(Last Updated On: 24 janvier 2017)
Interview de Vincent Ricordeau – cofondateur de LENDOPOLIS
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Interview de Vincent Ricordeau - Lendopolis

Après Yannig Roth Directeur Marketing de WISEED c’est à présent au tour de Vincent Ricordeau co-fondateur de LENDOPOLIS de se prêter au jeu des questions réponses pour nous faire partager sa vision du Crowdfunding et nous en dire un peu plus sur les spécificités de LENDOPOLIS.

LENDOPOLIS a été l’une des premières plateformes de financement participatif dans laquelle A&a investi (actuellement 13 projets). C’est donc une plateforme que nous connaissons bien et sur laquelle nous investissons de manière régulière.

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Lors de notre dernière enquête sur le baromètre des taux du Crowdfunding des différentes plateformes de financement participatif, LENDOPLIS faisait parti des sociétés capables d’offrir un rendement moyen proche de 8%. C’est aussi selon nous l’une des plateformes les plus  transparentes en matière de statistiques fournies. et sans doute l’une de celles qui est la plus proche du véritable esprit Crowdfunding : Un esprit sans doute lié à l’héritage des formidables plateformes que sont KissKissBankBank et HelloMerci.

A&$ : Quand LENDOPOLIS a-t-elle été lancée ? Comment est venue l’idée ?

Vincent Ricordeau : Nous avons officiellement lancé la plateforme en novembre 2014.

Très rapidement, après avoir créé KissKissBankBank en 2009, notre première plateforme basée sur le modèle du don contre don, nous nous sommes intéressés au prêt entre particuliers. Nous avons donc lancé hellomerci pour que les amis puissent se prêter de l’argent à taux zéro. LENDOPOLIS était la suite logique. C’est la création qui nous passionne avant tout : des artistes, comme des entrepreneurs. Nous voulions mettre notre expérience du financement participatif au service des TPE/PME.

A&$ : L’expérience KissKissBankBank et hellomerci a-t-elle servie à LENDOPOLIS où a-t- il tout fallu revoir du fait que ce sont des métiers / législations différentes ?

Vincent Ricordeau : L’expérience du financement participatif acquise durant 5 ans avec KissKissBankBank et ensuite hellomerci, sur le lending, était évidemment un gros avantage.

Sur le plan législatif, nos deux premières plateformes nous ont justement permis d’être directement intégrés aux négociations, avec le gouvernement, sur le cadre qui entoure aujourd’hui le crowdlending.

A&$ : LENDOPOLIS s’est lancée sur un marché à la fois très jeune mais dans lequel on trouve déjà de nombreux acteurs. Qu’est-ce qui différencie LENDOPOLIS des autres plateformes ?

Vincent Ricordeau :  Oui, effectivement. Et nous avons d’ailleurs vu l’année dernière que certains acteurs commençaient déjà à fusionner. Ce qui différencie LENDOPOLIS des autres acteurs, je dirais que c’est l’aspect “participatif” que nous mettons perpétuellement en avant. Nous avons, par exemple, lancé un comité de pilotage qui réunit prêteurs et emprunteurs. Nous organisons des réunions tous les 3 mois pour débattre avec eux des évolutions de la plateforme. Notre modèle fonctionne également avec 100% des particuliers.

A&$ : Quel bilan tirez-vous de vos premières années ?

Vincent Ricordeau : 'Avec KissKissBankBank & Co, nous avons déjà convaincu plus d’un million de Français.'Click to Tweet

Vincent Ricordeau : En 2015, nous avons collecté exactement ce qui était prévu dans notre business plan. L’année dernière, nous avons collecté 50% de plus que l’année précédente. Le besoin d’un tel marché est bien réel, aussi bien pour les entrepreneurs que pour les épargnants. Cependant, c’est un marché lent, qui prend du temps à s’installer. Il demande un énorme travail de pédagogie. Les Français, contrairement aux anglo-saxons sont particulièrement averses au risque. Un tel outil, pour les épargnants, demande également de couper le cordon avec sa banque… Mais nous y croyons ! Avec KissKissBankBank & Co, nous avons déjà convaincu plus d’un million de Français.

