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(Last Updated On: 7 octobre 2019)
Fabien Raynaud

Fabien Raynaud

Auteur du livre "Startup : J’y vais, J’y vais pas: Le guide du parfait Business Angel"

A&$ : Bonjour Fabien, tu viens de sortir ton livre « Startup : J’y vais, J’y vais pas: Le guide du parfait Business Angel », mais avant de nous en dire un peu plus, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Fabien Raynaud : Je m’appelle Fabien Raynaud, j’ai 40 ans, et je suis chef de projets dans l’édition logicielle. J’aime exercer ma curiosité dans différents domaines : l’innovation, la technologie, le management, la productivité, le développement personnel, l’investissement.

En dehors de mon activité professionnelle, j’apprécie de me cultiver dans ces différents domaines, que ce soit à travers les livres ou le web. Ma seule contrainte : mes journées ne font que 24 heures.

A&$ : Investir dans les startups cela t’est venu comment ?

Fabien RaynaudIl y a quelques années, j’ai voulu diversifier mon patrimoine, et en recherchant les différents types de placement possibles, j’ai découvert le financement participatif, notamment l’equity crowdfunding qui permet d’investir dans des startups. Allié à mon intérêt pour l’innovation, j’y ai vu un moyen de pouvoir devenir réellement acteur de mon épargne, tout en ayant parfaitement conscience des risques liés à ce type d’investissement.

A&$ : Quel est ton principal moteur aujourd’hui quand tu investis dans les startups ? Doux espoir d’investir dans la prochaine pépite ? Etre acteur d’un monde en perpétuel évolution ? Autre ?

Fabien Raynaud : Bien sûr, je ne vais pas me mentir, mon premier rêve reste de pouvoir dénicher la prochaine pépite et de faire « exploser » mon retour sur investissement ! Mais au-delà de ça, c’est qui me motive c’est de pouvoir financer le développement d’une entreprise et de voir à quoi concrètement est utilisée mon épargne (à la différence d’un placement dans un livret, une assurance-vie ou un fonds). On devient réellement acteur de son épargne en choisissant où on alloue son argent, et en suivant le développement de la boite que l’on a financée.

A&$ : Comme tu le sais sur A&S, beaucoup d’investisseurs viennent partager leur portefeuille et expérience d’investissement participatif. Peux-tu nous donner quelques informations sur tes propres investissements ?

Fabien RaynaudEn plus des traditionnels placements (assurance-vie, PEA, etc.) pour mes différents projets, j’investis via le crowdfunding essentiellement dans des startups, mais aussi dans l’immobilier. Le financement participatif présente le grand intérêt d’offrir une variété très large de types d’investissement : prêt aux PME, immobilier, énergies, coopératives, startups, etc., ce qui permet ainsi à chacun de sélectionner les projets propres à ses aspirations.

Pour ma part, j’ai fait le choix de ne pas de ne pas investir en crowdlending (prêt aux entreprises) car le temps d’étude de chaque dossier me parait trop important par rapport à la performance attendue. J’investis, en revanche, dans le crowdfunding immobilier (30-40 projets) car je suis satisfait du couple rendement/risque et je sais rapidement prendre ma décision d’investissement en moins de 5 minutes. L’investissement en startups est quelque chose de beaucoup plus réfléchi, avec le souhait de voir un projet innovant se développer. Depuis ces 5 dernières années, j’ai investi dans une quinzaine d’entreprises. Depuis, j’ai eu quelques sorties, mais soit négatives (ie perte totale), soit neutres (je récupère juste ma mise de départ). La prochaine pépite se fait attendre, mais après juste 5 ans, rien d’anormal. Wait and see… 😉

A&$ : Tu as annoncé hier la sortie de ton livre. En quelques mots pourquoi ce livre ? Depuis quand y travailles-tu et quel a été ta motivation de partager ton expérience ? `

Fabien RaynaudEn analysant régulièrement des dossiers de levée de fonds, je me suis petit à petit construit une liste de critères que j’ai affinés avec le temps. La décision d’écrire ce livre n’a pas été quelque chose de mûrement réfléchi. Un jour, je me suis simplement dit : Et si j’en faisais un livre ? Alors bingo ! Je me lance.

L’écriture de ce livre a été avant tout un challenge personnel. Aujourd’hui, je suis déjà extrêmement satisfait d’être arrivé au bout de cette aventure, surtout pour moi qui ne suis pas un littéraire. Et au-delà de cette motivation purement personnelle, c’était aussi l’occasion de partager mes critères pour démystifier ce type d’investissement et susciter des vocations pour ceux qui aimeraient investir mais ont encore trop peur de se lancer.

J’ai commencé ce livre en Mars, pour le terminer fin Août. Cela n’a pas toujours été facile de trouver l’inspiration, moi qui aime être plutôt direct et concis dans mes propos. Pour la petite anecdote, j’ai commencé l’écriture de mon livre par le chapitre 1, pour lequel je savais exactement quoi raconter. Après plus de 30 minutes face à la « page blanche », je trouve enfin l’inspiration pour écrire tout ce dont j’ai en tête. Quelques instants plus tard, je suis content d’avoir terminé à écrire tout ce que je voulais. Seul problème : le chapitre ne faisait que 5 lignes ! Bon, il va falloir faire plus d’efforts.

A&$ : Tu es de ceux qui pense que chacun peut à sa propre échelle devenir un Business Angel. Dans ton livre tu proposes 13 critères d’analyse d’une startup. Peux-tu nous donner un aperçu de ta méthode et est t’elle facilement accessible à tous ?

