Sélectionner une page
5/5 - (2 votes)

Après une mise à l’arrêt des chantiers en 2020, les constructeurs rencontrent un nouvel obstacle. En effet, les matériaux de construction connaissent une hausse de prix importante depuis la fin de l’année 2020, et le phénomène ne cesse de s’intensifier.

Immobilier : Pénurie de matériaux, augmentation des prix : diagnostic et conséquences

 Toutes les matières premières sont concernées : le bois de construction (+ 25 %), l’acier (+ 50 %), les résines de peinture (+ 10 %), mais également le cuivre, le plastique et le pétrole. Cette rareté entraîne mécaniquement une forte augmentation des délais de fourniture, lesquels passent de 3 à 15 jours en moyenne, et parfois plus.

 Sur le plan économique, la hausse du coût de construction est de l’ordre de 3 % en moyenne. Cette situation est d’autant plus compliquée à gérer pour le monde de la construction qu’il s’écoule généralement plusieurs mois entre l’ébauche d’un projet immobilier et sa réalisation.

 Cette augmentation considérable, qui a pris racine l’année passée, est une conséquence directe de la crise sanitaire.

 Dès le mois de mars 2020, la plupart des secteurs économiques ont connu une brusque mise à l’arrêt et d’autres ont explosé. Par exemple, beaucoup de particuliers ont refait eux-mêmes leur intérieur, et notamment leur cuisine, ce qui a mobilisé la plupart du bois lamellé collé disponible et entraîné une pénurie pour les cuisinistes professionnels qui livrent les promoteurs. De la même façon, le e-commerce consommant énormément de carton pour les expéditions, ce dernier, utilisé pour la fabrication du fameux « Placo BA13 », est venu à manquer…

 D’une façon plus générale, les chaînes de production qui nous alimentent sont, pour la plupart, localisées en Chine et aux USA. La primauté nationale et l’explosion des délais et des coûts des conteneurs ne jouent pas en notre faveur.

 La conséquence à court terme est que les chantiers accusent des retards du fait des problèmes d’approvisionnement en marchandises ; les appels de fonds acquéreurs et les livraisons des programmes sont donc eux aussi décalés.

 Au-delà des retards et du surcoût direct, c’est toute l’industrie du bâtiment qui est déstabilisée.

 Le coût de construction est généralement le poste de dépenses majeur dans l’économie d’un programme, son augmentation a donc un impact immédiat sur le prix de vente des surfaces construites. Le manque de visibilité face à la conjoncture pousse les opérateurs à la prudence malgré une très bonne santé du secteur de la promotion immobilière. Le prix des terrains continuant à augmenter, la hausse du coût de construction pourrait être l’élément qui rendra le prix de vente final hors-marché.

 Du côté des entreprises du bâtiment, certaines perdent de l’argent avant même d’être intervenues, car les devis ont été signés avant la flambée des prix.

 Dans le même temps, la délivrance des permis de construire et les mises en chantier restent au plus bas. Paradoxalement, ce qui est normalement le principal problème de l’équation pourrait temporairement être la solution, tout du moins en ce qui concerne les coûts de construction. Basiquement, la diminution de demandes de travaux entraîne une baisse des prix. Certains professionnels du secteur anticipent le point haut du coût de construction au mois d’août, avant une décrue liée à la diminution du nombre de chantiers.

 Pour nous, les dossiers dont les marchés travaux sont signés et dont la phase gros œuvre est finalisée ont peu de chances de voir déraper leur coût de construction de façon importante.

 Aussi, dans la conjoncture actuelle, l’appétence du marché est telle que les prix de vente finaux peuvent encore absorber ces hausses. Le problème est plus difficile à résoudre quand une partie importante du programme a été vendue alors que les marchés n’étaient pas encore finalisés. Dans ce cas, les marges de manœuvre sont faibles et la marge du promoteur risque d’en pâtir.

 D’une manière générale, lorsque le prix de vente final est au-dessus du marché, l’opérateur n’a que peu d’options : négocier avec les entreprises le coût des travaux, réduire la qualité des prestations, négocier le prix d’acquisition du foncier, rogner sur sa marge.

 Il faudra être très attentif pour les dossiers en cours de montage dont les terrains ont été signés entre les 6 et les 12 derniers mois, potentiellement (trop) chers.

 Dans ce contexte particulier, l’équipe de Monego pousse encore plus loin ses analyses avant de proposer à sa communauté des projets à financer.

Yann Balthazard, CEO de MONEGO

Juliette Leveque, Responsable Marketing et Communication

Pour aller plus loin 

 

⭐LES CLASSEMENTS

Tous les mois nous collectons des centaines de données pour vous fournir des baromètres et classements. Ces données sont celles des indicateurs de performances mis en place par l’association Financement Participatif France.

⭐CLASSEMENTS SCPI

⭐IMMOBILIER FRACTIONNÉ

⭐QUI SUIVRE sur TWITTER – LINKEDIN

Je teste les plateformes depuis 2016
À ce jour j’ai investis sur 34 plateformes, 2500 projets et plus de 530 000€. Mes avis sont ainsi basés sur plus de 8 années.

⭐BONUS EXCLUSIF +1500€

  • + de 40 Offres
  • Des offres EXCLUSIVES !
  • Cashback
  • Bonus sur 1er investissement
  • Bonus de fidélité sur les investissements suivants

Crowdfunding ENR ENR & IMPACT

  1. ENERFIP 30€
  2. LENDOPOLIS 30€
  3. LENDOSPHERE 30€
  4. MIIMOSA 50€
  5. SOLYLEND 20€
  6. TREESITION 2,5%

Crowdfunding ENR DEFISCALISATION 

  1. GIRARDIN CF PROFINA 50 à 100€
  2. GIRARDIN DOM COM AGRICOLE 4%

SCPI SCPI

  1. EPARGNOO 100€ +3%
  2. LOUVE INVEST 25€ +3%
  3. CORUM

Yann Balthazard, Juliette Leveque

Entrepreneur
Yann Balthazard PDG Monego - Financement participatif Immobilier

0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x

NewsletterA&$

Inscrivez vous pour recevoir les dernières news 

En ce moment 1500€ offerts sur vos premiers investissements

Pour finaliser votre inscription veuillez cliquer sur l'email que vous venez de recevoir (Éventuellement vérifiez vos courriers indésirables)