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(Last Updated On: 15 janvier 2017)
Interview d'Olivier Goy Lendix

Après Grégoire Wallaert de Tributille, Fabien Michel de PretupJean-Philippe Gontier de Les EntreprêtersJoël Gaudeul de  Bolden, Thomas de BOURAYNE CEO de Crédit.fr c’est au tour d’Olivier Goy fondateur et CEO de LENDIX de se prêter au jeu des questions réponses pour nous faire partager sa vision du Crowdlending et nous en dire un peu plus sur les spécificités de LENDIX.

LENDIX a été la première plateforme de financement participatif dans laquelle j’ai investi et c’est actuellement celle où j’ai investi dans le plus grand nombre de projets. A ce jour cela représente une 20taine de projets sur les 70 dans lesquels j’ai investi. Dans la foulée de mes premiers investissements sur cette plateforme j’avais publié un test de Lendix qui vous permet de découvrir en détail l’une des meilleures plateforme de prêt participatif en France.

Bonus 20€ pour 200€ prêté sur Lendix

Lors de mon enquête sur le baromètre des taux pratiqués par les différentes plateformes de financement participatif, Lendix affichait un taux moyen autour de 6,15% sur des durée relativement longue (moyenne de 48 mois)

Ma soif d’en savoir plus sur cet acteur du CrowdLending m’a donné envie d’interviewer Olivier Goy, demande qu’il a tout de suite acceptée.

A&$ : Quand Lendix a t’il été lancé ? Comment est venue l’idée ?

Olivier GOY : Lendix a été créé en septembre 2014 et a réalisé ses premiers prêts en avril 2015. Octobre 2014, la loi « Financement Participatif » ouvre une brèche dans le monopole bancaire, permettant aux PME d’emprunter sans passer par le système bancaire traditionnel. De là, l’idée est venue de démocratiser le secteur du prêt aux PME et de créer une nouvelle classe d’actifs pour les épargnants privés et investisseurs institutionnels.

A&$ :  Lendix s’est lancé sur un marché à la fois très jeune mais dans lequel on trouve déjà de nombreux acteurs. Qu’est-ce qui différencie Lendix des autres plateformes ?

Olivier GOY : Quand vous ouvrez un monopole, vous avez toujours plein de monde sur la ligne de départ. Dans notre marché, en octobre 2014, il y avait 60 plateformes. Depuis le début de l’année 2016, seules 14 ont prêté et à nous seuls nous avons financé environ 55% du marché.

Je dirais que Lendix a deux points différenciant majeurs :

  • 0% d’aléa et un financement garanti Grâce à notre communauté unique de prêteurs particuliers et d’investisseurs institutionnels, Lendix est capable de prêter des sommes supérieures aux autres plateformes, pouvant aller jusqu’à 1,5 millions d’euros. En effet, une fois le projet mis en ligne, nous en garantissons le financement : les investisseurs institutionnels complètent automatiquement la part des prêteurs particuliers sur chaque projet.
  • 100% alignés Dans un souci d’alignement d’intérêts avec les prêteurs, les dirigeants de Lendix prêtent à tous les projets automatiquement. C’est ce que l’on aime appeler le « skin in the game », on investit, au même titre que nos prêteurs, à travers notre fonds.

A&$ :  Quel bilan tirez-vous de vos premières années ?

Olivier GOY : Après 18 mois d’activité, plus de 40 millions d’euros ont été financés pour 150 projets de développement. On réalise à ce jour près de 55% du marché et pour cela, nous remercions toute la communauté Lendix, prêteurs et emprunteurs !

Nous savons que la route est encore très longue, le métier paraît simple mais il faut beaucoup de ressources humaines et financières pour y arriver.

A&$ : Quelle est selon vous la taille critique en terme de volume de chiffre d’affaires et de projets qu’il faut atteindre pour qu’une plateforme comme la vôtre devienne rentable ?

Olivier GOY : Il est difficile de donner un point mort car cela dépend de la politique d’investissement de la plateforme. Il est communément partagé que la rentabilité d’une plateforme se situe autour de la centaine de millions d’euros financés par an.