Fabien RaynaudDans mon livre, je détaille l’ensemble de mes 13 critères qui attraient à toutes les caractéristiques de l’entreprise : du modèle économique, à sa stratégie de croissance, en passant par le profil des dirigeants. Je détaille toutes les questions à se poser, en étant le plus pragmatique possible. En fin de livre, j’explique également comment on peut réaliser une première analyse pour filtrer les projets intéressants. Cette analyse rapide se base sur 4 critètes :

  • Comprendre quel est le problème que l’on veut résoudre, et si ce problème en est bien un.
  • Comprendre en quoi la solution proposée permet de répondre à ce problème, et comment elle se différencie des autres solutions déjà existantes.
  • Comprendre comment la startup va monétiser son offre.
  • Comprendre ce qui fait la force de l’équipe dirigeante.

Selon la maturité de chaque entreprise, on ne regardera pas nécessairement les mêmes choses, mais chaque aspect du business est passé en revue, pour qu’à la fin chacun puisse se faire une idée précise du projet et de sa pérennité.

A&$ : Quand tu décides d’investir dans une startup, appliques tu systématiquement ces 13 critères ? Quel temps faut t’il consacrer avant d’investir sur un premier projet ? As-tu également des conseils en terme de diversification ? Comme dans le Crowdlending j’imagine qu’il faut aussi s’investir sur plusieurs projets pour limiter les risques ?

Fabien RaynaudAprès un premier « screening » basé sur ces 4 critères, si je juge la startup intéressante, je vais passer en revue mes 13 critères. Je dirais qu’en moyenne, je vais passer au moins 5 heures à analyser tous ces aspects, avec parfois plus de temps pour faire des recherches ou lire des avis sur le marché visé. L’investissement en startup est un investissement risqué, avec de très grands risques de perte. Il faut donc prendre le temps d’étudier en profondeur chaque aspect avant de se construire une bonne opinion et prendre sa décision.

Comme tout placement, il faut bien sûr diversifier ses investissements. Cela ne veut pas nécessairement dire qu’il faut investir dans un grand nombre de startups. Il faut surtout appliquer une diversification sélective.

A&$ : Ton livre a été préfacé par Michel Nizon qui à lui-même a écrit un livre avec des conseils sur comment réussir sa campagne d’Equity Crowdfunding. Il décrypte dans son livre 50 campagnes. Est-t’il essentiel pour une startup de savoir bien se presenter pour décrocher des fonds? Parmi tes 13 critères d’analyses certains sont t’ils subjectifs et lié à la manière don’t la startup se présente?

Fabien RaynaudC’est tout l’art du « pitch » pour savoir bien se présenter et bien se vendre. Et ce n’est pas qu’une simple problématique de communication. L’entrepreneur devra constamment vendre son projet et adapter son discours à son audience : investisseurs, partenaires, futurs employés, etc. Donc si l’entrepreneur ne sait pas mettre en valeur son projet, cela deviendra forcément un problème.

A contrario, le futur investisseur doit savoir factualiser tout ce qui est présenté, et détecter tout « bullshit » éventuel. C’est là tout le délicat exercice entre une communication trop optimiste et un mensonge. Les critères que je détaille s’attardent justement à mettre du concret sur tous les axes de l’entreprise, indépendamment des effets de communication.

A&$ : Tu travailles depuis près de 18 ans auprès de l’un des fleurons français de l’édition de logiciel 3D. Tu as donc toujours été au cœur de l’innovation. As-tu déjà eu envie de créer ta propre startup ? ou d’intégrer un projet de startup ? Investir dans son propre projet n’est t’il pas également le meilleur moyen d’être un « parfait Business Angel » ?

Fabien RaynaudOn ne devient pas entrepreneur, juste pour le plaisir d’être son propre patron. Certains jeunes se lancent hélas dans cette aventure pour le côté « cool » de l’entrepreneur libre qui n’a pas de boss… jusqu’à ce qu’ils découvrent la dure réalité. On devient entrepreneur pour solutionner un problème qui nous tient à cœur, une difficulté que l’on veut voir résoudre. Pour ma part, je n’ai (encore) jamais eu ce genre de problématique qui me ferait me lancer dans l’entrepreneuriat.

Mais, justement, en devenant investisseur, on devient aussi ambassadeur du projet que l’on soutient. C’est en quelque sorte de l’entrepreneuriat par procuration. Je détaille justement cet aspect là dans la conclusion de mon livre ; l’aventure ne s’arrête pas quand on décide d’investir dans une startup. Au contraire, on commence une belle aventure en suivant un projet que l’on soutient.

A&$ : D’autres points que tu souhaiterais partager avec nos lecteurs ?

Fabien Raynaud : J’espère qu’à travers ce livre je saurai susciter des vocations pour tous ceux qui hésitent encore à se lancer dans ce type d’investissement. On ne le répètera jamais assez ; l’investissement en startup est risqué et s’envisage sur le long terme. Les critères que je développe sont là pour se forger une opinion basée sur des faits, même si l’humain y tient une place prédominante, car avant d’investir dans un projet, c’est surtout dans l’entrepreneur qu’on investit.

Fabien Raynaud présente son livre « Startup : J’y vais, J’y vais pas »

Startup j'y vais j'y vais pas le livre de Fabien Raynaud

Startup j’y vais j’y vais pas le livre de Fabien Raynaud

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