnel
Le KIIS rappelle explicitement les risques : défaut, rendement retardé/nul, illiquidité, défaillance de plateforme.
8) Stress test (sensibilité de la marge)
Base : marge ~312,9 k€ (24%).
Si baisse du prix de vente (coûts inchangés)
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-5% de prix : marge ≈ 247,9 k€ (~20%)
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-10% : ≈ 182,9 k€ (~16%)
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-15% : ≈ 117,9 k€ (~11%)
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-20% : ≈ 52,9 k€ (~5%)
➡️ Point marquant : la marge s’érode vite ; à -20%, il reste très peu de coussin.
Si dépassement des travaux
(hausse sur le poste travaux uniquement, 238,3 k€)
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+10% travaux : marge ≈ 289,0 k€
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+20% travaux : ≈ 265,2 k€
Scénarios combinés (réalistes en rénovation)
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-10% prix + +10% travaux → marge ≈ 159,0 k€
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-15% prix + +20% travaux → ≈ 70,2 k€
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-20% prix + +20% travaux → ≈ 5,2 k€ (quasi break-even)
9) Notation (échelle 1 à 5 — plus c’est bas, plus le risque perçu est élevé)
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Qualité de la garantie (hypothèque 1er rang) : ★★★★☆
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Structure financière / coussin (marge, LTC/LTS) : ★★★☆☆
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Risque travaux (rénovation totale + aléas 5%) : ★★☆☆☆
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Risque marché / revente (prix de sortie au-dessus des moyennes) : ★★★☆☆
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Risque géotechnique (mouvements de terrain) : ★★☆☆☆
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Solidité “bilan” de la société emprunteuse (capitaux propres faibles) : ★★☆☆☆
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Transparence / pièces (vu ce qu’on a) : ★★★☆☆
10) Questions à poser / pièces à obtenir avant de décider
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Rapport géotechnique complet + zonage PPR exact + impact assurantiel. Calvados+1
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Devis signés (pas seulement estimatifs), planning chantier, entreprise(s), pénalités de retard, modalités de paiement.
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Stratégie de vente : comparables récents, délai cible, plan B (prix, découpe éventuelle, location temporaire…).
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Preuve de l’apport (200 k€ au démarrage + solde) et calendrier exact d’injection.
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Détail de la valeur retenue pour l’hypothèque (expertise ? valeur vénale ? hypothèse de vente forcée ?) et frais de réalisation.
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Situation des autres engagements du sponsor (pour éviter la “dispersion” si plusieurs opérations en parallèle). Pappers+1
Conclusion (récapitulatif, sans incitation)
Ce projet présente une logique simple (acheter “bas”, rénover, revendre) avec une garantie hypothécaire de 1er rang et un décaissement progressif plutôt protecteur.
Les principaux points à approfondir sont :
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le risque géotechnique (mouvements de terrain) et ses implications réelles, Calvados+1
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le risque d’exécution travaux (rénovation totale + aléas limités),
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la sensibilité au prix de revente (le scénario -15%/-20% change radicalement la marge), SeLoger+2Figaro Immobilier+2
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et la solidité financière de la structure emprunteuse (capitaux propres faibles, dépendance aux avances d’associé).
bonne PF mais beaucoup de retards depuis 2 ans
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