A&$ :  Vous êtes-vous fixé un objectif de délai pour atteindre cette taille critique ? Se fera t’elle par la consolidation du marché qui a déjà un peu commencé et que vous avez initié avec le rachat de Finsquare?

Olivier GOY : Nous nous sommes fixés un objectif de volume de 56 millions d’euros prêtés à fin d’année 2016, sans rachat de plateforme concurrente.

A&$ : A propos d’intégration de Finsquare. Cela n’a t’il pas été trop compliqué techniquement d’intégrer leur plateforme : Récupération du backoffice, des contrats, des bases de prêteurs, aspects juridiques,…

Olivier GOY : Nous avons travaillé avec le CTO de Finsquare pendant plusieurs semaines pour procéder à la migration des comptes prêteurs d’une plateforme à l’autre. Cela a été un travail de longue haleine pour toute notre équipe technique.

A&$ : Quelles sont actuellement vos priorités ?

Olivier GOY : Une de nos grandes priorités est le développement de notre activité en Espagne et en Italie. Nous sommes en plein recrutement des équipes locales, en Espagne notamment où nous envisageons 6 recrutements sur 2016 et plus de 10 embauches additionnelles sur 2017. Nous avons déjà annoncé début septembre l’arrivée de Grégoire de Lestapis, ancien directeur général de BBVA France, en tant que CEO de Lendix España et venons de recruter le CEO de Lendix Italia.

Egalement, nous l’avons annoncé en exclusivité lors de notre deuxième Soirée Prêteurs, le lancement avant la fin de l’année de notre application mobile.

A&$ :  La hantise des plateformes de prêt participatif c’est bien évidement les défauts de remboursement… Toutes les plateformes concentrent donc leurs efforts pour sélectionner les meilleurs projets et j’imagine que c’est le cas de Lendix. Faut t’il malgré tout s’y préparer ? Lendix sait t’il à l’avance comment il va gérer un tel cas si celui-ci devait malheureusement se produire ??

Olivier GOY : Le plus grand département de Lendix est notre équipe Crédit. Composée de 11 personnes, elle s’attèle à analyser et sélectionner des projets de qualité pour minimiser le risque de défaut et donc de perte en capital de nos prêteurs.

Cela n’empêchera pas les défauts, c’est quelque chose à laquelle il faut être préparer, c’est inévitable. C’est pour cela que le gouvernement a instauré le seuil des 1 000 € maximum à prêter par projet, pour favoriser la diversification et ainsi diminuer le risque de perte. Aujourd’hui, nous avons eu 2 défauts dont un recouvré totalement, les prêteurs n’ont pas perdu d’argent.

A&$ :  On voit des plateformes type Prexem proposer des fonds de protection. Est-ce une bonne idée selon vous ? Faut t’il aller vers plus de protection des prêteurs ? Cela ne se fera t’il pas au détriment des taux d’intérêt ?

Olivier GOY : La meilleure protection des prêteurs réside dans la diversification. Nous estimons qu’un minimum de 50 projets est nécessaire et qu’à terme, chaque prêteur devrait viser un portefeuille d’environ 100 projets.

Pour ce qui est des systèmes de protection additionnels tels que des assurances, nous n’y croyons pas car le marché est trop récent pour la création de ce type de produits. Nous l’avons constaté avec le rachat de Finsquare, ils avaient mis en place une assurance qui n’a fonctionné dans aucun des cas de défauts de paiement rencontré.

A&$ : Bientôt les élections. Y a t’il une législation à faire évoluer dans le domaine du financement participatif ?

Olivier GOY : Les politiques ont une oreille attentive à la fintech, il y a un vrai intérêt. Globalement, on a une loi sur les plateformes de prêt qui fonctionne. Cependant, il y a encore plein de choses à faire en effet, notamment sur la fiscalité du prêteur.

Pour faire vraiment décoller le crowdlending il faudrait que les intérêts perçus bénéficient des mêmes conditions fiscales que les revenus d’un PEA ou d’une assurance-vie. Le crowdlending n’a pas besoin d’une fiscalité spécifique, juste de s’intégrer dans les dispositifs fiscaux existants.

A&$ :  Lors de notre dernier baromètre des taux, Lendix apparaissait parmis les plateformes avec les taux moyens les plus bas mais également les durées d’investissement les plus longues. Comment expliquer que les rendements du Leaders soit au moins à 1 à 2 points inférieurs aux autres plateformes qui plus est sur des durées supérieures?