A&$ : Quelle est, selon vous, la taille critique en terme de volume de chiffre d’affaires et de projets qu’il faut atteindre pour qu’une plateforme comme la vôtre devienne rentable ?

Vincent Ricordeau : Cela dépend des plateformes, de la typologie des projets financés et du modèle d’acquisition des dossiers. Mais la taille critique pour atteindre la rentabilité se situe entre 50 et 100 millions d’euros.

Vincent Ricordeau : 'La taille critique pour atteindre la rentabilité se situe entre 50 et 100 millions d’euro'Click to Tweet

A&$ : Vous êtes-vous fixé un objectif de délai pour atteindre cette taille critique? Se fera-t-elle par la consolidation du marché qui a déjà un peu commencé avec le rachat de Finsquare par Lendix?

Vincent Ricordeau : Le plus vite possible bien évidemment. Nous ne sommes fermés à aucune opportunité. Mais la réponse à cette question dépendra évidemment de l’évolution de la concurrence, de la pédagogie réalisée à destination des potentiels utilisateurs et de la plateforme elle-même. Dans notre cas, nous faisons partie d’un groupe diversifiés, de 3 plateformes de financement participatif, KissKisBankBank & Co, ce qui nous permet d’avoir des marges de manœuvre, en matière de synergie, plus importantes.

A&$ : Quelles sont actuellement vos priorités ?

Vincent Ricordeau : Continuer le travail de pédagogie important que nous avons mené depuis le lancement de LENDOPOLIS, pour les particuliers comme pour les entrepreneurs. Nous souhaitons également multiplier les partenariats créateurs de valeur pour l’économie réelle.

A&$ : La hantise des plateformes de prêt participatif c’est bien évidemment les défauts de remboursement… Vous avez récemment vécu cela sur l’un de vos projets  suite à une arnaque. Nous avions investi sur ce projet et bien évidement nous avions fortement apprécié le fait que LENDOPOLIS prenne le parti de rembourser les prêteurs. Mais au final aviez-vous un autre choix au vue de la forte concurrence du secteur ? Cela ne crée-t-il pas un précédent qu’il sera peut-être dans le futur difficile à gérer si la situation devait se reproduire?

Vincent Ricordeau : Premièrement, la concurrence du secteur n’avait pas de lien avec cette décision. Pour LENDOPOLIS, informer précisément la communauté et rembourser les prêteurs étaient avant tout des questions de transparence et d’éthique. Il faut ensuite bien différencier une arnaque d’une faillite d’entreprise. Dans le cas précis, il s’agissait d’une fraude scrupuleusement organisée. C’est pour ce cas précis, et uniquement ce celui-là, que nous avons pris la décision de rembourser les prêteurs.

A&$ : Dans notre dernier dossier, LENDOPOLIS apparait comme faisant parti des plateformes les plus transparentes sur les problématiques de taux de défaut. Pensez-vous qu’il y a encore des choses à améliorer à ce sujet où le niveau d’information actuel est t’il suffisant ?

Vincent Ricordeau : 'La ligne directrice de LENDOPOLIS restera toujours claire et transparente'Click to Tweet

Vincent Ricordeau : Aujourd’hui, notre équipe est globalement satisfaite de l’image de transparence renvoyée aux prêteurs. Nous mettons tout en place pour maintenir cette réputation et surtout, cette transparence. Dès que nous sommes informés du moindre problème dans une entreprise, nous tâchons d’envoyer des e-mails les plus complets et pédagogiques possibles. Nous tentons d’informer les prêteurs tant sur les actions qui seront menés que sur les raisons, dans la vie de l’entreprise, de cette défaillance. Il ne faut pas que les prêteurs subissent simplement un défaut mais qu’ils le comprennent. En matière de communication sur ces sujets, la ligne directrice de LENDOPOLIS restera toujours claire et transparente.

A&$ : On voit des plateformes proposer des fonds de protection. Est-ce une bonne idée selon vous ? Faut-il aller vers plus de protection des prêteurs ? Cela ne se fera-t-il pas au détriment des taux d’intérêts ?

