Fiche projet
Résidence Sainte-Marthe Marseille 14
sur Bricks.co
Le détail du projet
Quelle note donnes-tu à ce projet ?
Les garanties
- Hypothèque rang 1
- Séquestre de fonds
- Apport en fonds propres
- Autres
Évaluez les plateformes avec la communauté
Partagez votre expérience maintenant. Votre avis sera ajouté à la base communautaire après création de votre compte gratuit.
As-tu déjà investi sur ?
Ressources utiles
Rappel
L’offre proposée est une collaboration commerciale : sur chaque offre de bienvenue, argent-et-salaire.com peut percevoir une prime de parrainage. Ceci n’est pas une recommandation d’investissement. Les éléments présentés sont partiels et ne suffisent pas à une décision d’investissement. Analysez le dossier complet et n’investissez que ce que vous comprenez. Le crowdfunding comporte un risque de perte partielle ou totale du capital, d’illiquidité, et des risques spécifiques à l’activité.
Investisseur sur plus de 2 600 projets / 570K€ / Via 35 plateformes
👍1500€ de bonus dispo ici
⚠️ Analyse réalisée par une IA — pas un conseil en investissement
Cette analyse est pédagogique et peut comporter des erreurs ou des informations incomplètes. Elle ne remplace pas l’étude d’un professionnel de l’immobilier, du droit et de la finance. Le crowdfunding immobilier expose à une perte partielle ou totale du capital, à des retards de remboursement et à une forte illiquidité. Les documents transmis provenant de la plateforme et du porteur, leurs affirmations doivent être vérifiées de manière indépendante.
Synthèse exécutive
Le projet porte sur la démolition de bâtiments existants puis la construction de 61 logements sociaux et 63 stationnements, répartis dans trois bâtiments en R+4. La totalité du programme doit être vendue en bloc en VEFA à un bailleur institutionnel, pour environ 13,0 M€ HT. Le permis initial et un permis modificatif sont annoncés comme obtenus et purgés.
Lecture rapide
Points favorables
- Sortie commerciale largement sécurisée par une réservation portant sur tout le programme.
- Compte bancaire centralisateur, contrôle des dépenses et remboursements progressifs prévus.
- Interdiction de verser marge, dividendes ou honoraires au promoteur avant remboursement des obligataires.
- Demande structurelle élevée en logements sociaux à Marseille.
Principaux risques
- Un arrêté municipal de sécurité concernant exactement l’adresse du projet reste publié, sans mainlevée publique identifiée.
- Le dossier ne présente pas le budget complet de construction : la marge réelle de l’opération est donc impossible à contrôler.
- Apport réellement nouveau limité et financement participatif représentant près de 90 % du besoin présenté.
- Incohérence juridique importante entre les montants de capital et les échéanciers de remboursement.
- L’« hypothèque de premier rang » mise en avant n’est initialement qu’une promesse et son rang peut ensuite évoluer.
1. Projet, marché et commercialisation
La vente en bloc réduit fortement le risque de devoir commercialiser 61 lots auprès de particuliers. Elle ne le supprime toutefois pas : la VEFA définitive, le financement du bailleur et la garantie financière d’achèvement figurent encore parmi les conditions à satisfaire avant décaissement. Le contrat de réservation n’équivaut donc pas encore à un prix intégralement encaissé.
La demande locative sociale est solide : la ville recensait plus de 52 000 demandeurs de logements sociaux début 2025. Les prix affichés du neuf dans le 14e arrondissement se situent approximativement entre 3 100 et 3 800 €/m² selon les typologies et programmes.
Cependant, aucune surface habitable totale ni ventilation précise du prix par logement n’est fournie. Il est donc impossible de calculer le prix de vente au mètre carré et de vérifier sa cohérence. Cette absence est d’autant plus importante qu’une vente en bloc à un bailleur s’effectue généralement avec une économie différente de celle du marché de détail.
Risque spécifique au terrain
La page municipale consultée le 5 août 2026 affiche toujours un arrêté de sécurité pris en septembre 2024 à cette adresse. Il concernait notamment l’effondrement d’un mur de soutènement et un glissement de terres et matériaux vers une résidence voisine. Aucune mainlevée publique n’a été identifiée.
Il faut obtenir la mainlevée, les rapports d’expertise, les études géotechniques, le programme de confortement et la confirmation de l’absence de réclamation de voisins ou de copropriétés. Ce point peut affecter les fondations, le calendrier, les assurances et le coût des travaux.
2. Structure financière
Le budget présenté, de 3,952 M€, finance essentiellement le foncier, les premiers travaux, les frais financiers et les séquestres. Il ne correspond manifestement pas au coût total de construction des 61 logements.
| Indicateur | Calcul | Lecture |
|---|---|---|
| Financement participatif / besoin présenté | 89,6 % | Levier très élevé |
| Apport total / besoin | 10,4 % | Faible protection |
| Numéraire nouveau / besoin | 6,8 % | Le solde correspond à des dépenses antérieures |
| Dette / prix VEFA HT | 27,2 % | Ratio rassurant en apparence, mais fondé sur le prix total et non sur les flux disponibles |
| Coussin présenté | 565 k€ | 14,3 % du budget-relais, pas nécessairement la marge globale |
L’absence de dette bancaire limite les conflits entre créanciers, mais prive aussi le projet de l’audit technique et financier généralement imposé par une banque. Par ailleurs, les coûts de production dans la construction ont encore progressé début 2026, notamment sous l’effet des matériaux et de l’énergie.