Le baromètre des taux du Crowdlending Olivier GOY : Les taux d’intérêts sont fixés en fonction du niveau de risque des projets présentés sur la plateforme. Il est vrai que dans un souci de protection de l’épargne des prêteurs, nous proposons un portefeuille de projets très fortement pondéré en risque A et B, aux dépens des risques plus élevés C.

Pour les durées, cela est lié à la spécificité de Lendix de pouvoir financer des projets de montants supérieurs à 500 000 € et donc souvent sur des durées plus longues. Pour ce qui est des projets courts termes, nous en avons présenté quelques uns sur la plateforme et il est vrai que le niveau de qualité de risque que nous recevons sur ce type de projet n’est pas suffisant par rapport à nos critères. Contrairement à une perception répandue, les projets court termes sont souvent plus risqués que les projets longs termes.

A&$ :  A propos de Leader, Il semble qu’Unilend et Lendix se partagent la place de Numéro 1. Unilend sur le nombre de projets, et le nombre de prêteurs actifs et Lendix sur les montants collectés. Est-ce bien cela? Quelles sont vos ambitions pour les années à venir?

Olivier GOY : Le crowdlending est un marché qui se concentre rapidement, en cumul depuis janvier 2016, la part de marché des 3 premières plateformes représentent aujourd’hui 74% du marché contre 58% en février dernier. À ce jour, nous sommes leader en terme de volume avec plus de 40 millions d’euros financés contre 20 millions pour Unilend et également en nombre de dossiers avec 88 projets financés sur 2016 au 30 septembre 2016. Notre communauté de prêteurs ne cesse de s’agrandir et compte aujourd’hui plus de 15 000 membres.

A&$ :  D’une manière générale sur le marché du Crowdlending, comment arrive t’on à obtenir des taux aussi élevés sur des projets que vous sélectionnez j’imagine avec des critères très strictes dans un contexte où les taux n’ont jamais été aussi bas ? Cela semble au final très paradoxal, non ?

Olivier GOY : Les emprunteurs qui font appel à Lendix sont à la recherche de rapidité et de souplesse. Ils sont conscients que dans certains cas, les banques vont avoir du mal à financer leur projet, c’est là où Lendix intervient, sur des besoins que les banques servent mal. Lorsque vous devez répondre à un appel d’offre par exemple, il faut absolument pouvoir être réactif. Le fait d’obtenir les fonds rapidement et sans aucune demande de garantie leur permet d’être dans une démarche efficace. Pour cela, ils sont prêts à payer quelques milliers d’euros de plus qu’avec un prêt bancaire.

A&$ :  Dans l’un de ses derniers articles A&S notait une pénurie de projet due à une augmentation plus forte du nombre de prêteurs que du nombre de projets (certains projets sont clôturés en quelques minutes). Quelle est votre vision sur le sujet ?

Olivier GOY : Notre grand défi depuis le départ est de trouver des emprunteurs de qualité qui ont envie de venir sur Lendix. Il y a un grand travail d’évangélisation auprès des entrepreneurs, qui ont encore du mal à faire des infidélités à leur banque. Nous avons toutefois une vraie augmentation de volume au fil des mois. Septembre a ainsi été un mois record pour le crowdlending français et pour Lendix en particulier, avec plus de 6 millions d’euros prêtés.

A&$ : Lendix a t’il des ambitions internationales ? Pourra t’on un jour investir sur des projets à l’étranger ?

Olivier GOY : Bien sûr, nous avons ouvert notre première filiale en Espagne et serons prochainement présent en Italie. L’objectif à terme est bien entendu que les prêteurs français puissent investir sur les projets étrangers.

A&$ : D’autres choses que vous souhaiteriez partager avec nos lecteurs ?

Olivier GOY : Si ce n’est pas déjà fait, découvrez Lendix en cliquant sur lendix.com/argent-salaire, nous vous offrons un bonus de 20 € pour effectuer votre premier prêt !

A&$ : Merci à vous Olivier GOY ! Bon développement à LENDIX! On refait le point dans un an?

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