Vincent Ricordeau : La mise en place d’un fond de protection fait naturellement diminuer la rentabilité pour les prêteurs. Aujourd’hui, des plateformes en ont mis en place de manière automatique. Il y est donc imposé. Chez LENDOPOLIS, l’intelligence collective nous est très chère. La mise en place d’un fond de protection viendrait la titiller, l’amoindrir.  Nous préférons mettre toute notre énergie dans un travail de pédagogie grâce à des contenus sur les pages projets, des articles, des chiffres (et les clés pour les comprendre)… Grâce à ce travail, nous voulons donner la possibilité à chacun d’appréhender le risque inhérent à notre modèle (comme aux autres placements d’épargne) et ainsi, leur permettre de se constituer un portefeuille de prêts sain et diversifié (en secteur d’activité, localisation, taux d’intérêts…).

A&$ : Bientôt les élections. Y-a-t-il une législation à faire évoluer dans le domaine du financement participatif ?

Vincent Ricordeau : Le point clé reste la fiscalité. Aujourd’hui, les avantages fiscaux pour les particuliers sont énormes dans les pays anglo-saxons. Ils expliquent la croissance et l’appétence des citoyens pour le crowdlending. Nous n’en sommes pas encore là en France…  et elle explique notamment la lenteur du marché. Une législation avantageuse pour les prêteurs serait véritablement incitative et opportune.

A&$ : Lors de notre dernier baromètre des taux Lendopolis apparaissait comme l’une des plateformes qui propose les meilleurs taux. Comment arrivez-vous à faire mieux que des plateformes Leader type Lendix ou Unilend?

Vincent Ricordeau : Aujourd’hui, étant donné que nous sommes restés sur un modèle purement en peer-to-peer, seuls les particuliers peuvent prêter. Le taux des emprunts est fixé par rapport à un scoring qui indique le risque de défaillance. Nous sommes convaincus que notre mode de rétribution rémunère justement le risque pris par ces prêteurs.

A&$ : Comment arrive t’on à obtenir des taux aussi élevés sur des projets que vous sélectionnez. J’imagine avec des critères très strictes dans un contexte où les taux n’ont jamais été aussi bas ? Cela semble au final très paradoxal ?

Vincent Ricordeau : Aujourd’hui, le taux correspond au niveau de risque pris par les particuliers, qui tient compte d’éléments comme la fiscalité imputée ou l’aspect sans caution ni garantie des emprunts. Un gros travail de communication et de pédagogie est notamment fait auprès des emprunteurs pour qu’ils comprennent la rémunération des prêteurs. Généralement, les emprunteurs comprennent très bien ce taux.

A&$ : Dans l’un de ses derniers articles A&S notait une pénurie de projet due à une augmentation plus forte du nombre de prêteurs que du nombre de projets. Quel est votre vision sur le sujet et comment faire pour augmenter fortement le nombre de projets ?

Vincent Ricordeau : La concurrence entre les plateformes, dans ce secteur, est très forte. Certaines sont prêtes à faire des concessions, sur la commission ou au niveau du risque. Cela n’est pas notre cas. Nous n’avons donc pas une pénurie de demandes mais préférons ne pas mettre de projets, dans le seul but de faire du volume, au détriment des prêteurs et du risque.

A&$ : Pour quelles raisons Lendopolis a-t- il fait le choix d’un prestataire de paiement belge qui oblige les prêteurs français à déclarer LENDOPOLIS comme un compte à l’étranger ? Même si la fiscalité reste la même ne pensez-vous pas que cela peut être un frein quand on essaye d’évangéliser un nouveau type de placement ?

Vincent Ricordeau : À l’époque du lancement de LENDOPOLIS, Ingenico était l’un des acteurs les plus crédibles et techniquement fiables sur le marché des PSP. D’ailleurs, c’était aussi le choix de Lendix. Depuis, d’autres prestataires ont émergé et fait leurs preuves. Nous devrions d’ailleurs annoncer dans les prochains jours un changement de PSP, qui sera totalement effectif dans deux mois.

A&$ : D’autres choses que vous souhaiteriez partager avec nos lecteurs

Vincent Ricordeau : Ce n’est qu’en gardant cet esprit de transparence de la plateforme et des gens qui y travaillent que nous garderons la confiance de nos prêteurs. Que nous ferons grandir notre communauté. Et puis, pour 2017, nous souhaitons, plus encore que l’année précédente,que les Français reprennent le pouvoir sur leur argent !

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