Stress test du seul budget-relais
| Hypothèse | Coussin résiduel |
|---|---|
| Situation présentée | +565 k€ |
| Coûts éligibles +5 % | +367 k€ |
| Flux VEFA -5 % et coûts +5 % | +142 k€ |
| Flux VEFA -5 % et coûts +10 % | –56 k€ |
| Coûts +15 % | –28 k€ |
Le coussin disparaît ainsi avec une dérive relativement modérée. Ce test ne mesure pas la rentabilité globale, faute de budget exhaustif, de planning de trésorerie et de marchés de travaux.
3. Garanties et mécanisme de remboursement
Le montage prévoit plusieurs protections pertinentes :
- neuf mois de paiements financiers séquestrés ;
- compte centralisateur recevant tous les flux du projet ;
- validation des décaissements sur justificatifs ;
- affectation envisagée des créances VEFA ;
- remboursements obligatoires à plusieurs jalons du chantier ;
- obligation contractuelle pour l’opérateur de couvrir les dépassements de coûts.
La sûreté immobilière mérite néanmoins une lecture prudente. Au décaissement, il est prévu une promesse irrévocable d’affectation hypothécaire, et non nécessairement une hypothèque déjà inscrite. Une provision de 53,1 k€ doit permettre son inscription si la VEFA et ses flux ne sont pas sécurisés dans le délai prévu. Le rang peut ensuite être aménagé au bénéfice du garant d’achèvement, sous conditions.
L’affichage d’une « couverture de 100 % » n’est pas démontré par une expertise indépendante récente du foncier. Une hypothèque ne garantit par ailleurs ni une réalisation rapide ni un recouvrement intégral en cas de chantier inachevé.
Incohérence documentaire majeure
Plusieurs passages mentionnent un capital de 3,973 M€ et un échéancier totalisant ce montant, alors que l’émission porte sur 3,540 M€. Une autre version de l’échéancier retient un dernier remboursement de 160 k€, cohérent avec 3,540 M€.
Cette divergence doit être corrigée par un document juridique signé. Le contrat prévoit également que le paiement effectif puisse intervenir jusqu’à 60 jours après l’échéance, allongeant potentiellement la durée annoncée.
4. Solidité du porteur et gouvernance
L’opérateur existe depuis plus d’une dizaine d’années. Les comptes 2024 publiés montrent un résultat positif, mais aussi environ 5,8 M€ de dette financière, un besoin en fonds de roulement élevé et une autonomie financière proche de 5 %. Aucune procédure collective, sanction ou affaire contentieuse n’était affichée dans le registre consulté.
Le registre public de la SCCV révèle par ailleurs qu’un autre groupe immobilier d’envergure apparaît comme dirigeant et associé indéfiniment responsable, alors que cette gouvernance est peu explicitée dans le dossier. Cela peut constituer un soutien potentiel, mais il faut obtenir la répartition exacte du capital, les pouvoirs de signature, le pacte d’associés et la nature des engagements financiers de chaque sponsor.
Au moins deux précédentes collectes immobilières ont été identifiées. Leur statut final de remboursement n’a pas pu être confirmé par une source publique fiable. Un forum d’investisseurs avait évoqué des interrogations sur le suivi, sans que cela permette de conclure à un défaut.
Évaluation
Plus il y a d’étoiles, plus le critère paraît maîtrisé.
| Critère | Note |
|---|---|
| Commercialisation / sortie | ★★★★☆ |
| Autorisations et situation administrative | ★★★☆☆ |
| Solidité financière du montage | ★★☆☆☆ |
| Garanties et contrôle des flux | ★★★☆☆ |
| Travaux et risques du site | ★★☆☆☆ |
| Gouvernance du porteur | ★★★☆☆ |
| Qualité et cohérence documentaire | ★★☆☆☆ |
Conclusion
La vente en bloc, le contrôle centralisé des flux et les remboursements par jalons constituent de véritables facteurs de réduction du risque. Ils sont toutefois contrebalancés par un apport en numéraire limité, l’absence de budget complet, une marge-relais peu résistante, une sûreté hypothécaire initialement conditionnelle et surtout un risque technique et administratif lié à l’arrêté de sécurité du site.
Les pièces prioritaires à approfondir sont la mainlevée de l’arrêté, les études géotechniques et de soutènement, le budget intégral certifié, les marchés de travaux, la VEFA définitive, la garantie d’achèvement, l’expertise du foncier et un avenant corrigeant les montants de remboursement. Ces vérifications sont nécessaires pour que l’investisseur puisse apprécier lui-même le niveau de risque réel.
Évaluez les plateformes avec la communauté
Partagez votre expérience maintenant. Votre avis sera ajouté à la base communautaire après création de votre compte gratuit.
As-tu déjà investi sur ?


